La guerre en Libye…et le mali face la crise de la dette française : Les ressources intérieures comme solution

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La guerre en Libye qui a impacté l’économie  des pays membres de l’OTAN et qui renforce la crise de la dette française ne sera pas sans conséquences pour le Mali. Il est ainsi attendu une baisse de l’Investissement direct étranger (Ide). Devant une telle éventualité, la mobilisation des ressources internes (fiscales et douanières) est perçue comme une bouée de sauvetage pour un pays comme le Mali.

La guerre en Libye et les conséquences de la crise de la dette qui sévissent  en Europe et surtout en France n’épargneront pas totalement le Mali. Des impacts certains quand bien-même indirectes, se dessinent notamment au niveau des Investissements directs étrangers qui sont susceptibles de baisser. Le rapport économique sur l’Afrique 2011 « Gérer le développement : Le rôle de l’Etat dans la transformation économique », élaboré par l’Institut africain de développement économique et de planification des Nations unies (Idep) tire la sonnette d’alarme sur cette question. Mais le message des experts maliens de l’économie et des finances est clair : il faudrait voir comment palier en essayant de renforcer les ressources internes des pays pour faire face à ce déficit de ressources. Nos interlocuteurs précisent que les ressources internes en question concernent les ressources fiscales et douanières ainsi que les ressources disponibles au niveau de l’espace régionale. Pour mener à bien cette option, nos interlocuteurs estiment que l’Etat peut initier une « meilleure » politique de mobilisation des ressources qui ne doit pas obligatoirement s’accompagner de la mise en place de nouvelles taxes. « On peut rentabiliser la mobilisation des ressources en faisant peut être des réformes dans l’élargissement de l’assiette ». Sur cette lancée, ils confient : « vous savez, il y a un secteur qui est susceptible d’être fiscalisé qu’est celui du secteur informel ». Egalement, nos interlocuteurs  évoquent les réformes en cours. Notamment, celle du code général des impôts : « cela peut s’accompagner de mobilisations fortes de ressources sans pour autant que la pression fiscale soit forte », estiment-ils.

 

5% de croissance de l’Afrique en 2011

Le rapport de l’Institut africain de développement économique et de planification des Nations Unies relève que le taux de croissance en Afrique est attendu pour 5% en 2011. Un responsable du Ministère de l’économie et des finances  explique : « le Mali est dans la même dynamique que l’ensemble des pays africains car nous espérons avoir un taux de croissance de 4,5% en 2011 contrairement à 2010 et 2009 où on a eu un taux de croissance  en dessous de la moyenne ». D’après lui, les secteurs qui vont tirer cette croissance sont entre autres le primaire et le tertiaire. Le rapport de l’Institut africain de développement économique et de planification des Nations Unies donne des tendances sur le niveau de développement des Etats africains durant l’année 2011 : « il y a des efforts qui ont été faits par les Etats africains mais ils restent à être améliorés bien que les pays soient sur la bonne voie ».      Mais au ministère malien de l’économie et des finances les spécialistes indiquent qu’il y a beaucoup de défis auxquels le Mali est confronté : « nous pensons relever ces défis dans la limite du possible ». Avant de préciser : « Il faut relever que certains défis nous viennent de l’extérieur parce que le Mali est vulnérable aux chocs exogènes. Durant ces dix dernières années, on a constaté une bonne réaction de notre pays face à ces chocs. Ce qui montre la capacité des Etats à corriger toutes ces imperfections ». Malgré ces initiatives, le gouvernement malien n’échappe pas aux critiques. Mieux, les stratégies qu’il applique relèvent des manquements. Selon des témoignages, les aspects essentiels comme la lutte contre la corruption et la délinquance financière ne sont pas prioritaires.           En attendant, les performances annoncées sont menacées par le poids de la dette ainsi que la crise qui secoue actuellement le monde.

 

Jean pierre James       

 

 

 

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