Journalistes en danger : Encore un coup porté à la liberté de la presse au Mali

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Ghislaine Dupont, dans les locaux de RFI. RFI
Ghislaine Dupont, dans les locaux de RFI.
RFI

La démocratie Malienne a encore pris un coup mortel la semaine dernière avec l’assassinat cruel de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes de RFI qui étaient à Kidal pour des reportages.

 
Il est vraiment temps de se demander jusqu’où cette guerre au Nord va mener le bateau Mali, mais ce qui est sûr c’est qu’à ce train, cela ne va pas sûrement nous mener à un bon port.

 
Comme si tout ce que nous avons vécu depuis le début de cette crise ne suffisait pas. Cette guerre a terni l’image de notre grand et  honorable Mali,  bafoué notre démocratie, détruit notre armée, en un mot elle a mis un frein à notre développement.

 
Il ne faut jamais oublier que toute cette situation est le fruit de la réaction du Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA) qui a ouvert la porte du Mali aux ennemis. Il a commencé la guerre et ensuite, il a fait comme s’il n’existait pas, mais en même temps c’est lui qui continue à tout bousiller en bas.

Il faut souligner qu’autour de la mort de ces deux journalistes, il y’a beaucoup de point noirs à éclaircir. Comment ces gens ont su que les journalistes étaient chez Ambéry Ag Rhissa ? Comment les ravisseurs ont pu traverser Kidal et venir les enlever? Est-ce  possible qu’il n’y ait pas de garde du corps devant la maison d’un haut responsable du MNLA, et pourquoi ceux-ci n’ont pas réagi ? Enfin comment les ravisseurs ont pu sortir avec leurs cibles en dehors de Kidal sans encombre ? Où  étaient passés les barrages de sécurité ?

 
La force serval de la France qui est responsable de cette zone était où, car nous savons tous que l’armée Malienne est seulement cantonné dans cette zone qui semblent ne plus appartenir au Mali. Tous  les ordres et mouvements de cette zone appartiennent à la force serval, donc c’est l’armée française qui doit éclairer la lanterne de l’opinion publique internationale.
Le gouvernement Malien, le CEDEAO, l’ONU, la France et tous ceux, de loin ou de près, ont parlé d’accord dans cette guerre, qu’ils s’activent à les faire respecter par toutes les parties. Mais c’est regrettable que l’Etat respecte les accords et que les bandits armées continuent d’agir comme bon leur semble. Les autorités maliennes doivent revoir leur position. Ainsi, nous prions tous pour les deux journalistes disparus et leurs familles.
Aminata Sanogo 

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