Rencontre de Pau du 16 décembre: IBK pose les conditions de sa participation à l’envoyé du Président Macron

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En recevant, le mardi dernier, au Palais de Koulouba,  Christophe Bigot, envoyé spécial du Président français pour le Sahel, le Président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita  a posé les conditions de sa participation à la rencontre  de Pau  qui aura lieu ce 16 décembre.

Alors que les critiques pleuvent partout dans le continent africain et au sein de la diaspora noire à l’occident pour dénoncer le ‘’ton paternaliste ’’ utilisé par le Président Français pour inviter les ses homologues des pays du G5 sahel  ‘’ à venir clarifier leurs positions par rapport à la présence des forces française au  sahel’’, l’Elysée a décidé de rectifier le tir en envoyant  son émissaire à Bamako. Cet envoyé Spécial du Président français pour le Sahel, Christophe Bigot a été  reçu en audience en début de semaine par le Président IBK, à qui il a directement remis l’invitation de l’Elysée.  « L’objet de sa visite était de remettre au Président Keita, une invitation officielle pour la rencontre prévue à Pau en (France), le 16 décembre 2019 », a annoncé la présidence malienne sur  sa page face book.

Laquelle rencontre au sud de la France, précise –t-elle,   sera axée autour des acquis et perspectives de l’Opération Barkhane et l’harmonisation des futures dispositions sécuritaires dans le Sahel. Le Président de la République semble dans la logique de répondre à l’invitation de Pau, mais il a  posé des conditions  de sa participation à l’envoyé spécial d’Emmanuel Macron pour le Sahel.  «  Le déplacement  du Président de la République du Mali à Pau, ce 16 décembre, se fera sous conditions.  L’envoyé spécial pour le Sahel du Président de la République Française, M Christophe Bigot a été chargé de transmettre ces conditions à qui de droit », a indiqué le Ministre porte-parole du gouvernement , Yaya Sangaré, sur sa page Tweeter.

Ce dernier a refusé de dévoiler  le contenu des conditions posées par Bamako pour participer à  cette rencontre au sud de la France  dont tout laisse présager un débat  houleux entre les dirigeants des pays du Sahel et Emmanuel Macron.  Cependant, tout laisse croire, le blocus autour de la ville de Kidal véritable point de discorde ou de désamour entre la France et la société civile malienne pourrait figurer parmi les conditions du Président Malien.

En tout cas, la rencontre de Pau pourrait être un tournant majeur dans la coopération militaire de la France au Sahel et les cinq dirigeants. Elle a été mal accueillie par l’opinion africaine qui en a été  ressentie par beaucoup comme une « convocation ».  D’ores et déjà,  Christophe Bigot  joue à l’apaisement en indiquant  que « c’est une invitation au dialogue ». Il soutient que la France discute avec ses amis du Sahel, pour qu’à l’issue du sommet de Pau, qu’ils puissent  ensemble définir la forme de feuille de route commune pour aller de l’avant.  Il estime qu’avec le Sahel, ils sont en mesure de répondre aux défis sécuritaires en faisant preuve de patience.

Siaka DIAMOUTENE/ Maliweb.net   

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1 commentaire

  1. Je ne crois que notre président ait eu à poser des conditions que lui même se garde de dévoiler à l’opinion malienne qui le trouve mou face à la France. IBK n’est pas du genre à se taire quand il est nécessaire de parler. Je crois plutôt qu’il pense que les circonstances lui sont favorables pour que la France joue franc jeu avec le Mali.
    Mais, une fois encore il sera désagréablement surpris par l’administration française qui n’aide jamais un Pays en détresse. Le Rwanda suffit comme exemple.
    A mon avis, le Mali a eu une occasion en or pour se défaire de la pieuvre française. Il revient au président de saisir cette opportunité.

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