Déplacés du centre du Mali dans la capitale : Eleveurs et cultivateurs au centre, ils ruminent leurs conditions à Bamako

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Les déplacés du centre, sur différents sites à Bamako, se confient à l’hebdomadaire, Les Secrets Bancaires. Ils viennent de la région de Mopti, notamment du cercle de Koro, Bankass, Bandiagara et Douentza. Les conflits survenus dans cette région ont provoqué des déplacements massifs, vers la capitale Bamako. Ils vivent actuellement dans le dénuement et le besoin. Malgré tous leurs efforts pour se prendre en charge, ils vivent actuellement, grâce à l’aide du gouvernement et des personnes de bonne volonté.

La crise au centre à entrainé le déplacement de plusieurs personnes vers le district de Bamako. Elles sont logées sur plusieurs sites.  L’hebdomadaire Les Secrets Bancaires a rencontré certains déplacés au niveau des sites de Faladié et de Senou en Commune VI du district. Hama DIALLO, à Faladié Sema, également en Commune VI, indique que les déplacés sur ce site sont au nombre de 1 041 personnes, venant de quatre cercles, à savoir, Koro, Bankass, Bandiagara et Douentza. Ils ont des difficultés pour se nourrir, se soigner et s’approvisionner en eau potable. « Certains déplacés sont venus dans des conditions pitoyables car elles n’avaient même pas un pagne à se mettre car leurs villages ont été brulés. Avec l’aide des gens, elles ont eu quelques choses à se mettre. Quant à la nourriture, ils en ont vraiment besoin. On a des soucis pour les frais d’hôpitaux, car les gens tombent malades et actuellement, j’ai une dette 125.000F », a déclaré Hama DIALLO.

Pour pouvoir s’en sortir, certaines femmes font des activités telles que la vente des condiments, du lait et des objets plastiques. Les hommes ne font rien pour l’instant. Ce conflit à beaucoup joué sur eux car au village, ils étaient éleveurs et cultivateurs et les femmes vendaient du lait. Et maintenant ils arrivent à peine à se nourrir. Selon cet interlocuteur ils n’ont pas eu de bon accueil à Bamako. « Un bon accueil, c’est de nous donner à manger, à boire et surtout s’occuper de notre santé. Je demande aux autorités de nous aider à trouver à manger, et de s’occuper de notre santé et de notre logement, car actuellement, l’espace qu’on a, ne nous suffit pas », a supplié notre interlocuteur.

Amadou DJIBO est le porte-parole des déplacés à Faladié sur un autre site de plus de 500 personnes (hommes, femmes et enfants), d’autres sont à Senou. Le premier groupe venu est à Tinkelen, ils sont plus de 200 personnes, et ils ont commencé à mener certaines activités économiques, les femmes vendent des fruits : mangue, bananes, elles sont devenues des vendeuses de fruits de saison et les hommes font la maçonnerie, des activités journalières, pour pouvoir s’en sortir. « Sincèrement nous avons été bien accueillis, certaines associations nous ont apporté des aides telles que la nourriture, les frais d’hôpitaux, les habits, les chaussures…quand le don arrive, je partage par famille. Je lance un appel auprès des donateurs, de ne pas nous oublier, certes ils ont fait beaucoup, mais je leur demande de faire encore plus pour nous », a ajouté DJIBO.

Selon Oumar BOLLE ressortissant de Koro,  ils ont des problèmes de logement, de nourriture et d’eau, car ils sont plus 600 personnes sur le site de Senou, ils avaient eu des dons mais ça tend vers la fin et l’eau ne leur suffit plus. « Ce conflit nous a causé beaucoup de pertes, on ne sait faire rien d’autre que l’élevage et l’agriculture et on n’arrive plus à exercer cela. Le peu d’animaux qui nous restait est aussi devenu une source de problème » s’indigne-t-il.

Les Secrets Bancaires

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