De quoi je me mêle : plutôt Fatou Bensouda que le procureur Kassogué !

2

Dieu soit loué, la CPI est à Bamako pour les crimes contre l’humanité commis depuis 2013. Tout le monde est au courant et seuls le ministre Malick Coulibaly et son procureur Kassogué les battent en termes de couverture médiatique.

Ces deux-là doivent avoir muté. Des cadres maliens comme eux ? Intraitables et blindés contre les missiles.  Sinon, leur place aurait été vacante depuis… Tenez ! La Ligue Transparti des Prédateurs, dernière-née des associations patriotiques, avait loué à prix d’or quelques centaines de marabouts  et féticheurs du pays contre le duo infernal. Nul et de nul effet. Les charlatans avaient promis que, vendredi dernier déjà, le procureur Kassogué abandonnait tout pour devenir un petit vendeur d’échalotes pour un couple Bozo- Songhoy. Mais rien. Même hier le gars a coffré quelqu’un. Il avait été également promis que le même jour, Malick devenait un kangourou espiègle perturbant le Conseil des ministres jusqu’à l’ordre de son transfèrement au…zoo. Là aussi, nada. Voici que le risque est plus grand pour moi d’être cravaté par le Pôle économique plutôt par que par la CPI.

Malgré les crimes abominables que j’ai commis avant et après 2013. J’ai découpé des gens en petits morceaux à Ogossagou et à Sobane-Da, incendié les villages, tiré à vue sur femmes et enfants. Je ne veux pas de témoins à décharge et que personne ne se mêle de mes oignons. Fatou Bensouda, arrête-moi!

Commentaires via Facebook :

2 COMMENTAIRES

  1. Rendons notre justice meilleure que de penser a la CPI. Nous avons besoin de Malick. Le ministere de la securite doit jouer sa part a travers la police, la gendarmerie et autres. La lutte ne serait gagner que par un movement d’ensemble. Tout ne peut pas etre seulement Malick.

  2. Ce qui reste certain, le pays a besoin de la CPI, surtout avec des exactions qui se tiennent au Centre et au Nord du Mali depuis 2012, les ténors de ces violences se pavanent çà et là sans aucune crainte, cela fait mal aux hommes conscients que nous sommes. Dans le cas malien aujourd’hui, il n’y a pas de justice de trop, car la crise malienne est multidimensionnelle, à ce titre, toutes sortes de malfrats, de bandits armés, de magouilleurs se pavanent à leur guise sans s’inquiéter, il faut rapidement arrêter ces impunités afin de donner la confiance totale aux citoyens lambda. Notre pays est devenu aujourd’hui l’espace le plus doté d’impunité avec une absence quasi-totale de justice correcte et bien menée. Des bandits, malfrats et magouilleurs sont écroués par certaines institutions et la justice les mette en liberté en évoquant le non-lieu, quelle ignominie? Quel comportement éhonté? Quelle indignité de la part de nos hommes et femmes responsables de la justice actuelle? Nous sommes totalement sidérés par ces manières d’agir de notre justice. Aujourd’hui force est de reconnaitre que le Mali n’existe pas, un pays sans loi et sans foi, quelle honte?

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here