A propos des personnalités interpellées par le CNRDRE la semaine dernière : Le cas de Banny Touré

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Dans notre dernière livraison du vendredi dernier, nous avons fait cas des dessous des interpellations de personnalités militaires et civiles par le CNRDRE qui leur reprochent à bien de choses aussi gravissimes. Dans ce lot, nous avons cité M. Cheick Amadou  Kanté dit « Banny », ex Conseiller Technique de l’ancien locataire de Koulouba, de nos jours en fonction, non moins point focal des investissements libyens au Mali (Libya Africa Portfolio Investments, LAP en Afrique de l’Ouest) pour qui il serait reproché l’achat de trois avions jugés « des carcasses ». L’intéressé et son entourage ont tenu à rétablir certaines vérités pour l’histoire. Mali Demain au cœur de l’actualité et soucieux de donner l’information vraie même si la rétention étant le sport favori de nos autorités, surtout celles qui viennent d’être balayées par le vent du changement pour mettre fin à la chienlit qui prévalait sous ATT et compagnie, a accepté d’éclairer la lanterne de nos lecteurs. Ainsi, qu’il s’agisse de l’entourage de Banny Kanté et surtout d’autres sources crédibles qui suivent avec attention, cet homme, nous avons pu obtenir des informations intéressantes et époustouflantes. Nos révélations sur un patriote trop discret.
Pour parler des avions gracieusement obtenus que notre pays à pu acquérir avec la Libye de feu Kadhafi, nos informations ont révélées que cet exploit s’est réalisé grâce à la Maestria du Conseiller Technique, voir spécial de l’ancien chef d’état, aujourd’hui, déchu : M. Banny Kanté. L’enfant de Nioro du Sahel connu pour sa discrétion et son sens élevé mais caché de servir son pays, le Mali, nous a reçu mais a préféré ne pas avancer de mots. Raison d’état oblige. Mais puisque nous sommes avides de clarifier ce dossier que certains opportunistes de la dernière heure ont saisi pour tenter de mettre sur une fausse piste le CNRDRE, grande a été notre surprise. Et pour cause !
« Tenez-vous bien, les avions jugés « carcasses », sont neufs et de dernière génération pour l’appareil présidentiel, un Boeing 707 qui est un véritable place volant. Ils s‘agit d’un appareil présidentiel (photo ci-contre), un véritable palace volant et d ‘ailleurs que le Président par intérim empruntera ce jeudi pour son premier voyage à l’extérieur, a été obtenu suite des négociations entamées et réussies par Banny Kanté et sa cellule sans que l’Etat du Mali ne débourse un  Kopeck », martèle un proche qui a gardé l’anonymat. Cet appareil présidentiel de la dernière génération qui coûte des milliards a été obtenu grâce faut-il le rappeler à l’amitié combien profonde qui lie le Conseiller technique de l’ancien chef d’Etat au Chef de Cabinet de Kadhafi, M. Béchir Salah. Cet avion présidentiel qui a été immatriculé « TZ0001 » est pour l’état du Mali.
Aussi, s’ajoutent les deux avions « CESNA) (avions d’épandage contre les criquets pèlerins) y compris deux avions de surveillance et de combat, ceux-là même qui avaient défilé le 22 septembre 2011sur l’avenue de l’indépendance en présence du guide libyen, sont devenus propriété du Mali. La main de Banny Kanté et de ses collabora    teurs est passée par là. Suite encore à des négociations poussées avec le chef de cabinet du guide, le patron de la cellule de la présidence en charge du transport dirigée par le même Banny Kanté, la force tranquille, confie des proches et collaborateurs car l’homme n’aime pas le bruit lorsqu’ils ‘agit de servir son pays, notre pays à pu avoir les deux avions de combats militaires sans débourser un kopeck. « Sa force demeure les actes et non la parole », poursuit un ami d’enfance. Il faut dire que ces deux appareils militaires sont visibles à l’aéroport de Bamako Sénou dans la zone de la Base 101. Mais pour être efficace contre les bandits armés, il leur faut du matériel d’équipage, c’est-à-dire les bombes et autres accessoires qui en sont pas disponible et coûtent très chers. Et pour cause, explique un spécialiste : « la commande de matériels pour ces appareils de marque Marketis Italienne prendra au bas mot, six mois alors que dans notre cas, le temps presse pour en finir avec les bandits armés ». Pour la même circonstance, la Libye de Kadhafi a formé par rapport à ces avions de combats six (06) pilotes de l’armée de l’Air. Cela gracieusement.
En outre, nos sources indiquent que grâce à la cellule de Banny Kanté et ses relations avec Béchir Salah (amitié de plus 40 ans), l’armée malienne à pu obtenir beaucoup de matériels militaires qui ont transité par le port de Conakry puis acheminés sur le camp « Soundiata » deKati. Entre autres des engins lourds et leurs accessoires sous la surveillance de hauts gradés.
Les investissements libyens au Mali
Après investigations, il s‘avère que M. Banny Kanté n’est qu’un point focal des investissements libyens au Mali. En clair,  il sert de facilitateur  entre le gouvernement libyen à travers ses sociétés et le Mali. Et compte tenue de la lourdeur administrative constatée dans notre pays, la cellule de Banny Kanté permettait d’accélérer les procédures administratives. Ainsi de 2002 à 2012, précisent nos sources, la Libye de Kadhafi a investi 500 millions de dollars au Mali, soit 250 milliards de FCFA dans des projets gérés par des libyens au Mali. Mieux précisent les mêmes sources, il s‘avère que tous les marchés qui ont été octroyé, l’ont été par appel d’offres international. « Il s’agit d’une déontologie qui est respectée », explique un cadre proche du dossier.
Quant à Banny Kanté lui-même, en bon cadre supérieur, avare en mot, il a dit ceci en signe de déception vu la manière dont il a été maintes fois interpellé : « J’ai servi dix ans durant ATT et mon pays. J’en suis fier. Si c’était à refaire, je le ferai. De 2002 à ce jour, je me suis appauvri. Mais ce n’est pas grave car c’est pour mon pays. Rien que pour mon pays». Sans autre commentaire. Malgré ces incompréhensions, l’homme est prêt à servir le Mali. Il est prêt à accompagner le CNRDRE pour le relever les défis. « Quoi qu’on dise ou veut contre cet homme, il est honnête et loyal à servir son pays », a laissé entendre un Imam de la place et non le moindre. L’expérience et les relations de cet homme, pourront servir le pays, susurrent d’autres patriotes qui, el connaissent bien. « Pour quoi ne pas  en profiter de lui puisqu’il jure de continuer à servir le Mali ? », s’interroge un enseignant qui le connait pour l’avoir vu à l’œuvre. De nos jours, l’ancien DG d’Air Mali (cinq ans de gestion  durant), est un monument que les nouvelles autorités doivent profiter de son expertise pour conduire à bon port le bateau-Mali mis-en mal par son ancien chef, aujourd’hui en fuite vers le Sénégal. « Enfin, tous ceux qui connaissent Banny Kanté, savent que la magouille n’est pas son affaire », martèle un ancien collaborateur. En réalité, constatent bien d’observateurs, Banny Kanté est victime d’intox, de règlements de comptes d’individus qui pourtant venaient le voir afin qu’il intervienne pour eux auprès de l’ancien Président de la République. Dans ce cas, conseillent nos sources, le CNRDRE devra savoir « exploiter » ce genre de cadre et non le moindre et non l’humilier de la sorte.
Quant à l’affaire « Air cocaîne, nous y reviendrons sur l’affaire sur le comportement inexplicable de la Direction générale de l’ANC ainsi que les raisons de la libération « en catimini d’Aweïnatt ».
Evoquer les raisons de la débandade de l’armée nationale face à des groupes de bandits armés, c’est donner un carton jaune aux élus de la Nation dont certains qui se font passer de nos jours comme « des sauveurs », s’étaient élevés contre le budget de l’armée qu’ils trouvaient élevé. Et pour tant, ce budget compte tenue du rôle de la grande muette dans l’enracinement de la démocratie, est dérisoire, voire maigre. En réalité, ce budget si nous voulons avoir une armée professionnelle bien formée et aguerrie, devra être quintuplé, à en croire des spécialistes. C’est à ce travail que les élus de la nation doivent s’atteler au lieu de divertir les citoyens par leurs querelles pour des strapontins.

Bokari Dicko

Portrait express de Banny Kanté
Détenteur d’un Bac série « D », c’est-à-dire Sciences et Biologie, l’enfant de Nioro du Sahel passera deux ans à l’ENSUP avant de s’envoler pour la France. Dans la capitale française, il décrochera son DEUG en gestion des entreprises, obtient une Licence à Paris 1 Sorbonne ; expert en aviation, il devient DG d’Air Mali, cinq ans durant. L’arrivée d’ATT au pouvoir par les urnes (en 2002), va le nommer Conseiller Tech nique à la présidence chargé du transport, point focal des investissements libyens au Mali sur qui, il veillera et sera même félicité par une délégation du CNT qui a été surpris de trouver leurs investissements bien gérés et bien entretenus contrairement dans d’autres pays africains.
Bokari Dicko

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