Pour imposer Boubou Cissé à l’URD : Des seconds couteaux à la manœuvre au risque de l’implosion de la chapelle

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La pétition lancée récemment par les seconds couteaux de Boubou Cissé à l’air d’un brûlot politique qui risque de faire imploser l’Union pour la République et la démocratie (URD). Comme un navire dans une tempête, la chapelle aura du mal à sauver la sérénité et surtout les valeurs qui ont jusque là fait sa force sur la scène politique nationale. Ses adversaires qui misaient sur son implosion sous la pression déclenchée par le cyclone provoqué par la brusque disparition de Soumaïla Cissé le 25 décembre 2022 commencent déjà à mettre du champagne aux frais. Aux vrais héritiers de ce leader visionnaire de s’organiser, en ne cédant pas surtout aux égos personnels, pour ramener le navire en eau calme avant la prochaine présidentielle. A cette étape cruciale de la vie du partir, aucun signe ou signal ne doit être minimisé !

 

Ayant adhéré à l’URD à la surprise presque générale, Dr Boubou Cissé veut s’imposer (représenter le parti à la prochaine présidentielle) aux forceps car conscient du poids de l’argent dans l’arène politique malienne. Et cela grâce à ses chevaux de Troie qui sont en train de tout faire pour mettre à la touche Pr. Salikou Sanogo, le meilleur bouclier pour préserver l’héritage idéologique de feu Soumaïla Cissé. Et la tenue de la Conférence nationale leur sert de prétexte pour s’attaquer aux symboles de l’unité du parti sérieusement à l’épreuve des guerres d’influence.

Ceux qui se sont transformés en chevaux de Troie de Boubou Cissé ont en effet initié une pétition avec d’autres «mécontents» afin de provoquer (si le texte réunissait les signatures de deux tiers des membres de la formation) la tenue d’une conférence annuelle extraordinaire de l’URD. Et pour parvenir à leur fin, ils se permettent tous les coups et y mettent les moyens qu’il faut.

Sinon, à Badalabougou (siège de l’URD), tout le monde sait pourquoi cette conférence nationale n’a pas été tenue à la date prévue. Elle a par exemple été annulée en 2020 en raison de la pandémie du Covid-19. N’empêche que les responsables du parti sont engagés dans la dynamique avec le renouvellement des instances de base et la tenue des conférences régionales. Pourquoi alors se précipiter pour organiser une conférence nationale alors que ce processus n’est pas encore achevé ? La motivation des auteurs de la pétition est de manœuvrer pour mettre à la tête du parti un homme ou un femme à leur merci.

Les partisans de Boubou tentent le forcing, au péril de l’unité et de la cohésion du parti, parce qu’ils sont convaincus que sur les six probables candidats à la candidature de l’URD (Adama Coulibaly, Abdoul Wahab Berthé, Mamadou Igor Diarra, Demba Traoré, Madou Diallo, Boubou Cissé) leur nouvelle vache laitière est le moins chanceux. Si le choix se fait dans la sérénité, il ne fera pas le poids devant Demba Traoré et surtout face à un Mamadou Igor Diarra qui commence à fédérer les «courants» autour de sa candidature.

Les opposants à la ligne vertueuse imposée par Soumy à la manœuvre

Mais, en véritable gardien du legs politique de feu Soumaïla Cissé, Salikou Sanogo n’est guère disposé à les laisser faire. Contrairement à la conférence nationale extraordinaire exigée par leur pétition, les responsables du parti ont annoncé le week-end dernier une conférence nationale ordinaire statutaire pour le 23 octobre 2021. Selon nos informations, il s’agirait de choisir le candidat de la formation politique pour la prochaine présidentielle. Un candidat désigné selon des critères bien définis par le parti.

Les signataires de cette pétition, selon des sources au sein du parti de la poignée de la main, sont ceux qui voyaient d’un mauvais œil la ligne vertueuse imposée par Soumy et qui étaient obligés de rester parce que convaincus que tôt ou tard l’opposant allait diriger le pays. Malheureusement, le sort en a décidé autrement. Et ce sont ceux-ci qui ont convaincu Boubou Cissé de déposer ses valises à Badalabougou (siège de l’URD) en lui promettant le ticket pour représenter les Vert-Blanc dans le starting-block de la prochaine présidentielle.

Ce qui compte pour ces cadres ce ne sont pas les idéaux et les valeurs qui ont toujours fait la force de l’URD, mais les sommes qu’ils peuvent empocher en soutenant la candidature de Dr Boubou Cissé. Affaiblir la chapelle face à ses rivales est le cadet de leurs soucis puisque ce qui compte pour eux au finish, c’est le gain financier réalisé aux dépens de l’incrédule Boubou Cissé. Les partisans de l’ex Premier ministre rappellent, dans leur mission destructrice, les frelons qui ont affaibli l’Adéma en la condamnant à ne jamais quitter la table de convives, c’est-à-dire à être toujours alliée du pouvoir. Un choix à la base des «césariennes» subies (MIRIA, RPM, URD et ASMA-CFP) par la Ruche depuis sa création et qui ne cesse de l’éloigner de la présidence de Koulouba.

Aujourd’hui aucun démocrate sincère et convaincu ne doit fermer les yeux sur les manœuvres en cours pour détruire le legs politique de Soumaïla Cissé qui est un patrimoine de notre démocratie.

Naby

 

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7 COMMENTAIRES

  1. FAUX BOUBOU A BEAUCOUP FAIT DE MAL AU MALI ET JE ME DEMANDE COMMENT L URD PEUT LUI FAIRE CONFIANCE

    IL EST URGENT DE METTRE FIN A L IMPUNITE AU MALI ET C EST CE QUE LE PEUPLE ATTEND CHOGUEL DONC ACCELERE
    IL FAUT S OCCUPER DE TOUS LES DETOURNEURS DE FONDS VOLEURS HYPOCRITES

    Mali : Boubou Cissé, ou l’histoire secrète de la corruption
    8 juillet 2020 Par: NORDSUD JOURNAL

    Dans le système malien, le ministre de l’économie et des finances est techniquement le chef du gouvernement, car ayant la gestion de l’argent du pays, c’est lui qui décide les priorités à financer et imprime le rythme du gouvernement.

    Quand Boubou Cissé arrivait en 2016 au ministère des finances, il trouvait dans les caisses 155 milliards, « au lieu de reconstituer, il a tout vidé », confiait ainsi à Nord sud journal un ancien haut responsable du ministère de l’économie et des finances. Depuis cette année, le nom de Boubou Cissé est cité régulièrement dans des affaires de corruption, des marchés surfacturés ou ne respectant pas les procédures normales. Le Mali est-il devenu une société privée dirigée par Boubou Cissé ? Il sert le Mali ou sa poche ? Dans cet article, nous vous proposons un panorama inédit qui brosse quelques « des grandes affaires » de corruption où le nom de l’actuel premier ministre malien, Boubou Cissé est cité.

    La Plateforme de logistique de Nionsombougou bradée pour Dubai Ports World (DP World)
    En 2018, l’Etat malien signe un contrat de concession de la plate-forme logistique de Nionsombougou de 1000 hectares pour Dubai Ports World (DP World), le troisième exploitant portuaire mondial. Cette plate-forme logistique est située le long de la route principale reliant la capitale malienne à Dakar au Sénégal, et proche de la ligne ferroviaire reliant les deux villes. La plateforme logistique de Nionsombougou aura une capacité annuelle de 4 millions de tonnes de marchandises, a indiqué DP World dans un communiqué. Cependant les procédures d’acquisition de la plate-forme logistique de Nionsombougou de 1000 hectares par DP Word posent problème et de questionnement sur la bonne foi de la partie malienne. D’abord, le ministre des finances, Boubou Cissé n’a introduit les documents de cette concession au conseil des ministres pour approbation qu’après signature du contrat. Pire ! Selon les termes du contrat, l’État malien n’aura qu’une redevance dérisoire de 5% du chiffre d’affaire et oblige l’État à effectuer un important volume de trafic sur cette plate-forme logistique. Incroyable ! A qui profite le crime ?

    L’État « achète » six parcelles de terrain à plus 6 milliards au député Hadi Niangadou
    Il y a quelques années, le député Hadi Niangadou achetait six parcelles de terrain à Gouana, dans le cercle de Kati sur lesquels des habitants se sont installés. L’État demande à Hadi Niangadou d’abandonner ces parcelles aux populations en échange d’un endommagement. Alors la société Banga Immobilière de Hadi Niangadou surévalue les parcelles et aucun gouvernement n’a accepté son offre depuis 14 ans. L’ancien premier ministre Abdoulye Idrissa Maiga a catégoriquement refusé de payer cette somme astronomique de 10 milliards FCFA pour des terrains qui auraient coûtés 12 millions FCFA au moment de l’Achat par Banga Immobilière. En août 2019, le premier ministre et ministre des finances, Boubou Cissé accepte de payer au député Hadi Niangadou plus de six milliards deux cents millions FCFA malgré les réticences de son ministre de Budget, Mme Aoua Sylla qui a émis des réserves. Qu’est ce qui a poussé Boubou Cissé à payer plus de six milliards FCFA à Hadi Niangadou alors que le Mali traverse des périodes des tensions de trésorerie alors que tous ses précédents ont refusé de payer cette somme ? Y a t-il eu un deal pour payer une somme aussi considérable pour des parcelles qui auraient coûtés 12 millions des Francs CFA il y a quelques années ?

    Un blindé « en carton » évalué en moyen à un milliards des FCFA ?

    Au mois de décembre 2019, Boubou Cissé a conduit à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis (EAU) une délégation malienne composée du ministre de la sécurité intérieur, Salif Traoré, du directeur général du Budget, Sidiki Traoré, du Directeur général adjoint de la direction de marché public, Soibou Mariko et de l’ambassadeur du Mali aux Émirats Arabes unis, Boukary Sidibé, alias Kolon. Objectif : mobiliser une première tranche du crédit octroyé à l’État malien depuis juin 2019 par les Emirats Arabes unis en appui budgétaire de 250 millions de dollars , soit 150 milliards des Francs CFA. Il s’agit bien d’un crédit remboursable sur 39 ans et non un don comme comme annoncé au tout début. Le Mali a sollicité les EAU pour le décaissement d’une partie de cet crédit au fin d’acquérir cent (100) véhicules blindés de type Typhon. Le 11 décembre 2019, Boubou Cissé rencontrait Mohamed Al Suwaidi, le directeur du fond d’Abu Dhabi, puis le 12 décembre 2019, il rencontre le vice ministre de la défense Emirati, Matar Salem Al Daheri et Cheikh Saif Zayed Al Nahyan, vice-premier ministre et ministre de l’intérieur Emirati pour leur demander le décaissement d’une première tranche du crédit pour acheter « des blindés pour équiper deux régiments d’infanterie des Fama ». Mais à quel prix ? La presse malienne parle d’un montant total de 100 milliards des Francs CFA, soit un milliard des Francs CFA par Blindé. Si l’on se réfère à des sites spécialisés du domaine militaire comme http://www.opex360.com, le prix d’un blindé de même type, que ceux dont Boubou Cissé était au cœur de la commande, est de 458 millions des Francs CFA l’unité. De ce fait, le prix de cent sera donc 45 milliards 8 cents millions francs CFA. Où est donc passée la différence de plus de 50 milliards des francs CFA ?

    Pire encore, quelques mois plutard, le fournisseur livre plusieurs blindés qui ne répondaient pas aux normes. Le général malien Drabo, responsable des matériels militaires avait officiellement dénoncé cette livraison. La presse malienne et l’Imam Mahmoud Dicko avaient même qualifié ces blindés de « blindés en carton ». nouveau scandale ! Car ce marché de 100 milliards des francs CFA était passé de gré à gré en violation des textes maliens. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. « Il y a deux semaines, le trésor malien a payé 40 milliards des francs CFA, de reliquat du contrat alors même qu’il n’a pas été executé à 100% », nous confie une source au trésor malien. Alors qu’au même moment sur le terrain, et après des attaques terroristes contre ces engins, commence à avoir des sérieux doutes sur l’efficacité même de ces engins. Il faut rappeler que sur le terrain, les mouvements rebelles et djihadistes préfèrent toujours utilisés des pick up 4X4 beaucoup plus légers et rapides.

    En faisant des investigations sur la société qui a bénéficié de ce marche, on decouvre d’autres surprises. En effet, STREIT Group est cité dans beaucoup des scandales de fourniture d’équipements militaires par des experts de l’ONU depuis 2016. Ils lui reprochent d’avoir violé l’embargo interdisant la vente d’armes à la Libye. Elle a aussi vendu des véhicules militaires au Soudan, rapportait le quotidien The Globe and Mail, alors que des sanctions adoptées par Ottawa empêchent tout « Canadien », même « à l’extérieur du Canada » de conclure de telles transactions.

    2.3 milliards « donnés » de gré à gré à Sinsy Coulibaly
    Décidément, la passation de gré à gré est devenu le jeu favori de Boubou Cissé et pour quelle cause ? Le chef du patronat malien, Mamadou Sinsy Coulibaly est marié à Madina Tall, une cousine du premier ministre Boubou Cissé. Le premier ministre et ministre des finances avait octroyé un marché de gré à gré de 2.3 milliards des Francs CFA à Mamadou Sinsy Coulibaly pour impression des bulletins de vote lors des élections législatives 2020. Chose étonnante encore, ce contrat n’a été validé signé et exécuté avant même sa validation en conseil des ministres, en violation des procédures. Mais visiblement, Boubou Cissé n’a rien à gagner dans le respect des procédures.

    Concession de l’aéroport de Bamako ou le parfum du gré à gré pour EGIS

    Le 15 mai dernier, le premier ministre Boubou Cissé avait convié des responsables maliens à l’ouverture des offres financières des soumissionnaires dans le cadre de la mise en concession de l’aéroport international Président Modibo Keita. A l’ouverture des plis, un seul offre, celui de la société française EGIS, associé à son frère Baba Cissé, qui n’est autre que le DG de la SGI-Mali et Mamadou Synsi Coulibaly, président du CNPM, époux de Madina Tall, la cousine de Boubou Cissé. Cette procédure est toujours en cours.

  2. Si l URD est un parti politique sérieux, il ne pensera même pas un jour présenter Boubou pour les élections présidentielles. Mais les membres achetés par l argent lutteront pour lui; mais pour son échec lamentable s il était présenté aux présidentielles. Aucun dirigeant ne peut empêcher son échec, ni celui de Boubeye.

  3. SI L’ARRIVEE DE BOUBOU A L’URD VA CREER LA DISLOCATION DU PARTI POURQUOI FAUT IL L’ACCUEILLIR OU C’EST PARCEQUE C’EST UN BAILLEUR DE FOND.
    IL VA CREER LA PERTE DU PARTI CAR LES ENQUETES FINIRONT PAS LE CITER ET IL SERA LES LIENS DE LA PRISON. Me DIARRA A ETE CLAIR CEUX QUI TRAINENT DES CASSEROLES DE GRACE QU’ILS NE SE PRESENTENT PAS AUX ELECTIONS. ILS VONT SE FAIRE ELIRE ET LA JUSTICE NATIONALE OU INTERNATIONALE FINIRA PAR L’ATTRAPER.

  4. Si Ex pm candidat sera de urd c est un insulté et de la provocation contre le peuple malien.Tout sauf les anciens pm ont les a tous vu à l œuvre.,et sont responsables de tous les maux dont souffre le Mali

    • MERCI AZIZA

      BANMANAN, CEUX QUI NE SUIVENT PAS LA RELIGION MUSULMANE CEUX QUI NE SE CONVERTISSENT PAS, LES DIGNES, HONETES…

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