Mariko à Kidal pour la bonne cause

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«On peut tout reprocher à Dr. Mariko sauf son patriotisme» a laissé entendre un diplomate européen, qui a bien apprécié le déplacement du député de Kolondièba à Kidal. Le diplomate ajoute que ça fait de la matière pour les partis politiques et dénote de leur crédibilité. En effet, avant de partir pour cette mission, le député et non moins secrétaire général du parti Sadi a informé par courrier le président de l’Assemblée nationale qui, une fois informé, voulait l’empêcher de partir. Heureusement qu’il est parti à bord d’un avion de la Minusma, avec une délégation composée de deux députés et du secrétaire politique du parti, Sadi Mohamed Ag Akeratane. Selon l’honorable Oumar Mariko -que nous avons joint au téléphone depuis Sikasso où il prenait part aux travaux du 4ème congrès de son parti- «Tout s’est bien passé». Suivant ses propos, son parti va bientôt communiquer sur cette mission qui a été initiée pour la bonne cause : savoir ce qui se passe à Kidal et voir ce qu’il y a lieu de faire.

UM-RDA fuit ses élus locaux

Un parti sans idéaux. Ceux qui l’animent ne savent plus quoi faire. Hé  oui, ce n’est plus le temps du parti de nos pères avec les idéaux de notre père Mamadou  Konaté, le fils de Tiéouleba qui, tout de blanc vêtu, éduquait tous les enfants de la même façon. Ce n’est pas le même parti de notre père Mamadou El Béchir Gologo. Eux qui ont tout donné à l’US-RDA ou Yérédia pour les rivaux. Aujourd’hui, l’Um-Rda se réclame de ce parti alors qu’elle ne tient rien de ce parti. Au moment où tous les maires du Mali sont en réunion à Bamako, c’est ce moment que l’Um Rda a choisi pour aller faire sa conférence des cadres à Yélimané. Peut-être que l’Um Rda n’a pas de maire. Sinon comment fuir ses élus locaux à Bamako pour aller organiser une conférence régionale à Yélimané. Ce  n’est autre chose qu’une fuite.

Les Abeilles face aux Abeilles

Alpha Oumar Konaré prépare son grand retour. IBK l’a félicité et ses partisans au sein de la Ruche sortent la tête de l’eau pour recoller le parti mis en pièces détachées par Dioncounda Traoré. Il reviendra surtout pour mettre un terme à la saignée. Rien qu’à voir les visages des gens qui parlent de rénovation, on se rend compte que l’enfant de Dougoukolo Konaré et de Binthily Diallo veut revenir sur la scène politique. Moult questions fusent. En tout cas des abeilles sont en train de parler aux abeilles, peu importe la forme, et même les lieux. Ce qui est sûr, c’est une renaissance ou refonte de l’Adéma qui est recherchée. Mais on ignore comment. Il ne serait donc pas à exclure ou à entrevoir des alliances pour les municipales à venir, et même la présidentielle de 2018. Alpha Oumar Konaré est un stratège, un homme qui voit loin. Personne ne sait pour le moment ses vraies intentions.

Le Segal se perd en ville

Attendu pour présider la cérémonie de lancement de «Mode», un nouvel outil du Groupe Odyssée, le secrétaire général du ministère de la Décentralisation et de la Ville, Boubacar Sow, s’est perdu dans les embouteillages. De la Cité administrative au Golf à Baco Djicoroni, le secrétaire général a mis plus d’une demi-heure. Arrivé dans la salle, Boubacar Sow a été guidé par Bréhima Fomba qui l’a aidé quand il avait des problèmes dans la circulation. Boubacar Sow est arrivé juste le temps de s’installer, c’était son tour de prononcer le discours d’ouverture de la cérémonie de lancement. Comme Boubacar Sow, un autre chef de projet invité à la même cérémonie s’est complètement perdu dans les rues de Baco Djicoroni Golf. C’est vers la fin de la cérémonie, quand les invités se retiraient, que ce grand patron a retrouvé le siège du Groupe Odyssée. Heureusement qu’il n’avait pas de discours à faire.

L’insécurité à Sénou

Les populations du quartier Sénou vivent dans la peur car elles font face à des voleurs bien organisés. Certains de ces malfrats disposent de 4X4 et d’armes sophistiquées. Des rues coupées par des voitures 4X4 avec des hommes à bord bien armés, c’est ce que les habitants de Sénou constatent tous les jours. Selon certains d’entre eux que nous avons rencontrés, ces voleurs sont plus équipés que les militaires maliens. D’après l’imam d’une mosquée de Sénou, ils ont fait des victimes. Un jeune a été atteint par une balle et un autre est grièvement blessé. Un fonctionnaire dudit quartier, qui croyait que c’était un phénomène de petit banditisme à l’approche de la fin de l’année, dit se rendre compte maintenant qu’il s’agit de grands bandits. Depuis les populations appellent le gouvernement au secours parce que la méthode appliquée par ces nouveaux voleurs a fait des victimes à Sénou.

Panier ou sachet de la ménagère

Le Mali est frappé par une crise sans précédent. De la double crise institutionnelle et sécuritaire au nord du Mali, la conséquence la plus visible dans les régions du nord de notre pays, c’est la misère qui est visible sur les visages. Les populations des différents cercles de Tombouctou que nous avons visités (Goundam, Gourma Rhaousse, Diré) se disent fatiguées. En dehors de la crise, elles vivent dans des difficultés énormes. La même misère est visible dans la capitale malienne. Les  Maliens ne mangent plus trois fois dans la journée. Les Bamakois dans leur grande majorité se contentent de peu. Dans certains cas, c’est la conjoncture difficile qui brise l’espoir de milliers de foyers conduisant à la déclinaison de l’autorité parentale. Et aujourd’hui, le panier de la ménagère est devenu le sachet de la ménagère pour celles qui trouvent des sachets.

La déception des Maliens

Rares sont les Maliens qui n’ont pas été déçus de leur choix porté sur le locataire du palais de Koulouba. Bon nombre de Maliens pensaient qu’IBK allait résoudre tous nos problèmes avec un bâton magique. C’est vrai que le pays sort de crise, c’est aussi vrai que les Maliens sont dans des difficultés énormes. Face au désespoir du peuple, le président IBK doit se battre pour la résolution de la crise au nord. Son seul et unique combat, de l’avis de beaucoup de Maliens, doit être celui-là. C’est pourquoi les Maliens accordent beaucoup d’importance aux pourparlers d’Alger. De leur côté, si les populations du nord croient aux pourparlers, elles fustigent cependant le comportement des frères égarés qui ne cessent de mettre au goût du jour la question de fédéralisme ou division du Mali. Malgré toutes les difficultés auxquelles les Maliens font face, ils ont été déçus d’apprendre la libération des terroristes.

Amadou Haya Sanogo transféré de Sélingué à Manantali 

Le transfert a eu lieu nuitamment. Dans la nuit du 12 au 13 décembre. Le «général» Amadou Sanogo ne le savait pas. Alors qu’il était dans son réduit de la localité de Sélingué, situé au sud de Bamako, une escorte débarqua. Trois des militaires qui gardaient le «général» ont même un moment paniqué. L’officier qui dirigeait l’escorte s’est présenté devant le «général». Ordre lui fut donné de ramasser ses cliques et claques. Il aurait tenté de joindre sans succès l’un de ses avocats. Le voilà donc moins d’une heure après à bord d’un convoi sécurisé pour l’ouest du Mali, plus précisément à Manantali. Selon une source sécuritaire malienne, ce transfert «s’imposait pour la sérénité de la suite des enquêtes». Quant à eux, Konaré se retrouve désormais à Kadiolo, alors que Seyba s’installe à Sélingué.

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