Edito : Ce que Abuja change pour le Mali

12 Nov 2012 - 03:19
Mis à jour: 14 ans
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Le sommet d’Abuja terminé hier sur les déclarations fermes et univoques de Johnatan Goodluck  achève, à bien des égards, la mise à mort de « l’approche pays du champ » s’agissant des menaces du narco-terrorisme sahélo-saharien  naturellement  surtout contre le Mali, l’Algérie, la Mauritanie et le Niger mais ensuite à tout l’Ouest-africain, le Maghreb, voire l’Occident. [caption id="attachment_61140" align="alignleft" width="160"] Adam Thiam[/caption] Les difficultés de cette approche étaient déjà perceptibles à la rencontre ministérielle de la Cedeao à Bamako en octobre 2011. Les participants « hors champ » à cette réunion y ayant vu comme une simple doctrine d’enfermement du débat sécuritaire dont l’objectif premier est de soustraire l’un des principaux sanctuaires du crime organisé à toute intervention étrangère. Ce qui n’aurait pas posé de problèmes majeurs si la réponse des pays du champ consistait à autre chose qu’à proposer à Tamanrasset un état major au monde sans troupes. La guerre du Nord-Mali aura donc bel et bien lieu si le sommet d’Abuja n’est pas désavoué par Addis-Abeba et New-York qui n’auront pas les arguments politiques pour le faire. Car les présidents ouest-africains ont évité de tomber dans la logique manichéenne où ils se sentaient poussés : la carotte ou le bâton. Ils l’avaient toujours affirmé, ils ont confirmé dimanche à Abuja  que leur option préférée est le dialogue. Comme pour toute personne de bon sens. Ce faisant, ils remettent la balle dans le camp de la rébellion et mettent dans leurs derniers retranchements ceux qui appellent à fermer les yeux sur l’action des mouvements à forte composante touareg. En d’autres termes l’axe Ouaga-Alger. Compaoré lutte pour que les Maliens de la rébellion rangent les fusils et joignent le processus de dialogue. De nombreux maliens ainsi que la communauté internationale le suivent dans cette logique. Pour Bouteflika, l’objectif n’est pas seulement de sauver la mise à Ansardine mais de prévenir une intervention militaire non malienne, soit  t-elle de la très légitime Cedeao. Ce combat a été perdu à Abuja et il ouvre la voie au vrai combat. Celui de la reconquête de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale du Mali.                                                                  Adam Thiam   

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Commentaires (24)

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Balkl鋘ningar
Balkl鋘ningar 13 ans
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fakolyhakika1
fakolyhakika1 14 ans
WAHOU WAHOU WAHOU!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Meeeeeeerciiiiiiiiiiiii à Algérie de prendre la décision de fermer ses frontières en cas d’attaque de l’armée malienne et des troupes de la CEDEAO contre les BA_____TARDS d’illuminés salafistes narco-traficants de rébelles, d’aqmi de MUJUAO et alliés. De toutes les façons les maques vont tomber. C’est tout ce que Bamako demandait à Alger depuis belle lurette. Allah ka bè sara ni Dina ni Haniya yé.
Kadi
Kadi 14 ans
L’Algérie ne fait pas le poids devant le géant Nigeria. Alger a compris qu'on l'a compris et bien compris. Vivement le prochain printemps arabe à Alger! Je le souhaite pour que ce pays retrouve le chemin de la démocratie.
Pa'a
Pa'a 14 ans
Alger et Ouaga! hejiii!!!!!!!!!
fakolyhakika1
fakolyhakika1 14 ans
» 12. Concernant le processus de transition, la Conférence prend note de la déclaration du Président par Intérim que la feuille de route de transition sera disponible dans les prochains jours. Elle exhorte le gouvernement du Mali à expédier les actions à ce sujet et à en assurer la mise en œuvre scrupuleuse visant à assurer le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, ainsi que la tenue d’élections libres, justes et transparentes, durant la transition. 13. A cet égard, la Conférence réitère sa décision selon laquelle ni le Président par intérim ni le Premier Ministre et les autres membres du gouvernement de transition ne pourront être candidats à la prochaine élection présidentielle. » extrait du communiquée final de la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO tenue à abuja au Nigéria
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