Moussa Mara, président du parti Yéléma : « Il ne faut pas se focaliser sur les têtes d’affiche des terroristes»

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L’Essor : Quelle analyse faites-vous de la déclaration du président de la République sur l’ouverture d’un dialogue avec Iyad Ag Ghali et Hamadou Kouffa ?
Moussa Mara : Il est vrai que les participants au Dialogue national inclusif ont souhaité dans leur majorité que des discussions soient engagées avec Iyad et Kouffa. Le président de la République s’est engagé à appliquer les recommandations, ce qui justifie sa position d’aller vers ces discussions. À ce titre, il est logique avec lui-même. Il faut néanmoins se poser des questions sur la pertinence et l’efficacité de cette démarche. D’abord, il n’est pas évident que les terroristes concernés soient intéressés par des discussions, leurs actions régulières violentes indiquent plutôt le contraire. Il est aussi évident que leur ambition et leurs souhaits sont incompatibles avec le Mali que nous connaissons et à ce qui fait la beauté de notre pays : diversité, ouverture, tolérance, laïcité… Il faut enfin noter que ces groupes ne sont pas les seuls terroristes ni même ceux qui causent le plus de morts dans notre pays. Ces six derniers mois, dans la zone des trois frontières notamment, l’essentiel des attaques ont été portées par l’État islamique de Walid Al-saharoui. En discutant avec les uns, si tant est que cela est possible, quelle attitude adopter par rapport aux autres ?

L’Essor : En quoi cette tentative de dialogue peut-elle aider à la sortie de crise ?
Moussa Mara : Le dialogue est toujours positif si les protagonistes sont sincères et disposent du pouvoir et de la légitimité pour agir vers l’apaisement en cas d’accord. Il faut donc travailler à réunir d’abord ces conditions pour que ce dialogue puisse porter des fruits et nous aider à sortir de la crise. Je voudrais enfin conseiller humblement à nos autorités de ne pas se focaliser uniquement sur les têtes d’affiche des terroristes, mais d’agir de manière plus subtile et plus profonde sur leur entourage, leurs lieutenants ainsi que sur toutes les raisons qui font que des centaines de jeunes les rejoignent.

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2 COMMENTAIRES

  1. Je crois sincèrement qu’il y a une crise de penser politique au MALI, en faire une fixation au point d’ouvrir une négociation avec Iyad et kouffa au simple prétexte qu’ils sont maliens , relève de l’hérésie tout simplement , notre analyse de cette crise ne s’arrête que sur son lot de massacre qui nous dévaste tous , il est clair que les deux personnages citées à qui on fait l’honneur de la république de douter , ne sont pas les financiers ni les organisateurs . L’ espace sahélienne aujourd’hui est une convoitise des pays pétroliers du golf dont l’islam peut servir le prétexte et le déclencheur des ces attaques djihadistes coûteuses et coordonnées , de ce point vue une islamisation forcenée serait le moyen de basculement de nos républiques , c’est de la géopolitique et stratégique .

  2. Il faut, au contraire, se focaliser sur la tête d’affiche c’est à dire IYAD AG GHALI.
    Si IYAD AG GHALI regagne le camp du Mali, les terroristes étrangers retirent du territoire malien car ils savent qu’ils ne seront plus efficaces.
    Négocier est un processus, non pas la signature d’un accord de paix.
    Négocier est aussi une tactique de guerre pour débusquer l’ennemi.
    Comme l’a si bien dit le représentant de l’union africaine,la négociation n’empêche pas les attaques contre les terroristes.
    Si IYAD AG GHALI est satisfait des termes de la négociation, il devient l’allié du Mali.
    Un combat s’engage,avec les hommes de IYAD AG GHALI, contre les jihadistes étrangers.
    C’est exactement comme ça que les algériens ont pacifié leurs territoires.
    Ceux qui ont refusé de négocier ont été découverts car leurs positions et leurs modes de fonctionnement ont été donnés par les têtes d’affiche qui ont accepté l’offre de bouteflika.
    Une attaque coordonnée contre leurs positions leurs a obligé à se réfugier dans le désert malien.
    C’est en 2003 qu’ils se sont faits connaître par la prise d’otages occidentaux permettant à ATT d’engager l’État du Mali dans une médiation honteuse de libération d’otages contre rançons.
    Elle a duré huit ans.
    C’EST À PARTIR DE CE MOMENT QUE LE MALHEUR ACTUEL DES MALIENS A COMMENCÉ.
    Donc le Mali peut négocier avec IYAD AG GHALI pour chasser les jihadistes étrangers.
    Lui seul peut déjouer toutes les stratégies des jihadistes.
    Ces hommes associés à ceux de GAMOU connaissent mieux le terrain que les jihadistes étrangers,savent où ils se réplient.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

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