Recettes douanières : Un record de 245 milliards CFA en 2006

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La Direction générale des Douanes du Mali vient de boucler ses comptes de l’exercice 2006. A la surprise générale, le colonel Cheick Keita et son équipe viennent de battre tous les records : 245 milliards CFA. Une performance inédite dans l’histoire de la Douane.rn

En dépit des pesanteurs économiques, liées d’une part, aux exonérations accordées aux sociétés multinationales et nationales sur les hydrocarbures et, d’autre part, à la crise ivoirienne, dont les pertes en recettes, pour la Douane, se chiffrent à des dizaines de milliards de nos francs, la Direction générale des Douanes du mali a gagné son pari : 245 milliards CFA versés au Trésor public, au titre de l’exercice 2006. Soit un taux de réalisation de 100,4 %.

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Mieux les déficits de 2005, estimés à 15 milliards CFA, début 2006, ont été comblés.

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Les raisons de cette performance.

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A l’origine de cette performance, jusque –là inégalée, les mutations courageuses, entreprises en juillet dernier, par le Directeur général des Douanes du Mali, le colonel Cheick Keita. Si, au début, celles –ci ont engendré de nombreuses frustrations au sein du bataillon des gabelous, elles ont –tout de même –permis au colonel Cheick Keita, de mettre l’homme qu’il faut, à la place qu’il faut.

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Résultat : certains bureaux de la Douane ont, comme par magie, vu leurs recettes doubler. C’est, entre autres, le cas du Bureau des Produits Pétroliers où, Bakary Diabaté a cédé sa place à Soumana Mory Coulibaly.

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En quelques mois, les recettes de ce Bureau sont passées de 30 milliards CFA, au premier semestre de l’année 2006, à 46 milliards CFA au second semestre de la même année. Autre exemple de performance : la Direction Régionale de Bamako, pilotée par Mme Fall Halima Drabo, précédemment, sous –directrice des Enquêtes douanières. Ses recettes ont franchi la barre des 50 milliards CFA.

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Les bureaux régionaux de la Douane ne sont pas demeurés en reste. Ici, comme dans la capitale, les hommes du Colonel Cheick Keita ont ferraillé dur, pour être au rendez –vous de la performance. Les Bureaux Kayes, de Sikasso etc… ont, largement, dépassé les recettes de 2005. Même le Guichet Unique de la Douane, ouvert il y a seulement quelques mois sous l’instigation du « Maninka en chef », a fait parler la poudre.

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Confié à Ali Coulibaly, ce bureau a engrangé la bagatelle de 875 millions CFA. Soit un taux de réalisation de 87,45 %. La liste est loin d’être exhaustive.

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Autres raisons de cette performance : la formation continue des cadres. Mise au placard, par la plupart des patrons qui se sont succédé à la tête de la Douane, elle a été remise au goût du jour par le Colonel Cheick Keita. Plusieurs cadres de la Douane, occupant aujourd’hui des postes de responsabilité, ont bénéficié de ces formations. Et dans des Ecoles spécialisées. On peut, pèle mêle, citer les cas de Mamadou Traoré, chef de la Brigade Mobile d’Intervention de la Douane, fraîchement sorti de l’Ecole des Douanes de la Rochelle (France) ou celui de Abdoul Karim Konaté, alias « Empé », chef de la Division « Recherches et Investigations ». Diplômé de l’Ecole des Régies Financières de Ouagadougou, ce dernier a bénéficié, il y a un an, d’une formation en Belgique…

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Les recettes douanières auraient pû dépasser 245 milliards CFA, si l’Etat malien cesse de vouloir le beurre et l’argent du beurre. En clair, si le gouvernement évite, de demander plus de recettes à la Douane, pendant qu’il exonérait certaines sociétés de la place, de droits et taxes sur les hydrocarbures.

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Un exemple concert : les exonérations accordées aux sociétés minières et à la société Energie du Mali (EDM –SA) s’élèvent, en 2006, à 23 milliards CFA. Un paradoxe, qui interpelle l’Etat. Malgré tout, le Colonel Cheick Keita et son équipe ont déjoué les pronostics et laissé les sceptiques sur leur fin.

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« Agissez toujours bien. Cela fera plaisir à certains et étonnera les autres », disait Mark Twain.

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La Douane a gagné son pari. Le Colonel Cheick Keita et son équipe méritent bien des médailles. Mieux vaut tard, que jamais.

rn Le Mollah Omar

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