Ministère de l’Énergie et de l’Eau : Partage du bilan d’activités 2025 de la Commission de gestion des eaux de Sélingué et du barrage de Markala
Les cadres de la Direction nationale de l’Hydraulique, les acteurs de la société civile et les représentants des structures affiliées se sont réunis, mardi dernier, à l’École nationale d’Administration (ENA), pour partager le bilan d’activités 2025 de la Commission de gestion des eaux de la retenue de Sélingué et du barrage de Markala.
La rencontre était présidée par le Chef de cabinet du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Amadou Dembélé, en présence de l’adjoint du Directeur national de l’Hydraulique, Daouda Traoré. Elle a réuni les acteurs étatiques ainsi que les partenaires techniques et financiers autour d’une journée d’échanges consacrée à la gestion durable des ressources en eau au Mali. Au cours des travaux, les participants ont examiné le bilan 2025 de la Commission, les résultats de la campagne agricole, les perspectives de développement ainsi que le processus d’allocation des ressources en eau entre les différents usagers. Dans son intervention, le Chef de cabinet du ministre a souligné que cette rencontre constitue une étape importante dans le renforcement de la gouvernance des ressources en eau. Selon lui, une gestion équitable et solidaire de cette ressource stratégique impose une responsabilité collective fondée sur la prise en compte des besoins des populations.
Amadou Dembélé a également mis en lumière les défis majeurs liés à la gestion de l’eau, notamment au niveau des barrages de Sélingué et de Markala. Il a cité, entre autres, les difficultés récurrentes de satisfaction des besoins agricoles en période d’étiage, dues à la baisse des écoulements consécutive à la diminution de la pluviométrie dans le haut bassin du fleuve Niger. À cela s’ajoutent, selon lui, l’augmentation significative des superficies emblavées en contre-saison pour des cultures fortement consommatrices d’eau, telles que le riz et la canne à sucre, ainsi que la persistance de techniques d’irrigation peu efficientes. Ces pratiques, basées principalement sur des méthodes gravitaires et des réseaux de canaux à forte perméabilité, entraînent d’importantes pertes en eau. Il ressort enfin des échanges que plusieurs missions confiées à la Commission de gestion des eaux de la retenue de Sélingué et du barrage de Markala ont été exécutées de manière satisfaisante, tandis que d’autres sont en cours de réalisation.
Siaka Diamouténé / Maliweb.net