Chantier de la nouvelle centrale thermique de Sirakoro : Le ministre Lamine Seydou Traoré satisfait de l’état d’avancement des travaux

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Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, accompagné de plusieurs de ses proches collaborateurs dont le directeur général de l’Energie du Mali (EDM-S.A), a effectué le mercredi 21 avril dernier, une visite sur le chantier de la nouvelle centrale thermique au fioul lourd de 100 MW de Sirakoro et la centrale mobile de 20 MW de Sotuba. L’objectif visite était de s’imprégner de l’état d’avancement des travaux.

Pour lutter contre les coupures intempestives, le gouvernement du Mali a décidé de lancer la construction clés en main d’une centrale thermique au fioul lourd de 100 MW à Sirakoro et ses ouvrages d’évacuation. Après le lancement des travaux, il y a quelques mois, le ministre Lamine Seydou Traoré s’est rendu sur le site afin de s’imprégner de l’état d’avancement des travaux.

C’est aux environs de 14 h que le ministre et délégation sont arrivés sur le site. Sur place, ils ont été accueillis par Ousmane Coulibaly, chef de l’unité de gestion de projet de la centrale thermique de Sirakoro et les responsables de la société Matel-SARL, en charge de la réalisation du projet, avant de visiter les différentes parties du chantier.

Après la visite, le ministre de l’Energie et de l’Eau a indiqué que l’objectif était de venir s’imprégner de l’état d’avancement des travaux du chantier de la nouvelle centrale thermique de Sirakoro. “Je profite de cette occasion pour saluer la population malienne et lui dire que nous sommes conscients des difficultés auxquelles elle est confrontée en cette période de canicule. Mais également de lui dire que nous sommes à l’œuvre afin de trouver une solution aux délestages. La symbolique qui est dernière cette visite est que cette centrale thermique de Sirakoro de 112 MW va nous permette de sortir pratiquement de notre dépendance en terme de fourniture d’énergie vis-à-vis de nos pays voisins”, a-t-il laissé entendre.

Il a également précisé que le projet de cette nouvelle centrale thermique est un espoir parce que la demande en électricité au Mali augmente chaque année de 10 %. “Aujourd’hui, nous sommes autour de 450 MW de demande en pointe et nous avons les capacités à l’interne à travers les installations propres que nous avons de pouvoir produire jusqu’à 350 MW. Cette année, nous avons eu des difficultés parce que l’un de nos pays voisins qui nous fournit de l’électricité a eu un problème.

Donc, nous nous sommes retrouvés face à la conséquence de ce choix fait par le passé de combler une partie de la demande locale par des importations. La mise en œuvre de ce projet de construction d’une nouvelle centrale thermique à Sirakoro participe de la résolution de notre problème d’électricité”, a-t-il expliqué. Et d’assurer qu’à partir de l’année prochaine tous les problèmes d’électricité seront résolus.

Et la centrale thermique mobile de 20 MW de Sotuba en renfort

Après avoir visité la nouvelle centrale thermique de plus de 100 MW à Sirakoro, le ministre et sa délégation se sont à rendus à Sotuba pour visiter la centrale thermique mobile de 20 MW. Cette centrale a été mise en place afin de venir en renfort aux centrales existantes. Elle est constituée de plusieurs groupes de 1 mégawatt.

Sur place, le directeur général de l’Energie du Mali, Oumar Diarra, a indiqué que pour la gestion de la période de pointe, le ministre de l’Energie et de l’Eau a ordonné d’installer 40 mégawatts supplémentaires.

“Nous avons pu mettre en place ici à Sotuba, une centrale mobile de 20 MW. Elle est constituée de 22 groupes d’un mégawatt chacun avec une puissance garantie de 20 MW contractuels. Après les diagnostics de l’année 2020, il s’est avéré que l’un des facteurs essentiels du délestage était lié au transit de l’énergie que nous produisons, c’est-à-dire que même si nous avons une grande quantité d’énergie, nous ne pouvons pas amener cette énergie vers les clients. Donc, il fallait trouver une solution technique en installant des puissances complémentaires et d’injecter directement ces puissances chez les clients”, dira-t-il, avant d’ajouter que ce site participe à la résolution de problème de transit de l’électricité.                                                                           

  Mahamadou Traoré

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2 COMMENTAIRES

  1. Tout ça n’est que de l’acrobatie médiatique. La réalité que le consommateur vit au quotidien, c’est que Edm-SA est incapable. La preuve : il y a coupure d’électricité à Bamako même à l’instant au moment d’écrire ces quelques mots.

    Pensées rebelles.

  2. Les barrages hydroélectriques constituent une source d’approvisionnement en électricité, mais ne peuvent en aucun couvrir notre besoin énergétique surtout en période de cru (forte chaleur). Il faut se servir de toutes les opportunités qui s’offrent à nous pour combler notre déficit énergétique. Nous devrons chercher à produire 1500 Mégawatts par mois à partir des différentes sources d’énergie (photovoltaïque, éolien, biocarburant, thermique, hydroélectrique) pour couvrir notre propre besoin qui est de 450 Mégawatts par mois et vendre le reste aux pays voisins qui ont des difficultés dans ce domaine.

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