Fermeture des résidences universitaires : Les campussiens s’inquiètent de leur avenir

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La décision de mettre en congé toutes les structures de l’enseignement supérieur sera effective à partir du 30 juillet 2011. Du coup les étudiants du campus universitaire de Badalabougou s’inquiètent de cette décision qui leur délogera des dortoirs. Où aller se questionnent beaucoup parmi eux ?

 

Issue du conseil des ministres du 14 juillet, cette mesure de fermeture des structures universitaires de l’enseignement supérieur suscite la zizanie auprès des occupants dudit campus qui se plaignent vis-à-vis de ce décret. Pour certains, cette décision relève d’une spontanéité incalculable dans la mesure où la plupart des résidants au campus n’ont pas de famille d’accueil à Bamako et surtout que les bourses et trousseaux ne sont toujours pas disponibles. « Je dis non à cette descente brusque car il faut reconnaître que la plupart d’entre nous viennent des régions lointaines et qu’on n’a aucun moyen de retourner chez nous », nous confie un étudiant en détresse. D’autres se préoccupent de leur sort  après la descente : « Nous sommes préoccupés de notre situation après la fermeture des campus, quelles seront les nouvelles mesures après la réhabilitation des bâtiments ? », se questionnent-ils. En plus d’autres se disent qu’il serait difficile de descendre sans avoir touché leurs bourses. Car ils soutiennent d’être en manque de moyens pour se procurer un loyer à Bamako : « On nous dit de descendre du campus avant le trente juillet.  Etant donné que les bourses ne sont pas encore tombées et que nous n’avons nulle part où aller, que ferons-nous ? », S’interroge Oumar Traoré.

Par contre d’autres se réjouissent de cette décision dans la mesure où il s’agira de réhabiliter et de rétrocéder le campus au CENOU. Selon eux l’AEEM a cessé de jouer  son rôle tel qu’il se doit et ne se soucie plus du confort des étudiants, compte tenu du présent état des chambres, des douches, des cabinets et de surcroit le nombre de personnes par chambre où beaucoup ne se connaissent même pas. Mieux, ces lieux sont devenus des champs de règlement de compte de certains membres de l’AEEM qui privent le site de toute sécurité.

Si l’année 2010-2011 est « avortée » ainsi, il serait nécessaire sinon obligatoire que les étudiants descendent pour que les locaux puissent être réaménagés afin d’y instaurer de l’ordre.

 

En définitif, il s’avère que la plupart des résidants du campus adhèrent à cette idée de rénovation si seulement c’est dans le but de réaménager ces bâtiments dont la vétusté saute à l’œil nu. Mais pour cela, l’état doit songer à donner les trousseaux et bourses des étudiants pour qu’ils puissent  rejoindre leurs parents. Car demander aux étudiants de quitter le campus et de rentrer dans leurs villages, sans pour autant leur apporter une assistance en ce sens risque de créer des problèmes auxquels personne ne s’y attend encore moins les autorités.

 

TAO IBRAHIM

 

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