Après la formation du gouvernement : Ces ministres à scruter comme du lait sur le feu !

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Après la formation du gouvernement, quels sont les défis qui attendent certains ministres, surtout les plus attendus par une opinion de plus en plus exigeante. Si tout est prioritaire aujourd’hui dans notre pays, certaines ministres seront surveillés à la loupe, tant l’urgence est grande!

 Dr Témoré Tioulenta, (Ministre de l’Education nationale)
Ramener l’Education et l’excellence à l’école

– Maliweb.net – S’il y a un secteur qui nécessite qu’on s’y attarde un peu, c’est bel et bien l’école. Tant les chantiers sont énormes. Depuis le renouveau démocratique, l’école malienne qui était un substrat du miracle économique malien, est devenue la dernière roue de la charrue. L’école s’est délitée. Pire, elle n’existe que de nom. Le niveau des écoliers et collégiens a considérablement baissé. Les instituteurs et enseignants sont plus préoccupés à faire des grèves qu’à suivre leurs élèves. Surtout dans le public.

Le taux d’absentéisme du coup, au niveau des enseignants s’est accru ces dernières années. Car l’affairisme et la démotivation ont pris le pas sur la conscience professionnelle et l’amour du métier. A côté de cela, l’éruption de l’AEEM dans les lycées et collèges a conduit le système éducatif malien sur les sentiers de la délinquance scolaire.

C’est donc tous ces problèmes que le nouveau ministre chargé de l’Education nationale se doit de résoudre pour le bonheur des parents d’élève et pour l’avenir du Mali. Car c’est dès les classes du primaire et du secondaire que l’élite de demain qui doit gérer le pays, se prépare.

Ce ministre sera appuyé par son homologue du Dialogue social et de la Fonction publique, Pr Oumar hamadoun Dicko, tr-s attendu pour faire oublier les tâtonnements de Mme Diarra Racky Talla…

Lelenta Hawa Baba BAH, (Ministre des Mines et du Pétrole)
Faire que l’or bille pour les Maliens
Ingénieur géologue, le domaine des mines n’a aucun secret pour elle. Ex directrice de la direction nationale de la géologie et des mines, elle a su donner à cette structure, ses lettres de noblesse. Les défis qui l’attendent dans le domaine, est de faire du Mali, un grand pays producteur et exportateur d’or et de pétrole. Cela passe par la promotion des recherches de nouveaux gisements. Le code minier doit être révisé et adapté aux nouvelles donnes pour attirer les investisseurs étrangers. Assainir surtout le secteur de l’orpaillage, qui est un secteur clé dans la production de l’or dans notre pays.

N’Diaye Ramatoulaye Diallo, (Ministre de la Culture)
Revaloriser la culture malienne
La culture malienne qui a connu des moments de gloire dans le passé, est l’ombre d’elle-même aujourd’hui. La nouvelle ministre devra relever le défi de la revalorisation de la culture. La gestion du Bureau malien des droits d’auteur doit être tirée au clair et dépouillée de tout mercantilisme. La piraterie, une gangrène de l’industrie culturelle doit être éradiquée. L’application de la loi sur la copie privée. En termes clairs, le payement de taxes sur les CD vierges et autres clés USB, doit être une réalité.

Yaya Sangaré (Ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement)
Repenser les médias et la presse

Rendre la presse malienne dans son ensemble, très professionnelle, sans oublier d’améliorer les conditions de vie et de travail des journalistes. Les défis qui attendent le nouveau ministre de la Communication sont énormes. Il devra, à défaut de mettre la barre haute, la maintenir au moins, là où son prédécesseur Arouna Modibo Touré l’a placée avant de changer de poste. La démocratie dans un pays se juge à l’aune de développement de la presse, dit-on. Le ministre Yaya Sangaré, en est conscient. Pour ce faire, il devra faire un état des lieux des différentes entreprises de presse privée.

Housseini Amion Guindo, (Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable):
Relever le défi de la déforestation

La forêt malienne est en danger. La déforestation prend de l’ampleur et les parcs nationaux sont devenus les endroits de prédilection des braconniers et autres chasseurs de mauvais acabits. Il ne se passe pas de semaine sans que les forêts classées ne soient détruites par des individus qui se livrent à des actes répréhensibles. Les réserves et parcs nationaux ont pratiquement tous disparu. La face visible de cet iceberg est, à n’en point douter, l’état de délabrement total dans lequel se trouve la foret du Faya.

Quant à la préservation de la flore, elle a semblé ne pas être la priorité des uns et des autres, encore moins des autorités compétentes. Le résultat? Le Mali a perdu de sa superbe, au sens propre de l’expression.

Amadou Koita, (Ministre des Maliens de l’extérieur)     :
Redonner confiance à la diaspora malienne

Le ministre Amadou Koïta doit travailler à réconcilier les Maliens de la diaspora via le Haut conseil des Maliens de l’extérieur et du conseil supérieur des Maliens de la diaspora. Car ses deux entités ont du mal à parler le même langage, alors que tous les deux défendent la cause de nos compatriotes de la diaspora. Le ministre Koita doit protéger et sécuriser les migrants ; organiser et faciliter la migration légale ; favoriser une meilleure réinsertion des migrants de retour ; valoriser les capacités des diasporas pour le développement national ; viser un meilleur positionnement stratégique du Mali sur les questions de migration ; renforcer les capacités des organisations de migrants et de la société civile ; améliorer la connaissance sur les migrations. Travailler avec les chancelleries étrangères installées au Mali pour faciliter l’accès de nos compatriotes aux documents de voyage. Donner une autre vie au programme TOKTEN (transfert de connaissances à travers les nationaux expatriés).

Boubou SIDIBE/Maliweb.net

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