Débat à l’Assemblée nationale : Quand l’honorable Karim Kéita étale ses carences !

2 Déc 2015 - 00:02
Mis à jour: 11 ans
74
Débat à l’Assemblée nationale : Quand l’honorable Karim Kéita étale ses carences !
Honorable Karim Keita, Depute de la Commune II, Président de la commission de la defense nationale, de la securite et de la protection civile
C’est du moins ce qu’on peut dire par rapport à la séance de questions orales qui a mis aux prises le jeudi dernier, à l’Assemblée nationale, l’honorable Karim Kéita, président de la Commission défense de l’Assemblée nationale et le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, col-majeur Salif Traoré.  C’était une séance de questions orales qui était très attendue par les populations et surtout par les médias nationaux et internationaux lesquels avaient massivement fait le déplacement à l’Assemblée nationale. Surtout que cette séance de questions orales se tenait une semaine seulement  après l’attaque meurtrière perpétrée par terroristes au nom de l’islam. Mais la montagne a accouché d’une souris. Non seulement l’interpellateur l’honorable Karim Kéita n’a pas pu faire parler le ministre de la Sécurité en posant les questions qu’il faillait mais aussi les attentes des populations n’ont pas été comblées. Ce jour-là, après avoir demandé au ministre en charge de la Sécurité de relater les faits sur l’attaque du Radisson Blu de Bamako, le président de la Commission défense de l’Assemblée nationale, comme dans un jeu d’enfants, a tout simplement demandé à celui-ci de parler de sa stratégie de sécurité  pour mettre les Maliens en confiance. Il a demandé au ministre de s’expliquer sur les cameras de surveillance installées à travers la ville de Bamako ; sur l’absence et les détériorations des feux tricolores à Bamako. Ses questions concernaient également la création d’un centre spécialisé de lutte contre le terrorisme ; l’encadrement des prêches dans les mosquées pour freiner le radicalisme islamique, etc. Le colonel-major Salif Traoré a fidèlement et brièvement expliqué les faits  sur la tragédie de Radisson en concluant que ce sont  deux terroristes et deux seuls  qui ont perpétré l’attaque du vendredi. Et ces deux bandits ont été neutralisés par les forces de sécurité maliennes avec l’appui des forces françaises et américaines. Pour le ministre, il n’y a aucune raison de croire ou de faire croire qu’il y avait  plus de deux terroristes à Radisson et que certains seraient toujours dans la nature. Mais aux dernières nouvelles, deux complices ont été interpelés par rapports à cet acte terroriste. Le  ministre a assuré qu’il a une stratégie de sécurité laquelle, a-t-il expliqué,  est conforme à la politique sécuritaire du gouvernement. Sa stratégie est basée sur la prévention (renseignement), la protection et l’intervention. Pour l’atteinte de ces objectifs, le département de la Sécurité vient de mettre en place un centre de communication, afin d’informer  régulièrement les populations sur les questions sécuritaires et cela  en partenariat avec les médias publics et privés. S’agissant de l’existence des cameras de surveillance à travers Bamako, le ministre a affirmé qu’elles rentrent dans le cadre de la mise en œuvre de la politique sécuritaire du gouvernement. Elles contribuent au renforcement de la sécurité de la ville. Selon le ministre de la Sécurité, la création d’un centre de lutte contre le terrorisme ne tardera plus et son département travaillera avec les différentes mairies de Bamako pour rétablir tous les feux tricolores en panne. Le ministre de la  Sécurité a superbement ignoré certaines questions qui portaient sur  le lancement d’un appel d’offres de la Minusma pour l’achat d’équipements télévisuels, sur  l’installation de Radio Mikado par la Minusma  et sur les discordances constatées chaque jour entre la communication de la Minusma et celle de l’Etat par rapport à la situation sécuritaire. Le comble est que lors de cette séance de questions orales, au moment où l’audience s’attendait à un rebondissement de la part de l’honorable Kéita sur les questions restées sans  réponse, ce dernier n’est intervenu que pour dire son entière satisfaction des réponses données par le ministre interpellé. Il a même conclu ses propos en disant qu’il est fier du ministre et des forces de sécurité maliennes  qui ont mené, avec la manière, l’assaut sur les forces du mal à l’hôtel Radisson. Fier du ministre que vous avez interpellé ? Une première à l’Assemblée nationale. Comment peut-on interpeller un ministre dont on est fier de ce qu’il fait ? Quel sens peut-on donner à cette interpellation ? Arrêtons avec ces mises en scène, s’il vous plait ! Cette séance de questions orales a été relativement brève ; elle n’a duré qu’une trentaine de minutes, alors que dans le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, elle devait durer 1 heure. Cette brièveté  sur une question aussi sensible qu’est la sécurité a laissé  beaucoup de Maliens sur leur faim. Cette séance de questions orales était une occasion en or pour le fils du président de la République de convaincre les Maliens qui hésitent encore, qu’il est l’homme qu’il faut à la tête de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée. Mais il a prouvé le contraire, en étalant son immaturité politique sur la place publique. M’Pè Berthé

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (74)

User
Yacoub
Yacoub 11 ans
Mais comment vouloir forcement qu’une séance de travail parlementaire soit une séance de question réponse entre Karim le ministre Traoré Salif? Vous n’allez donc jamais cesser de créer la polémique dans ce pays? Journaliste de pacotille…
Mahama
Mahama 11 ans
Moi je pense à mon humble niveau qu’il faut placer les choses dans leur contexte. Cette rencontre entre le ministre Salif Traoré et l’Honorable Karim Kéïta est une séance de travail et non une interpellation.Arrêtons de créer la polémique autour de tout. :roll: :roll: :roll:
Le sage
Le sage 11 ans
"Comment peut-on interpeller un ministre dont on est fier de ce qu’il fait ? Quel sens peut-on donner à cette interpellation?" Telles sont vos interrogations Mr Berthé. Je me ferai fort d'y répondre. En effet pour la première question, je vous direz qu'on peut être fier d'une personne qu'on interpelle. Et là, il faut comprendre que cette fierté qu'a éprouvé son honorable pour le ministre se situe dans un contexte bien précis. En ce qui concerne la deuxième question, je pense qu'il ne s'agissait pas là d'une interpellation, mais plutôt d'une séance de travail entre l'honorable et le ministre dont le ministre devrait lui faire le point de la gestion de la crise de RADISSON, chose normale d'ailleurs. Donc de grâce, arrêtez un peu vos questions stupides, SVP!
Hassimi
Hassimi 11 ans
Après ces événements tragiques qui on endeuillé tout le pays,il étaient important que le ministre de la sécurité instruisent la commission défense sur les détails de ce qui s’est passé.Et puisque Karim est justement le président de cette commission,il était normale que ce dernier pose des questions pour être mieux éclairé. Ne créons pas de polémique car tout est clair à ce niveau.
Djadja
Djadja 11 ans
Chers journalistes,je vous informe que contrairement à ce que vous tentez de faire croire aux gens,il ne s’agissait pas d’une interpellation du ministre de la sécurité de la part de Karim mais plutôt une séance de travail entre ces deux personnalités qui qui travaillent en parfaite synergie pour la sécurité des maliens que nous sommes. S’il vous plait,donnez l’information vraie au peuple au lieu de vouloir écrire des articles à sensation.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (131)
  • Nfp (96)
  • Citoyen dumonde (59)
  • Sylla (33)
  • Kankan (31)