Premier Ministre burkinabè : Le Burkina Faso se passe de l’aide des troupes françaises présentes sur son sol

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– la présence militaire française au Burkina Faso est de plus en plus décriée par des organisations de la société civile et des syndicats burkinabè.

Alors que les manifestations contre la présence militaire française au Burkina Faso sont récurrentes dans le pays, le Premier ministre de la transition burkinabè Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela a déclaré, samedi, devant les députés, que ces derniers temps son pays se passait du soutien des troupes françaises sur son sol dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Le chef du gouvernement burkinabè répondait à une question d’un député après sa déclaration de politique générale à l’Assemblée législative de transition.

“Les militaires français sont là (au Burkina Faso) en vertu d’un accord qui a été signé entre l’Etat burkinabè et l’Etat français. C’est la lutte contre l’insécurité dans le Sahel. C’est ça l’objectif de leur présence ici”, a expliqué le Premier ministre burkinabè aux députés.

“Il faut dire qu’ils (les militaires français) ont eu à nous apporter du secours. Avant qu’on ne mette en marche nos appareils volants, les forces françaises apportaient du secours au Burkina Faso en transportant par exemple les blessés, les malades…et en intervenant sur les lieux des combats. Mais ils le font à la demande des autorités burkinabè. Il faut que ça soit une demande adressée par les autorités burkinabè”, a-t-il dit.

Et d’ajouter : “Comme je vous l’ai dit, nous sommes soucieux de notre souveraineté ; ce qui fait que nous n’avons plus recours à eux”.

“Ces derniers temps les autorités burkinabè s’en passent et préfèrent organiser la lutte avec leurs propres moyens pour la sauvegarde de notre souveraineté”, a insisté le Premier ministre burkinabè.

Au Burkina Faso comme dans plusieurs pays francophones d’Afrique de l’Ouest, on assiste, de plus en plus, à des mouvements d’humeur réclamant la rupture des relations de coopération avec la France, ancienne puissance colonisatrice de ces Etats.

Vendredi des centaines de manifestants, dont certains brandissaient des drapeaux russes, étaient descendus dans les rues de la capitale burkinabè, Ouagadougou, pour exiger le départ de la France et le démantèlement de la force militaire française.

“Dans nos relations de partenariats, il n’y a pas un partenaire qui nous brime à l’heure actuelle. Des mises au point ont été faites à certains (partenaires) et dans les rapports que nous allons engager avec de nouveaux partenaires, cela sera au centre nos préoccupations”, a fait savoir Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela.

Source: https://www.aa.com.tr/fr

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