L’ONU ne doit pas être le « cheval de Troie » de l’impérialisme contre le Burkina Faso, déclare le Premier ministre
Le Système des Nations unies ne doit pas servir de « cheval de Troie » à l’impérialisme contre le Burkina Faso. C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre du pays, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, à l’issue d’une rencontre avec le représentant par intérim de l’organisation dans le pays, Maurice Azonnankpo.
« La dynamique de la RPP n’est contre personne. L’ONU est l’émanation de tous les pays. Le Système des Nations Unies ne doit pas servir de cheval de Troie à l’impérialisme contre notre peuple. C’est ce que nous refusons », a déclaré le chef du gouvernement.
La rencontre s’est tenue le 4 août, à l’occasion de la fin de mission de M. Azonnankpo. Les deux parties ont dressé le bilan de la coopération entre le gouvernement burkinabè et les agences du Système des Nations unies et ont évoqué les perspectives de la poursuite de ce partenariat.
M. Azonnankpo a remercié les autorités et le peuple burkinabè pour leur soutien et salué la qualité de la collaboration avec le gouvernement.
« Nous avons salué la transparence, le dialogue permanent, l’écoute et surtout la convivialité qui caractérisent le partenariat entre le Gouvernement burkinabè, le Système des Nations Unies et ses différentes agences. C’est un partenariat solide, consolidé et appelé à se poursuivre dans les mois et les années à venir », a-t-il affirmé.
Il a également cité, parmi les principaux acquis de ce travail commun, le renforcement du dialogue stratégique, la mise en œuvre de programmes au profit des communautés vulnérables et la finalisation du nouveau Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable au Burkina Faso, qui doit permettre d’accompagner les priorités nationales.
Le Premier ministre a pour sa part remercié M. Azonnankpo pour son travail et réaffirmé la volonté des autorités de renforcer la coopération avec l’ONU dans le respect des intérêts nationaux.
En juillet, le service de presse du ministère burkinabè des Affaires étrangères avait annoncé que le bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme au Burkina Faso serait fermé dans un délai de six mois.