Encore une augmentation

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Les boissons gazeuses sucrées ont connu une nouvelle augmentation de prix. La bouteille est passée de 250 Fcfa à 300 Fcfa les 33 Cl. Cette augmentation n’est pas une première, puisqu’à la faveur de la CAN 2002 que notre pays a abritée, le prix des mêmes boissons est passé de 125 Fcfa à 175 Fcfa uniquement dans le but de mobiliser des ressources financières au profit du comité d’organisation de la CAN. Les Maliens l’ont accepté, sans problème. Mais, depuis un certain temps, les sociétés de brasserie du Mali et autres s’adonnent à des augmentations de prix sans en prévenir les consommateurs. Le tout se fait sans qu’aucune association de consommateurs ne lève le petit doigt. Les Maliens sont laissés à eux-mêmes et personne ne sait les raisons de cette nouvelle augmentation. On dirait qu’on est dans un pays sans loi. Le ministère du Commerce aussi ne dit rien et continue chaque dimanche à fatiguer les téléspectateurs par des annonces sur les prix des produits de première nécessité, alors que les chiffres avancés sont loin de la vérité. Peut-être que le ministre Abdel Karim Konaté dit Empé dort, lui aussi !

 

Un parti pour Tatam

Selon une source proche de l’ancien Premier ministre, le premier du règne du président IBK, Oumar Tatam Ly, pour ne pas le citer, est en train de se préparer pour lancer sa propre formation politique. Les lieutenants de Thierno sont actuellement au four et au moulin afin de bien préparer le lancement de ce parti politique. Selon certaines sources, ce nouveau parti, même si on ne connaît pas son nom, fera de la bonne gouvernance et de la gestion des deniers publics son cheval de bataille. Tatam ne serait pas seul dans cette aventure puisque plusieurs de ses camarades sont prêts à l’accompagner, sans oublier les mécontents du RPM. Pour le moment, c’est le travail de réflexion autour du document de base de la future formation politique.

 

SADI ne mobilise plus

Les défenseurs des putschistes de Kati ne mobilisent plus ; cela est perceptible à travers leurs différentes activités. Que ça soit le MP22 ou Sadi, c’est la même chose. Les militants sont comme fatigués, d’autant que certains ne comprennent pas du tout la position de leur parti. Lequel se trouve, selon eux, dans la majorité afin de sauver la tête de leur secrétaire général. Un secrétaire général-député de Sadi qui est menacé par une levée de son immunité parlementaire. Par peur, il multiplie donc les actions de charme pour aider le pouvoir. «Comment Sadi peut organiser une conférence sur l’école pour féliciter la ministre de l’Education actuelle, c’est de la démagogie», peste un militant du parti Sadi, dont l’étonnement a été aussi grand de constater que les leaders de son parti étaient dans une salle vide. C’est pour ne pas cautionner la position actuelle de leur parti, que plusieurs militantes et militants Sadi se mettent de plus en plus en marge des activités de leur parti.

 

 

Une rentrée ratée

C’est dans une salle à moitié vide que s’est déroulée la rentrée parlementaire ou encore session budgétaire. Des places vides étaient visibles un peu partout, preuve que plusieurs députés n’étaient pas au rendez-vous. Et pourtant, il y avait une délégation de députés tchadiens invités à cette rentrée parlementaire. L’absence de certains députés s’explique par plusieurs raisons, selon les absents eux-mêmes. Il y avait d’abord la fête de Tabaski : plusieurs députés ayant choisi d’aller faire cette fête chez eux, au village. En plus, le budget qui doit être au centre des discussions n’est pas prêt. Parce que le gouvernement n’a rien fait dans ce sens. Mieux, le renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale et celui des commissions de travail ont été remis au 31 octobre prochain. «Laisser nos moutons et venir écouter seulement le discours d’Isaac n’a aucune importance pour nous», nous a confié un député de la majorité. Lequel estime qu’il n’y aura aucun changement dans l’actuel bureau de l’Assemblée nationale, les dés étant déjà pipés.

 

 

 

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