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sam 14 Oct 2017 - 10:22
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    En Chine, une usine géante de clonage de vaches et de chiens

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    En Chine, une usine géante de clonage de vaches et de chiens
    © afp.com/JEAN-FRANCOIS MONIER Des vaches normandes mangent de la luzerne avant d'être traites, le 23 octobre 2015, dans une ferme de Courcité, en Mayenne
    Le plus grand site mondial de clonage d’animaux est en construction en Chine. Dès l’an prochain, l’usine doit produire en série chiens et chevaux. Et jusqu’à un million de vaches par an.Le projet d’usine de clonage des entreprises Boyalife et Sooam Biotech est hors-norme. Dans un pays tout autant hors-norme: la Chine. Deux compagnies, l’une locale, l’autre sud-coréenne, ont commencé la construction du plus grand site mondial de clonage d’animaux, à Tianjin, à une centaine de kilomètres de la capitale Pékin rapportent ce mercredi la presse chinoise.

    Chiens policiers et chevaux de course

    Les chiffres donnent le tournis: un investissement de 30 millions d’euros dans un centre qui a pour ambition de fabriquer en série des animaux domestiques, dont un million de vaches par an. “Les agriculteurs chinois ont des difficultés à produire suffisamment de vaches à viande pour répondre à la demande du marché”, s’est justifié le président de Boyalife, Xu Xiaochun, cité par l’agence de presse Chine nouvelle.

    Le clonage de chiens policiers et de chevaux de course est également prévu et la “production” devrait démarrer dès l’an prochain.

    Un projet très controversé

    Le projet laisse sceptique nombre de Chinois qui s’inquiètent de la commercialisation de viande issue d’animaux clonés. Autre source d’inquiétudes: la localisation du site, non loin de l’endroit où se sont produits des explosions meurtrières dans un entrepôt de produits chimiques, en août dernier.

    Par ailleurs, la personnalité même de Hwang Woo-suk, le dirigeant et fondateur de Sooam Biotech, intrigue. Le sexagénaire s’était retrouvé au coeur d’un scandale en 2004 en prétendant avoir créé les premières cellules souches dérivées… d’un embryon humain cloné.

    Une affirmation mise à mal peu après par des experts, qui avaient révélé la supercherie. Ce qui ne avait pas empêché Hwang Woo-suk être condamné à deux ans de prison pour falsification de résultats, rapporte Rue89.

     

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