IL FAUT LE DIRE: Cantonnement ?

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Annoncé à grand renfort de publicité, le cantonnement prévu le 28 octobre 2006 des ex-rebelles qui ont attaqué en mai dernier des camps militaires à Kidal et à Menaka, n’a peut-être pas eu lieu.
Toujours est-il que le pouvoir, si prompt à fêter sa moindre « victoire », est resté proprement coi sur la question. Ce silence confirme-t-il le refus des autorités de l’Alliance du 23 mai pour le changement de subir un diktat ? On est tenté de répondre par l’affirmative car, en milieu de semaine dernière, Iyad Ag Ghali et ses compagnons d’armes ont signifié qu’ils ne sont pas prêts d’avaler la couleuvre d’une décision prise unilatéralement.
Est-ce à dire que les autorités maliennes aujourd’hui décident sans se concerter préalablement avec leurs partenaires ou interlocuteurs ? Pourquoi ne pas aller « molo-molo », c’est-à-dire, plus prosaïquement, éviter de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir abattu ?
En tout état de cause, le rendez-vous manqué du cantonnement ne fait qu’affaiblir davantage un Etat qui, manifestement, prend eau de toutes parts. Il ne pourra se ressaisir qu’en rompant définitivement avec le dilettantisme ambiant. Mais c’est déjà trop demander à beaucoup de gens.
A. M. T.

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