Mahamadou Djeri Maiga à bâton rompu : "Le gouvernement a signé le partage du pouvoir"

10 Juillet 2015 - 00:45
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_422352" align="aligncenter" width="620"]Négociations compliquées pour un accord de paix malien à Alger Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA, s'exprime à Alger, le 16 juillet 2014, dans le cadre des négociations de paix au Mali.
AFP PHOTO/FAROUK BATICHE[/caption] Sur le comité de suivi de l’accord, la question des ministères dédiés aux groupes armés, les mesures de confiance, la libération des prisonniers civils et militaires, le vice-président de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), Mahamadou Djeri Maïga à bâtons rompus.   A la signature du 20 juin dernier de l’accord, Bilal Ag Cherif était absent, il se dit qu’il est contre l’accord. Est-ce qu’au sein de la CMA et du MNLA, il y a des divergences ? Dès que je suis quelque part, Bilal y est. Mais tout le monde était là. Pourquoi les gens posent la question ? Bilal avait une très bonne volonté de venir, mais Dieu seul sait qu’il était malade ce jour-là. Il était très malade, c’est pourquoi, il n’a pas pu faire le déplacement. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas avec nous. Bien au contraire. La CMA, vous le constaterez, c’est une seule personne qui signe en son nom. Ce qui montre notre unité et on va encore la renforcer. Après la fête de ramadan, il y aura une très grande rencontre pour prouver que nous sommes un seul grand bloc. Ça ne sera jamais deux ou trois.   Le comité de suivi tarde à se mettre en place, comment se porte-t-il à votre avis ? Nous avons voulu mettre en place la commission, mais il y a eu des contraintes. Donc on l’a reporté au 20 de ce mois. Des consultations sont en vue et tout le monde est animé de la bonne volonté de faire la paix. Je pense que cela ne fait pas l’ombre d’aucun doute.   Quelles sont les raisons de la suspension des travaux ont du comité de suivi ? Les travaux ont été suspendus parce que de notre côté il y a eu le problème de la représentativité. Si vous lisez l’accord, il définit les signataires comme étant ceux qui ont signé la feuille de route. Et nous avons toujours dit que pour ne pas créer de problème, il faut se référer à l’accord. L’accord énumère les parties, le regroupement de la CMA, la Plateforme et le gouvernement. Tous ceux qui ne se trouvent pas dans ces regroupements n’existent pas. Dans la salle, des gens ont demandé au gouvernement de dire sa politique, comment il envisage de mettre l’accord en œuvre. Nous pensons que c’est des choses qui concernent la médiation. C’est un problème de représentativité.   A quel niveau vous en êtes sur les questions relatives au DDR, à humanitaire et au judiciaire ? Nous pensons qu’il faut faire la paix, mais la paix ne peut pas empêcher les poursuites judiciaires. On avait demandé la mise en place d’une commission d’enquête internationale qui enquêtera sur des crimes qui ont été commis de part et d’autre de 1960 à nos jours Donc celui que la commission va inculper répondra de ses actes. Sur les questions humanitaires, nous avons signé l’accord, nous avons dit qu’il y a une urgence. Aujourd’hui, il faudrait aider les couches les plus fragiles non seulement sur le terrain, mais partout au Mali. Il y a des prisonniers qui ont été pris non pas du fait de la guerre, mais dans les marchés. Ceux-ci remplissent les prisons de Bamako. Il faudrait les libérer. De notre côté, les militaires que nous avons, nous les libérerons. Car, ils sont nos frères. Vous allez les voir, ils sont dans toutes les conditions, il n’y a aucun problème de leurs côtés. Nous avons montré à la population que nous sommes dans la voie de la paix. Nous devons libérer tous les prisonniers. En tout cas, ceux qui se sont fait prisonniers sous les contraintes de la guerre doivent être libérés. S’il y a d’autres qui ont été pris dans le cadre du terrorisme, on ne peut pas intervenir dedans.   Justement, par rapport à ces questions, vous êtes à quel niveau avec le gouvernement malien ? Nous sommes de bonne mèche avec le gouvernement. On a rencontré les ministres Konaté et Ould Zahabi, nous parlons le même langage. Vraiment, ils ont la volonté de faire la paix et nous aussi. Je pense que la paix sera une réalité.   Quelle analyse faites-vous des dernières attaques qui ont visé des casques bleus à Tombouctou ? Nous disons qu’il urge qu’on fasse une application stricte de l’accord. Parce qu’il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas la paix et ce n’est pas tout le monde qui a signé non plus. Il y a des mouvements obscurantistes qui n’ont pas signé l’accord et qui ne le signeront jamais. Il faut que le gouvernement sache qu’il y a une urgence sur le terrain et qu’il faut appliquer l’accord à la lettre. Une fois que l’accord est appliqué, on aura la solution à tous ces problèmes. Les gens font les mouvements sur le terrain et quand on va commencer à appliquer l’accord, leurs marges de manœuvres seront réduites. Nous sommes victimes et disons que les forces obscurantistes profitent du désordre.   Par rapport aux mesures de confiance, ce qu’on appelle l’arrangement sécuritaire, deux villes sont stratégiques, Kidal et Ménaka. Dans un communiqué, vous dénoncez le fait que l’armée se déplace. Dites-nous, réellement ce qui se passe aujourd’hui sur le terrain ? Lors des événements du 21 mai qui ont vu des affrontements entre nous et l’armée malienne à Kidal, il y a eu le cessez-le-feu du 23 mai qui a été signé sous l’égide du président mauritanien. Ce cessez-le-feu confère à chaque partie une position. On a demandé à chaque partie de garder ces positions jusqu’à l’aboutissement de l’accord. Et c’est le cessez-le-feu qui fait de Ménaka une position de la CMA. Donc on a été attaqué à la veille où on a donné la lettre à Mongi Handi afin de lui manifester notre bonne volonté d’aller parapher. Et à chaque fois qu’on se met dans une logique de paix, on demande aux gens de dégarnir. Nos gens ont laissé leurs positions et à notre grande surprise, elles ont été récupérées par la Plateforme. Donc à Alger, le 5 juin, nous avons signé l’arrangement sécuritaire. Il a été demandé que la Plateforme quitte Ménaka et retourne dans ses positions initiales et que l’armée retourne dans le camp de la Minusma. Nos forces qui étaient à Ménaka doivent partir à une vingtaine kilomètres de la ville pour laisser la sécurisation de la ville à la Minusma et à Barkhane. C’est l’application de l’arrangement sécuritaire que nous demandons. Si on ne parvient pas à l’appliquer, ce n’est pas l’accord qu’on pourra appliquer. C’est la responsabilité de la communauté internationale qui est engagée. Ce n’est ni la Plateforme ni la CMA, ce sont le gouvernement et la communauté internationale. S’ils n’arrivent pas l’appliquer, nous aurons de sérieux problèmes dans l’application de l’accord lui-même. Son application nous facilite la tâche parce qu’on peut mettre en place tout de suite des patrouilles mixtes. Des patrouilles dans lesquelles il y a la Plateforme, la CMA et le gouvernement. Ce qui va créer une symbiose entre les forces sur le terrain et cela montrera qu’on est ensemble. Mais il faudrait d’abord respecter les engagements pris au préalable. Même si c’est 24 heures, il faut les respecter pour donner la chance à l’accord.   Récemment, un responsable de la CMA réclamait des portefeuilles ministériels de souveraineté ? Est-ce vrai que la CMA fait de cela un préalable pour l’aboutissement de l’accord ? Nous n’avons jamais fait de ça un préalable pour l’accord. On a demandé un partage de pouvoir. Il y a les portefeuilles ministérielles, on est des Maliens aussi, on a signé l’accord, on veut la paix. Donc, il faudrait qu’on nous voie à l’œuvre pour savoir si ce que nous sommes en train de dire est vrai ou faux. Ce n’est pas un préalable mais une manière de partager le pouvoir. Il faut qu’on est des représentants dans les ministères, des chancelleries et dans les ambassades.   La CMA a-t-elle demandé des ministères spécifiques ? Nous n’avonspas spécifié de ministères, nous avons dit seulement qu’il faut qu’on discute avec le gouvernement par rapport au partage du pouvoir et le gouvernement l’a accepté et signé. Nous avons signé et la communauté internationale l’a signé.   En tant que vice-président du MNLA et de la CMA, est-ce qu’il y a un espoir pour la paix au Mali ? J’ai beaucoup d’espoir, si je n’avais pas espoir, je ne signe pas même si tu fais descendre le tonnerre. Si tu vois qu’on a signé cet accord, c’est parce qu’on pense que si on applique cet accord à la lettre le Mali aura non seulement la paix mais il sera le pays le plus sécurisé de la sous-région. Tout dépend de la volonté des uns et autres. Même si nous avons fait des réserves par exemple sur la problématique de l’Azawad, on nous a dit que c’est une question politique qui doit être réglée politiquement. C’est au gouvernement de créer les mécanismes pour aborder cette question afin d’aboutir à une solution définitive. Réalisé par Alpha Mahamane Cissé    

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Commentaires (214)

User
ALERTE
ALERTE 11 ans
TU ES MAUDIT ET LE RESTERA J USQU A LA FIN SOMBRE DE TES JOURS..... :idea:
Sikasso
Sikasso 11 ans
Ibk Traitre lache
mory
mory 11 ans
Ibk a signer l'accord il doit partager le président abrouti
Sikasso
Sikasso 11 ans
Ibk Traitre
Mouss
Mouss 11 ans
Partage ta mère aux hommes fils de puits sal race
Sikasso
Sikasso 11 ans
Ibk opportunistes
MUGABE
MUGABE 11 ans
Je paris que tous ceux qui continuent de poster des commentaires sur ce forum par rapport cet article le font juste pour plaire. L'accord n'a pas été signé sur la base du partage de pouvoir, grotesque de penser cela. Conviant le titre de cet article vous a conduit à l’erreur d’appréciation. Ceci prouve à suffisance que plusieurs sur ce forum ne prennent pas la peine de lire les contenus des articles. Ils commentent pour distraire, ils commentent pour insulter, ils commentent pour inciter à la violence, ils commentent pour envoyer les maliens dans la rue pour manifester contre ex nihilo. Mais cela profite à qui ? Es ce que nous sommes une fois posé la question ? La question de l’intérêt général ? Celle d’un MALI qui aspire au vivre ensemble. Le MALI qui a tant pleuré, le MALI qui a tant enterré ses filles et ses fils. Je pense modestement que nous sommes faits pour vivres avec ces gens. Dieu a voulu que nous soyons différents. Mais la richesse de notre MALI n’est-elle pas dans sa diversité ? LE PARTAGE DU POUVOIR n’est peut-être pas le mot approprié. Je parlerai plutôt de CO GESTION de l’héritage commun : Notre MALI. Ces gens sont nos frères et ils le resteront quoi qu’ils arrivent. Ils sont née au MALI comme vous et nous et nul par ailleurs. Je suis indigné de lire autant de pessimisme de la part des éternels trompeurs du forum MALIWEB, ceux qui ont tendance à voir le mal partout. Ils ont malheureusement fait de la diffamation leur marque de fabrique. Terry disait : « La diffamation. Une idée excellente. Le banal assassinat ne tue qu'une fois, mais la diffamation tous les jours ». Ma crainte est grande. Le MALI ne subira plus les atrocités comme certains semblent le dire par ci et par là. C’est fini, continuez de vous nourrir de la diffamation est cela se retournera contre vous-même.
Sikasso
Sikasso 11 ans
Ibk escroc
yugubané
yugubané 11 ans
@MUGABE :idea: :idea: Arrêtes de parler des autres et avances tes idées sur les différents sujets qui nous font réagir sur MALIWEB. Si tu veux qu'on aie une autre lecture des accords demandes tout simplement aux signataires (côté Malien) de démentir les déclarations de DJERI ou de Ould SIDATY qui ne sont autres que des signataires (côté rébellion). Tu peux nous traiter de tout ce que tu veux mais je doute que tu sois qualifié pour répondre à DJERI et OULD SIDATY à la place des officiels MALIENS :idea: :idea: :idea:
VICKY
VICKY 11 ans
Au scientifique ..... Ne pas comprendre le sens des chose est peut être un problème pour toi. Mais même devant les fait, il faut apprendre à faire des efforts. Ton éducation relève de ta famille. Tu te dois de t'en prendre à eux, car c'est eux qui ont fait l'effort de te mettre au monde. Dieu seul sait combien de sac de riz ils ont mis à ta disposition pour que tu deviennent si désagréable. Cette interview est tellement claire que moi à ta place, je m'arrêterai de singer sur ce forum. Pousse la réflexion et lis entre les ligne. Tu vas remarqué que l'espoir est là, la guerre n'arrange personne. Même pas les ''rebelles''. Seul les mains noir, toi par exemple. Le désordre est ton environnement. Mais dans cette guerre, il y a eu assez des veuves et des orphelins. Alors si tu n'as rien à dire autant mettre du papier toilette dans tout les trous de ton corps.
Sikasso
Sikasso 11 ans
Ibk Corrumpu
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