Babou Yara à propos de la falsification de 31 arrêtés

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 «Nè yè mogoba yè», . Est-il «mogoba» de qui et en matière de quoi? Des scandales ou de falsification de documents officiels de l’Etat (voir les copies)?

Babou Yara

Suite à nos deux précédentes parutions relatives à la falsification en 2007, 2008 et 2009 de 31 arrêtés du ministre de l’économie et des finances par 27 sociétés importatrices de carburants, Babou Yara, ne cesse de s’agiter. Il se livre désormais à une logorrhée délirante. Lire notre dossier.

 Antécédents fâcheux de Babaou à rappeler

Pour rafraichir la mémoire signaler que juste en novembre 2011, l’indélicat opérateur économique Dionké Yarnangoré dit Babou Yara a traduit en justice son frère consanguin, Modibo Yara, pour abus de confiance portant sur 15 milliards de Cfa. Qui a tort qui a raison? On ne saurait le dire. En tout cas, Dieu seul sait comment et pourquoi ce lieu sacré de sang a été brisé à cause de la cupidité de Babou.

Alors que n’ose-t-il plus faire dans ce monde? À preuve, en mai de la même année, la jeunesse de Badalabougou Sema s’était opposée à Babou Yara concernant un lopin de terre situé non loin du Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba. En juillet aussi, Babou, a tenté d’expulser 24 commerçants détaillants qui payaient la location de ses magasins situés dans la cour Peyrissac du Grand marché de Bamako. Cette affaire serait encore au Tribunal de commerce de Bamako. En effet, s’y sont impliqués le Syndicat national des commerçants détaillants du Mali (SYNACODEM), le député Oumar Mariko du parti SADI et même l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM).

L’ivraie à arracher

Comme si cela ne suffisait pas, depuis le mois passé, Dionké Yarnangoré alias Babou Yara est à couteaux tirés avec les habitants de Sénou-Banancoro à cause de plusieurs hectares. S’ajoute à ces sales dossiers, cette falsification de 31 arrêtés de Abou Bakar Traoré ministre de l’économie et des finances durant les exercices 2007, 2008 et 2009 par 27 sociétés dont les principales sont Shell, Total, Ben And Co, Sanké transit Zoumana Traoré et Dionké Yarnangoré dit Babou Yara (voir les copies).

Selon une source judiciaire, ces délinquants financiers ont obtenu des liquidations illégales de connivence avec le Bureau national des produits pétroliers (BNPP), l’Office national des produits pétroliers (ONAP) et la Direction générale des douanes (DGD). Le fait a consisté à minorer les droits et taxes à percevoir concernant la fiscalité à la porte à laquelle sont soumis les produits pétroliers. Ce gâchis a causé au Trésor public Malien une hémorragie de 907 674 739 FCFA.

Risque du métier : pas d’omelette sans casser des œufs

Depuis que notre rédaction a révélé ce dossier elle fait l’objet ces derniers jours de menace, pour le moment, verbale. Notamment, de la part de Babou Yara et des appels téléphoniques anonymes incessants. Pourtant, nous avons bien offert la possibilité aux saigneurs du Mali de réfuter nos informations en nous adressant un ‘’Droit de réponse’’ devant être publié in extenso dans nos colonnes. Babou et ses suppôts se montrent encore frileux. Pourquoi? Qu’ont-ils à se reprocher? Ils doivent se mettre dans l’esprit que ce n’est pas notre rédaction qui a enquêté cette affaire. Ce n’est pas elle aussi qui a transmis les dossiers (voir les copies) au Pôle économique et financier près le Tribunal de première instance de la Commune III.

Loin de vouloir s’ingérer dans le domaine judiciaire, un certain nombre de questions sont aujourd’hui suscitées. Ce dossier est-il déjà classé sans suite? Est-il en cours d’instruction? Qui veut l’escamoter et en échange de quoi? L’ancien ministre de la justice Maharafa Touré y est-il pour quelque chose? Difficile de répondre à ces interrogations qui créent un déficit de confiance entre les responsables de certaines structures de contrôle voire la frustration des inspecteurs qui vont toujours au charbon.

La langue effilée fait des ravages

«Sombé est un bon petit frère…Moi, j’appelle même le président», avait dit Babou de façon orgueilleuse comme pour prouver sa toute puissance et son affinité avec certains hauts responsables du Mali. D’abord, de quel président parle-t-il? On suppose qu’il ne s’agit pas de Dioncounda Traoré encore moins du capitaine Amadou Haya Sanogo président du Comité national de redressement de la démocratie et de la restauration de l’Etat (CNRDRE).

«Moi, Ben And Co, Total et Shell sommes maintenant dans les mines», avait-il précisé. Ce qui prouve, à entendre Babou, que lui et ceux dont il a cités ne sont pas concernés par cette affaire. En tout cas, ces propos de Babou fidèlement relayés dans nos deux précédentes parutions vont longtemps semer la zizanie. Car, ceux qui se sentent morveux ont commencé à se moucher. Il ne pouvait pas en être autrement en cette période particulière que traverse notre pays.

Coup de chapeau mérité

Pour leur part, certains inspecteurs du BVG et de la CASCA méritent d’être encouragés pour avoir fait un travail remarquable. Ils se sont largement acquittés du contrat qui les lie à l’Etat. Ils ne demandent ni argent ni distinction. En récompense des efforts dont ils ont fournis dans des conditions difficiles et souvent au risque de leur vie, ils souhaitent que la main soit mise sur les auteurs, les co-auteurs et les complices de ceux qui pillent notre Mali.

À défaut, vont-ils eux aussi imiter les militaires en montant au créneau pour dénoncer publiquement certaines situations? Par patriotisme vont-ils s’organiser pour une action d’envergure spontanée? Aucune éventualité n’est plus à écarter. Du moins, au vu des événements qui se déroulent actuellement au Mali et ailleurs dans le monde.

À suivre…

Oumar BAH

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