Suspension du droit de vote du Mali à l’Onu : Le Trésor public dégage sa responsabilité

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En sa qualité de maillon de la chaîne des dépenses publiques, le Trésor public vient de clarifier son rôle dans cette affaire. A travers les explications du Secrétaire général de sa section syndicale, Aguissa Zouladéini Maïga, cette structure dégage toute responsabilité dans la suspension du droit de vote du Mali à l’ONU.

Concernant les raisons de la suspension du droit de vote de notre pays à l’ONU, les choses se précisent peu à peu. Car accusé d’être l’un des responsables de la suspension du droit de vote de notre pays à l’ONU, le Trésor  édifie l’opinion nationale.

A en croire le Secrétaire général de la section syndicale du Trésor, Aguissa Zouladéini Maïga, en matière de paiement des dépenses publiques, il y a deux principaux acteurs. Il s’agit de l’ordonnateur et le comptable public. Le Trésor public étant le comptable public reçoit de la direction du Budget, qui est l’ordonnateur, le mandat de paiement qui comporte le montant et l’identité du bénéficiaire. C’est sur cette base, explique notre interlocuteur, sur ordre du Budget, que le Trésor a payé, le 5 juin 2015, à la Beceao, les cotisations du Mali. Il s’agit de 104 322 500 FCFA en faveur  du budget ordinaire des Nations Unies;  80 491 565 FCFA en faveur des opérations de maintien de la paix. Et 8 226 620 en faveur des tribunaux.

Le 5 juin 2015, ajoute Maïga, après avoir reçu la notification de la Beceao relative au rejet du virement pour absence de  numéro de compte, le Trésor a écrit deux lettres, respectivement le 8 juin et le 27 août 2015, adressées au Directeur général du Budget.

La première lettre n°0000210 avait comme objet: demande de coordonnées bancaires suite au rejet du transfert par la Bceao. Dans ladite correspondance,  le payeur général du Trésor informe le Directeur général du Budget que les ordres de transfert susmentionnés ont été rejetés par la Bceao au motif que les références des comptes bancaires des bénéficiaires sont erronées. Par conséquent, précise la lettre, «je vous demande de bien vouloir me faire parvenir les bonnes coordonnées bancaires en vue du règlement diligent: numéro de compte normalisé comprenant le code swith ou le code Iban ainsi que la désignation de la banque». Voilà qui est bien dit. Une deuxième lettre similaire a été adressée au Budget, le 27 août 2015, sans succès. A la lumière de ces explications, on devra chercher le coupable ailleurs.

A suivre…

Oumar KONATE

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