Organisation réussie des élections législatives : Le secret de Bill !

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Le ministre de l’Administration Territoriale, Alpha Boubacar Bah dit Bill a défié tous les pronostics avec l’organisation réussie des élections législatives. Une seule raison explique cet acte exceptionnel !

Insécurité, coronavirus…voici quelques raisons qui avaient poussé les Maliens à demander sinon même exiger le report des législatives au Mali.

Lorsque le premier tour se déroulait, l’insécurité était l’argument brandi par de nombreux cadres politiques pour y renoncer. Ils estimaient que les conditions ne sont pas suffisamment réunies pour la réussite de ces élections. Du nord au centre du pays en passant par certaines contrées des régions de Sikasso et Kayes qui ont réussi la visite inopinée des bandits armés, l’autorité de l’État avait du mal à s’exercer dans toute sa plénitude sur toute l’étendue du territoire.

A ce premier argumentaire vient se greffer le COVID 19 ; la pandémie qui a tout mis à plat sur le plan mondial. A cause d’elle, la France a reporté à une date ultérieure le deuxième tour des communales. Au Mali, les autorités ont été appelées à suivre le même exemple.

Ces remarques si pertinentes n’ont pas convaincu le ministre de l’administration Territoriale à y renoncer. Il a même profité de certaines rencontres avec des acteurs politiques en présence des médias pour montrer clairement le degré de sa détermination à tenir et relever le défi organisationnel de ces législatives.

Le pari est gagné puisque dans l’ensemble, les élections se sont tenues presque sur toute l’étendue du territoire sans incidence majeure.

Ce qui est bizarre, la plupart ce ceux-là qui demandaient le report, ce sont les mêmes gens qui étaient contre la prorogation, deux fois de suite, du mandant des députés. Ils en ont fait, à l’époque, des communiqués et autres actions pour, disent-ils, étaler au grand jour l’incapacité d’IBK à diriger le Mali.

Leur refus lié aux deux raisons évoquées ci-dessus sont rationnelles, mais lorsqu’ils rejetaient la prorogation et exigeaient la tenue des législatives, n’avaient-ils pas pensé à l’insécurité ? Ils se sont tout simplement plantés dans leurs démarches.

A l’époque, tout le monde recommandait de nouveaux députés pour une institution forte, légitime et légale, capable de gérer les reformes en vue. `

IBK et Bill n’ont fait que répondre à ce souci capital. Bill s’est aventuré malgré les contestations et les résultats sont inédits. Tout le monde, à la lecture des commentaires ici et là, est content car de nombreux députés sortants qui n’ont servi à rien pendant leur mandature ont perdu. Il y a une réelle mutation politique en marche et de nouvelles figures, telles que Mara, Aliou Boubacar Diallo…, feront leur entrée à l’assemblée nationale.

Au niveau du département de l’administration territoriale, Bill a carrément laissé la gestion financière de ces élections, selon des indiscrétions, à la DFM tout en donnant la latitude à chaque acteur de jouer pleinement sa partition en fonction de son domaine de compétence et la responsabilité à lui confiée.

Il n’y a pas eu question de favoritisme, comme d’habitude on le remarque, pour ses proches politiques.

Ce qui a fait que les hommes qui constituent la chaine pour l’organisation des élections, chacun s’est senti concerné comme un acteur sans l’effort duquel tout chutera.

Discrètement, Bill et son département, bien avant le jour du premier tour, avaient investi le terrain, rencontré des acteurs influents de certaines zones où l’insécurité règne. Cela a permis, même si on déplore des enlèvements de candidats au nord dont Soumaïla Cissé en pleine campagne, de résoudre beaucoup de choses et favoriser la tenue des élections. Et ce qui a favorisé cette démarche, c’est son sens de l’écoute et son ancien statut de chef des municipalités du Mali. Étant à ce poste, il a côtoyé plusieurs personnalités qui ont leur mot à dire de nos jours quant au devenir du Mali.

Boubacar Yalkoué

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