Au rythme des indiscrétions : Le monde estudiantin attend vérité et Justice

L’Association des élèves et étudiants du Mali a les yeux rivés sur la commission Vérité, justice et réconciliation. Mise en place dans la foulée du processus de décrispation sociale pour  redresser des torts subis et permettre à la nation de redécoller sur de nouvelles bases, elle a pour mission, entre autres, de panser les plaies occasionnées par les affres la crise consécutives au coup d’Etat de 2012.

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Une mission somme toute ardue mais tributaire de conditions et préalables qui ne pointeront à l’horizon qu’en rompant d’avec les approches complaisantes. Celles-ci ont pourtant pignon sur rue à l’Assemblée nationale du Mali où, la justice continue d’échouer en autant de tentatives à décrocher l’aval des députés pour mener à bien la procédure afférente aux émeutes scolaires et estudiantines ayant occasionné mort d’hommes en son temps, conduit en prison nombre d’étudiants et contraint certains d’entre eux à l’exil vers des destinations inconnues. Pas question donc  de lever l’immunité du député cité dans l’affaire, quoiqu’il traîne les soupçons de principal instigateur des affrontements sur fond de règlement de comptes entre étudiants hostiles aux putschistes et les ramifications policières du coup d’Etat. C’était en Juin 2013. Une descente musclée d’éléments armés de la police dans les campus universitaires n’a pu se dérouler sans le recours à de balles réelles. Un étudiant activiste en médecine y a laissé la vie, tandis que le secrétaire général, Hammadoune Traoré, grièvement atteint, a été contraint de recevoir des soins en prison où, il était arbitrairement incarcéré par la junte qui dominait sur Bamako. Une rigueur impitoyable et assez dissuasive pour contraindre d’autres camarades à trouver refuge sous des cieux encore inconnus. On y dénombre, entre autres, Yacouba Traoré, Aly Touléma, Adama Ouonogo, Ibrahim Kamaté. La liste n’est pas exhaustive. Quant au présumé instigateur du crime, le parlementaire pro-putschiste Oumar Mariko, il continue de rire au nez d’une justice impuissante et littéralement noyée dans un jeu politique fait de complaisances et d’ascendance des intérêts circonstanciels sur le devoir de vérité. Interpellé sur l’évolution du drame estudiantin de 2013 lors d’un récent débat télévisé, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a estimé que le rôle de son département consistait tout simplement à déclencher la procédure et non de suivre son évolution. Avec une telle démission, les yeux sont désormais braqués sur la Commission vérité, justice et réconciliation. 

Mortelles plaques publicitaires  à Bamako

Dans le district de Bamako, la publicité visuelle a pignon sur rue. De plus en plus fortement sollicité au détriment des canaux traditionnels, les supports pullulent, poussent comme une génération spontanée et s’imposent à l’attention de tout usager. A un rythme tel que certains media ne verront que du feu à la longue si la tendance à la profération se poursuivait.  Seulement voilà : les nouveaux canaux modernes constituent en même temps un véritable danger dans la circulation, pour autant qu’ils contribuent à distraire les conducteurs et les piétons. Que les chauffeurs oublient de libérer le passage au changement des feux n’est qu’un moindre mal. Il peut arriver aussi que les panneaux publicitaires provoquent l’irréparable à force de captiver les usagers de la route par des images animées. En définitive, après la guerre aux plaques gênantes qui obstruent la vue des usagers, il est temps d’engager la croisade contre les spots publicitaires qui sont loin d’être de simples véhicules de messages. Quoiqu’ils fassent figure de créneau avec de gros intérêts économiques derrière.

Les rebelles enfin  prêts à accueillir  Barthélémy Togo

SOS-Education pour Kidal. Ainsi peut-on qualifier le grand entrain et la ferveur et l’allant avec lesquels les acteurs du mouvement politico-armé, la Coordination des mouvements de l’Azawad, s’est lancé dans la recherche du ministre de l’Education nationale. Selon nos sources, depuis plus d’une semaine Barthélémy Togo est activement recherchée par  les seigneurs de la ville de Kidal avec l’intention, dit-on, d’arrêter les modalités de sa visite dans l’Adrar des Ifoghas. Mais ; au moment où nous mettions sous presse, il n’était pas encore sûr que les acteurs de l’ancienne rébellion ait pu mettre la main sur le ministre. Peut-être à cause de son calendrier, mais aussi de l’amertume que lui a laissée la tentative ratée de réouverture solennelle des classes à Kidal, à la veille du départ de la visite d’Etat d’IBK en France. Les autorités voulaient présenter l’événement comme un signe d’avancée vers la paix et la stabilité dans le Septentrion. Les irrédentistes ne l’entendaient pas de cette oreille et ont opposé un niet catégorique à la visite de Barthélémy Togo, au détour d’une impréparation de l’événement. A présent qu’ils sont eux-mêmes demandeurs, leur rachat se heurte pour l’heure à réticence ministérielle.

Diawara, l’ancien  Pdg de la Bhm en  tractation avec les  autorités maliennes

Dix milliards Fcfa de dédommagement. C’est la rondelette somme que l’Etat malien doit verser à Mamadou Diawara, l’ancien Pdg de la Banque de l’habitat du Mali libéré après une longue incarcération. Le ‘’prisonnier’’ d’ATT s’est fait rendre justice par la Cour de justice de la Cedeao où, ses avocats avaient introduit une procédure fructueuse contre l’Etat malien pris en défaut d’abus contre son ancien serviteur. Acculées et prises à la gorge par les contraintes de cette condamnation supranationale, les autorités, selon nos confidences, ont choisi de transiger avec l’ancien Pdg tranquillement retranchée dans sa modeste demeure de Faladié avec une nouvelle épouse. Il nous revient de même source que l’Etat est en train de mettre des pieds et des mains… pour lui faire accepter  7 milliards au lieu des 10 obtenus par ses avocats auprès de la cour de justice de la Cedeao. Faut-il rappeler que Diawara avait déjà bénéficié sous ATT d’un élargissement contre lequel le ministère public s’est systématiquement insurgé par un recours en cassation pour le retourner en prison aussitôt après. Il y a finalement passé huit longues années au total.

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