Décrispation du climat politique : Large consensus autour d’IBK

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Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, en aoüt 2018
Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, en aoüt 2018. Le président malien prend lui-même les choses en mains et veut aller au fond des dossiers. © REUTERS/Luc Gnago

Les différentes rencontres du Président de la République avec les leaders de l’opposition pour une sortie de crise politique place désormais Ibrahim Boubacar Kéïta sur l’orbite des Chefs d’Etat qui savent décanter des situations compliquées au service de la paix et de la cohésion interne.

La main tendue, le geste qu’il fallait ? Certainement, l’affirmative prime. Car, la main longuement tendue du Président IBK au lendemain de sa réélection a fini par trouver preneurs à commencer par le Chef de file de l’opposition, l’Honorable Soumaïla Cissé.
En effet, depuis le lendemain de la réélection du Président IBK, la tension politique était à son comble. Le challenger d’IBK, très confiant que son heure pour gravir les collines de Koulouba avait sonné, n’a pas bien digéré son énième défaite, une véritable désillusion qui l’a affecté à jamais. Le cap est alors mis sur la rue pour revendiquer la victoire. Des marches, meetings et sit-in de protestations, parfois matés, étaient devenus légions dans les rues et les capitales régionales. Ils seront renforcés par la sortie catastrophique des Religieux qui ont investi le champ politique, au point de réclamer le départ sans conditions du Premier Ministre Soumeylou Boubèye Maïga à la tête du Gouvernement. Mais, toutes ces agitations de l’opposition n’ont pas entamé le moral du Président de la République, serein dans sa logique de dialogue par la main tendue.

Qui pour sauver le pays ? Qui sera ce messie ? C’étaient là les interrogations qui taraudaient les esprits lorsque le Chef de l’Etat prend les choses en deux mains, en passant un coup de fil téléphonique avec son cadet, Chef de file de l’opposition, l’Honorable Soumaïla Cissé. Au préalable, le travail en amont amorcé par le parti présidentiel pour y arriver ne doit pas passer inaperçu.
Tout est parti le 17 janvier 2019, quand le Président du RPM au pouvoir, Dr Bocary Tréta, accompagné d’une forte délégation du BPN de son parti, a rendu visite au Président de l’URD Soumaïla Cissé, Chef de file de l’opposition, pour décrisper la scène politique. Cet acte historique, salué par l’opinion nationale et internationale, a conduit à un grand rassemblement, des concertations politiques et sociales. D’autres rencontres ont suivi RPM-ADEMA, RPM-ADP, RPM-RPDM, RPM-YELEMA et souvent l’Alliance Ensemble Pour le Mali (EPM) prend le devant en initiant ces rencontres d’entente et de cohésion sociale.

Ainsi, nos acteurs politiques ne se regardent plus en chiens de faïence, la confiance est restaurée. Les Maliens se parlent entre eux et se font confiance petit à petit. C’est le début du processus de décrispation.

Terrain balisé

Le terrain étant balisé, le Président IBK a alors échangé au téléphone avec le Chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé dans un premier temps avant de le recevoir deux fois à Koulouba pour parler du Mali. C’était les 26 février et mardi 5 mars 2019. Entre temps, les rencontres se multiplient, de la majorité à l’opposition en passant par le centre, les acteurs se concertent. Tour à tour, le Président de l’ADP-MALIBA, l’Honorable Amadou Thiam ; Me Mohamed Ali Bathily, ancien Ministre d’IBK ; Soumana Sacko du CNAS FASO-HERE ont réapparu sur la scène. Au même moment, Soumaila Cissé était en échange avec les anciens Présidents de la République. A savoir, le Professeur Dioncounda Traoré, le Général Moussa Traoré, puis communiqua longuement par téléphone avec Général Amadou Toumani Touré (ATT) avant d’être reçu le mercredi 6 mars 2019 par le Professeur Alpha Oumar Konaré.

Dans la même dynamique à recevoir et écouter tout le monde, le Président IBK a reçu Tiébilé Dramé du PARENA, après sa troisième rencontre avec le Chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé.

Le processus de décrispation politique est sur des bons rails. Une fois abouti, c’est tout le Mali qui gagnera.

Cyril ADOHOUN

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1 commentaire

  1. “Les différentes rencontres du Président de la République avec les leaders de l’opposition pour une sortie de crise politique place désormais Ibrahim Boubacar Kéïta sur l’orbite des Chefs d’Etat qui savent décanter des situations compliquées au service de la paix et de la cohésion interne.”
    QUE DE TEMPS PERDU…. QUE LE MALI NE GAGNERAIT PLUS!
    SI CES RENCONTRES AVAIENT EU LIEU EN 2013 AU LENDEMAIN DE LA VICTOIRE D’IBK, ON EN SERAIT PAS LA AUJOURD’HUI A NOUS MORFONDRE DANS NOTRE PROPRE PAYS. MAIS VIVANT EN PACHA, IBK N’Y AURAIT JAMAIS PENSE. C’EST SEULEMENT MAINTEANT QUE SON POUVOIR EST EN DANGER QU’IL “A ENFIN PRIS SON TELEPHONE POUR APPELLER”… QUI EST FOU? PEUT ETRE TOI CYRIL, SINON IBK SAIT OU EST SON INTERET…

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