Formation du Gouvernement de transition : Pourquoi la classe politique doit adopter un profil bas

27 Avr 2012 - 00:01
Mis à jour: 14 ans
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Exclue de la formation du Gouvernement devant conduire la Transition, la classe politique malienne se retrouve dans une position peu confortable. Elle ne peut, malgré les élucubrations d'Oumar Mariko,  engager la fronde contre cette équipe au risque de se faire reprocher un manque de patriotisme… S'il est aujourd'hui établi que le coup d'Etat du 22 mars 2012 a marqué, d'une manière peu souhaitable, l'aspiration à un changement  réel chez le peuple malien, il n'en demeure pas moins que le Gouvernement de transition marque un nouveau départ pour le pays. Il est unanimement admis que ce nouveau départ doit avoir pour objectif prioritaire la reconquête des régions septentrionales du pays, occupées depuis plusieurs mois par des groupes armés indépendantistes et djihadistes. Ces bandits armés ne cessent de faire vivre le calvaire aux populations de ces zones : des viols, des pillages, etc. A ce tableau peu reluisant, s'ajoute la crise alimentaire qui couvait  et qui est désormais exacerbée. A cela est venu s'ajouter la crise institutionnelle consécutive au coup d'Etat du 22  mars 2012 avec pour corollaire un embargo (heureusement abrégé) dont les effets, en terme de pénurie de divers produits, se font toujours sentir. Dans ces conditions marquées aussi par quelques séquences d'arrestations et intimidations orchestrées par les putschistes, on avait l'impression que tout avait été mis en œuvre pour que le pays se retrouve dans une extrême urgence à tout point de vue. Dans ce contexte, il n'était point aisé pour les acteurs politiques d'émettre des réserves par rapport à l'équipe gouvernementale qui a été  formée sans leurs " avis ". Par ailleurs, toute opposition à un tel Gouvernement ressemblerait à une " querelle d'intérêts mesquins" aux antipodes de l'urgence qui s'impose. Les observateurs verraient aussi dans une fronde engagée contre un tel Gouvernement une réticence avérée à la volonté de changement, bien partagée par une écrasante majorité du peuple. C'est ce qui a poussé à la prudente retenue du front anti-putsch (FDR) animé par des partis comme l'Adéma, l'URD, le PARENA, l'UDD, le PDES et d'autres "Le FDR n'entravera pas l'action du gouvernement, mais il sera particulièrement vigilant sur le respect de la Constitution de la République,  la préservation de l'indépendance nationale et de la dignité du peuple malien ", ea annoncé le communiqué des Iba N'Diaye, Tiébilé Dramé, qui avaient pourtant menacé de s'inscrire dans une opposition à un Gouvernement au sein duquel le Front ne serait pas représenté. Les anti-putsch soulignent que le FDR n'a été en aucun moment associé à la formation de ce gouvernement, qui " a été formé en violation flagrante de l'accord- cadre qui prévoit clairement la mise en place d'un gouvernement d'union nationale composé de personnalités consensuelles " (art.6, alinéa b.). Ce gouvernement  n'a rien de consensuel ; ce n'est pas un gouvernement d'union nationale ". Le FDR s'est résigné à " juger le gouvernement à l'acte, notamment au regard de ses missions fondamentales et brûlantes … " Oumar Mariko du MP 22, qui a applaudi la junte, est plus amer. " Le MP 22 estime que ce Gouvernement n'est en aucune façon capable de mobiliser l'énergie de notre peuple pour libérer le Mali, sécuriser notre peuple et nos frontières et répondre aux aspirations des populations ", fulmine la porte-parole, Mme Rokia Sanogo que certains annonçait comme ministre de la Santé. Les amis de " l'éternel insatisfait " décident, la mort dans l'âme, de «poursuivre le combat» pour le changement en brandissant leur éloignement du CNRDRE et du Premier ministre. En outre, les centristes de la Convergence Sauvons le Mali (CSM) des Moussa Mara, Me Tall, Housseinou Amion Guindo balbutient un satisfecit peu convaincant par rapport au Gouvernement qui les a superbement ignorés. Pendant ce temps, les inconditionnels d'IBK se sont murés dans un silence radio face à un Gouvernement qui ne comporte aucun de leur cadre. IBK doit se dire, comme d'autres ténors, que pour le Mali, aucune résignation n'est de trop. Bruno D SEGBEDJI [email protected]

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Commentaires (14)

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Kassin 14 ans
Le code de bonne conduite ministérielle Au moment où le gouvernement Cheick Modibo Diarra prend fonction sous la présidence intérimaire de Dioncounda, il est important qu'on se souvienne des pratiques des gouvernances du passée qui nous ont conduit au mur. C'est pour cela, mes chers amis que propose ici, un code de bonne Conduite ministérielle pour susciter le débat et éveiller les consciences pour qu'enfin le Mali ait une gouvernance qu'il mérite pour poursuivre sa marche vers le progrès. ***** Nous ministres du gouvernement de la république du Mali, dans le but de combattre la grande corruption, promouvoir l'excellence et le mérite, et améliorer sensiblement la gouvernance et la gestion publique, avons solennellement et solidairement pris l'engagement  de respecter les dispositions du présent code qui définit les principes fondamentaux du comportement ministériel en république du Mali. 1. A la nomination: -Déclaration d'activité des cinq dernières années du Ministre nommé et de son conjoint. -Déclaration du patrimoine du ministre nommé, de son conjoint et de ses ascendants et descendants du premier degré. -Si le ministre nommé est issu du secteur privé, d'une institution internationale, d'une organisation non gouvernementale ou d'une profession libérale, déclaration des liens professionnels ou financiers entretenus par lui et son conjoint, leurs employeurs ou ex employeurs, ou toute autre personne physique et morale appartenant aux réseaux  que le ministre nommé et son conjoint font partie, et l'état malien soit par l'exécution d'un marché public soit par toute autre activité ayant conduit à des dépenses publiques supérieures à   50 millions francs CFA. Le ministre nommé doit indiquer dans cette déclaration les honoraires ou tout autre paiement de services ou de biens dont lui et son conjoint ou les réseaux dont ils appartiennent ont bénéficié de l'état malien. 2. Dans l'exercice de la fonction ministérielle  -S'abstenir pendant qu'il est ministre de tout lien professionnel le mettant dans une situation de dépendance ou de conflit d'intérêt susceptible de nuire aux intérêts de l'état malien. - S'abstenir de toute passation de marchés publics de gré à gré avec toute personne physique ou morale avec qui le ministre ou son conjoint, ont ou ont eu dans les cinq dernières années, des liens familiaux, professionnels et financiers. - Si les personnes ayant eu dans les cinq dernières années, des liens familiaux, professionnels et financiers avec le ministre ou son conjoint, répondent à un appel d'offre national ou international émis par le gouvernement malien, le ministre s'abstient lors du conseil de ministre de se prononcer sur l'adjudication dudit appel d'offre. Il s'abstient également de tout agissement pouvant influencer ses collègues ministres dans l'attribution desdits marchés. -Les ministres s'engagent, en toute circonstance, à promouvoir les actions d'audits et de contrôles financiers dans son département et à faciliter la transmission des rapports d'audit faisant état de manquements graves aux règles des finances publiques, de détournement d'argent ou de matériel public, de trafic d'influence, d'abus de biens publics, d'abus de position dirigeante, à la justice malienne. -Le ministre s'engage à encourager le mérite et l'excellence des fonctionnaires d'état  ou de tout autre citoyen malien, dans l'exercice de leur fonction publique, œuvrant dans son département. -Le ministre s'engage à déclarer annuellement son patrimoine, celui de son conjoint et ceux de ses ascendants et descendants du premier degré, de telle sorte qu'il soit possible de suivre leur évolution à la hausse comme à la baisse pendant les années où il exerce dans le gouvernement. -Le ministre s'engage à déclarer tout marché public en nature et en montant accordé à une personne physique ou morale avec laquelle lui ou son conjoint entretient un lien familial, professionnel ou financier personnel pendant qu'il exerce au gouvernement. 3. A la sortie du gouvernement -Le ministre apporte personnellement toutes les déclarations ci-dessus mentionnées et tout autre document pouvant servir à leur compréhension à la Cour Suprême de la république du Mali avec copie à l'Organe public qui sera créé et chargé de surveiller le respect du présent code. -Le non respect des dispositions du présent code ayant conduit à des détournements d'argent public ou tout autre préjudice subit par l'état malien supérieur à 500 millions de FCFA sera passible d'une peine d'emprisonnement de cinq ans et d'une amende minimum de 500 millions de francs CFA assortie de la restitution de tout bien public éventuellement détourné. ***** Mes chers amis, le respect du code doit être surveillé par un Organe public indépendant  présidé  par l'opposition parlementaire et composé de magistrats de la Cour suprême, des membres de la commission des lois de l'Assemblée Nationale, de la Société civile, du milieu des Affair
foulakè
foulakè 14 ans
La photo ne montre que des gens, qui si la justice jouait pleinement son rôle seraient derrières les barreaux pour le restant de leur vie.Honte à eux.
foulakè
foulakè 14 ans
Pourquoi la classe politique doit adopter un profil bas? Parceque tous complice actif dans ce qui arrive à ce pays et le peuple n'attend qu'une petite manifestation de leur par pour les conduire à la Guillotine, car c'est cela qu'il mérite. Je sais également compter sur le dynamisme et l'intégrité irréprochage du jeune juge et non moins Ministre de la Justice de mettre la main sur tous ceux-la qui n'ont fait que détourner les maingres sous de ce pays dons les enfants ont totalement été dépourvus de ce qui fait un individu : l'éducation et le savoir. Jeunesse consciente dressons-nous contre ces usurpateurs qui n'ont de peur que de se voir derrière les barreaux pour le restant de leur misérable vie.
ampindo
ampindo 14 ans
Oui n'a plus besoin des politiciens de vieux jeune peau mais de jeune vieux peau :lol: :lol: :lol:
soumi
soumi 14 ans
je pense que le PM a bien fait d'écarter ces hommes politiques car ils ne visent que leurs intérêts. et je reste convaincu d'une chose; c'est qu'ils n'épargneront aucun effort pour faire échouer ce nouveau gouvernement et ils ont même déjà commencé à travers certains journalistes sans scrupule à vouloir discréditer certains membres du nouveau gouvernement sans que ceux - ci n'aient posé le moindre acte
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