Cybercriminalité : Le ‘’broutage’’ se transporte de la Côte d’ivoire au Mali

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De nos jours dans la capitale ivoirienne, les gens à force de connaître le phénomène n’en font plus une source d’inquiétude, d’insécurité. D’ailleurs, dans le pays d’Houphouët Boigny, cette pratique est devenue un métier, qui génère des revenus. D’ailleurs, ses auteurs sont les vedettes des quartiers populaires. Par ce qu’on estime leurs victimes hors du territoire, les locaux (population comme autorités) ferment les yeux sur leur ‘’intelligence blâmable’’.Ce phénomène qui était au départ l’œuvre de quelques spécialistes, a pris réellement de l’ampleur ces dernières années  en Cote d’Ivoire qu’il est devenu un gagne-pain presque autorisé.

Le ‘’broutage’’ se définit comme une arnaque sous forme voilée c’est-à-dire que le brouteur utilise un pseudonyme pour escroquer un individu sur internet. Il s’agit d’appâter un internaute à la suite d’un échange de messages, ou lors des tchatches. Ces filous ont plusieurs façons d’arnaquer. Mais dans la plupart des cas, ce sont eux qui jouent au bon samaritain, à leur éventuelle victime ils font miroiter une somme d’argent en échange d’un service rendu ou un investissement immobilier. Ils disposent tous d’un logiciel appelé « extrator » qui permet de générer beaucoup d’adresses e-mails des personnes vivants dans des pays européens. Dont ils sélectionnent les plus attractifs pour s’en attribuer.

Et les jeunes, de plus en plus, s’adonnent à cette pratique en ayant pour cible principale, les européens. Alors, l’on peut se demander comment arrivent-ils à extorquer d’énormes sommes d’argent à ces blancs depuis leurs ordinateurs ? Quelles stratégies mettent ils en placent pour ne pas que ceux-ci se rendent comptent de leurs manigances ?

Ils utilisent maintenant les féticheurs, qui selon des sources pour que ceux-ci ‘’attachent bien’’ leurs victimes.

Ces « brouteurs » créent aussi de faux comptes sur des sites de rencontre et sur les réseaux sociaux en utilisant des photos d’hommes ou de femmes récupérées sur internet. Cela reste leur mode-opératoire le plus répandu.

 

D’Abidjan à Bamako via Cotonou

 

Avant ce phénomène était connu dans les autres pays comme la France et au Bénin, mais depuis quelques années maintenant, il est devenu la chasse gardée de beaucoup de jeunes ivoiriens qui opèrent en groupe. Ces réseaux se sont tellement répandus, qu’ils ont fait de la capitale malienne un bon point de chute. Pour deux raisons essentielles, l’hospitalité débordante des Maliens et la langue Dioula, parlée communément dans tous les deux pays. Ainsi, ces derniers mois le lot des victimes de ces ‘’brouteurs’’ se grossit dans nos contrées. On affirme que ces jeunes brouteurs ivoiriens, sont généralement des étudiants se trouvant au campus universitaire, des artistes de passage et des ‘’bon à rien’’, dont la plupart résident dans les quartiers huppés, dont Baco Djocoroni ACI. Ils seraient en complicité avec certaines de leurs compatriotes évoluant dans le domaine du commerce sexuel, toujours présentes sur des sites de rencontres, tels Badoo, Skype, Facebook… Mais aussi, véritables filles de joie la nuit, qui recueillent les renseignements des bons ‘’poissons’’ pour les donner à leurs complices ‘’brouteurs’’.

Certaines victimes soutiennent aussi que ces ‘’brouteurs’’ pour mieux appâter les gros poissons, mettent en branle leur réseau sous régional, avec généralement des protagonistes du Bénin qui réceptionnent le gain de l’arnaque par ‘’Wester-Union’’ ou ‘’Money Gram’’. Mais sur le plan national, le biais réputé est ‘’Orange Money’’, quand la somme arnaquée n’est pas importante.

 

Autrefois les jeunes aimaient travailler pour gagner leurs pain de la manière la plus honnête, maintenant tel n’est plus le cas, certains veulent s’enrichir sans fournir d’efforts. Surtout cette nouvelle vague d’étrangers, pour la plupart venus de la Côte d’Ivoire. Qui évolueraient même dans le trafic d’enfants, à partir des réseaux sociaux.

 

Une piste sérieuse pour l’Inspecteur de Police Papa Mambi Kéita, chef de la nouvelle section de lutte contre la Cybercriminalité.

 

 

Aoua Traoré

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6 COMMENTAIRES

  1. Je viens témoigner de mon espérance et ma joie car j'ai été victime d'escroquerie sur le net et grâce a une ami, j'ai pris contact d'un inspecteur de la police de Lutte contre le Cybercriminalité Interpol en collaboration directe avec la police française et j'ai expliqué mon problème et enfin suivis leurs instructions. Cet escroc a été arrêté et j'ai réussi à bénéficier d'un remboursement suivie des frais de dédommagement qui m’avait été arnaqué. Vous pouvez faire de même si vous avez été arnaqué. Voici le contact mail de l’organisateur qui m’a aidé :
    [email protected] ou [email protected]

  2. bonjour à tous
    je partage avec vous cette histoire afin de vous sensibiliser pour les moins initiés d’entre vous un peu à ce type d’escroqueries assez courantes, sur la toile que nous parcourons quotidiennement, je ne suis pas fier mais j’aimerais éviter à d’autres de se faire pigeonner!
    j’ai été victime d’une arnaque et dans l’histoire j’avais perdu la somme de 245.000.- francs suisse
    la personne qui m’a arnaqué se faisant appeler Martin Gascon, heureusement pour moi avec l’aide d’une amie, j’ai pu porter plainte pour abus de confiance et escroquerie à l’organisation de lutte contre la cybercriminalité et grâce au commissaire Marcellin K. Abbé, mon escroc a été arrêté et déféré devant le parquet puis j’ai été remboursé de tout ce que j’ai perdu comme argent avec un dédommagement
    en résumé, si vous être victime d’une arnaque sur le net ou vous ressentez des comportements suspects, ne perdez plus une seule minute, déclarez le immédiatement et les agents de la police du net peuvent vous aider à retrouver les coupables pour que justice soit faite et ensuite vous dédommager
    vous pouvez prendre contact avec le commissaire Marcellin K. Abbé par écrit à l’adresse email suivante:

    [email protected]

    méfiez vous de Martin Gascon, c’est un menteur, un escroc
    un homme averti en vaut bien deux !!!

  3. J’ai ete victime d’une arnarque par Internet avant hier et ai besoin en urgence de contacter l’inspecteur Papa Mambi Keita. Auriez-vous un contact svp?
    Merci!

  4. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme…

    Et ensuite tu t’étonnes que des pays ferment leurs frontières…

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