Entre gouvernement et presse Nouvelle crispation

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Selon Yaya Coubilaby, professeur de journalisme, le gouvernement ne peut opposer le secret de l’instruction aux journalistes qui sont uniquement tenus par le code d’éthique et de déontologie. Il y voit dans le communiqué de mise en garde une volonté de musellement à l’heure où le combat en faveur de la dépénalisation des délits de presse fait son petit bonhomme de chemin.

Bandiougou Danté , président de l’Union des radios et télévisons libres du Mali (URTL) lui fait chorus. « Un climat de suspicion grandit malgré les assurances données par le ministre de la Communication. Les méthodes d’interpellation n’honorent ni les auteurs ni la presse. »

Un milliard à se mettre sous les dents : Les artistes se bouffent le nez

Des visages crispés, des envolées verbales … et des artistes qui tournent sur eux-mêmes comme des toupies sans savoir quand le bout du tunnel. Eloignés des salles de spectacle, coronavirus obligé, ils avaient sollicité l’aide de l’Etat. Celle-ci est tombée sous la forme d’une subvention d’un milliard de nos francs. La répartition de ce fonds  – 90.000 F par bénéficiaire  d’après nos sources – donne lieu à des grincements de dents. Une broutille, selon certains portés à réduire la liste des bénéficiaires afin d’améliorer leur enveloppe, mieux que rien, jugent d’autres. Partisans et opposants à un partage égalitaires serrent les mâchoires pour se dominer, mais leur machine nerveuse ne leur donne pas une maîtrise souhaitée. On se bouche le nez !

Avant projet de loi sur le genre

Rétropédalage du gouvernement

La vague de protestations des religieux a eu raison de l’avant projet de loi sur le genre, l’âge de mariage et l’héritage. Le gouvernement l’a enterré au terme d’une entrevue entre le Premier ministre et la ministre de la Famille, de la femme et de l’enfant.

Sous la pression des leaders religieux, le gouvernement a fait marche arrière. Le guide spirituel des hamallistes a demandé le départ de la ministre Founè Samaké qui après concertation avec le chef de gouvernement est venue annoncée aux membres du Haut conseil islamique le retrait pur et simple de l’avant projet de loi.

L’ancien Premier ministre :

Modibo Keïta sera inhumé jeudi

Décédé samedi au Maroc à l’âge de 78 ans, ses obsèques auront lieu demain. Modibo Keïta a été le Premier ministre d’Ibrahim Boubacar Keïta de janvier 2015 à avril 2017  après avoir brièvement occupé le poste de chef de gouvernement  sous Alpha Oumar Konaré de mars à juin 2002.

D’avril 2014 jusqu’à sa nomination, il avait été le haut représentant du président  pour les négociations de paix d’Alger entre le gouvernement et les groupes rebelles du nord. Ce professeur d’enseignement secondaire avait exercé diverses fonctions au sein de l’administration et du gouvernement comme ministre, ambassadeur et secrétaire général de la présidence.

Le PM de la transition a salué la mémoire « du grand commis de l’Etat et de l’homme pétri de nos valeurs ancestrales de probité, d’honneur et de dignité »

Son décès  est survenu au lendemain des obsèques de Soumaïla Cissé.

Rassemblées par la Rédaction

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