FARE-CNAS : Le pôle de Gauche fustige la gouvernance d’IBK

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FARE An ka Wuli en commune III : Modibo Sidibé part à la rencontre de ses militants
Modibo Sidibé , président Fare

Une importante délégation de la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS-Faso Hèrè) conduite par son Président d’honneur, Dr Soumana Sako, a rencontré le Secrétariat Exécutif National des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Émergence (FARE – An Ka Wuli), en présence de son président Modibo Sidibé. Les échanges ont porté essentiellement sur la situation politique et sécuritaire nationale ; l’état actuel de la gouvernance et les perspectives de création d’un pôle politique de Gauche.

La rencontre a permis d’évoquer les perspectives de l’émergence d’un pôle de la Gauche républicaine, démocratique et sociale. Les deux partis ont réaffirmé leur volonté d’œuvrer ensemble à la création « d’un pôle politique des forces politiques et sociales de la Gauche républicaine, démocratique, sociale et progressiste ancrées sur des valeurs fondamentales telles que la  République, la démocratie, la laïcité de l’Etat, la neutralité de l’administration, la bonne gouvernance politique, économique et financière respectueuse de l’environnement et des intérêt des générations futures, la justice sociale et la promotion de nos valeurs de société dans l’ouverture sur le monde extérieur ». A cet effet, il a été convenu de mettre en place « un cadre permanent d’échanges et de concertation pour conduire le processus de création dudit Pôle ».

Les FARE et la CNAS ont décidé de préparer ensemble, de concert avec les autres composantes du Pôle de la Gauche républicaine, démocratique et sociale, les prochaines élections communales et régionales dans « un esprit d’alliance politique et électorale ».

Sur la situation politique et sécuritaire nationale, les FARE et la CNAS réaffirment, entre autres, leur attachement à la restauration pleine et entière de l’intégrité du territoire ; la sauvegarde de la souveraineté nationale ainsi que de la forme républicaine, unitaire et laïque de l’Etat.

Rappelant leur attachement à une solution politique basée sur un véritable dialogue inclusif, les deux partis ont réaffirmé leur rejet de l’«Accord pour la Paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Ils ont aussi dénoncé les documents signés le 5 juin 2015 par le Gouvernement à Alger et intitulés, d’une part, ‘’Relevé de conclusions des consultations préparatoires à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali du 05 juin’’ et   d’autre part ‘’Arrangement  sécuritaire’’, lesquels représentent une capitulation grave de plus de l’Etat malien devant les prétentions injustifiées de groupes armés dépourvus de toute représentativité et un nouveau pas vers la partition programmée du Mali ». Les partis respectifs des deux anciens premiers ministres interpellent l’Etat sur son rôle régalien de « protection des populations et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national, et singulièrement à Ménaka ». Ils demandent « fermement » aux pouvoirs publics de renforcer le système national de sécurité sur l’ensemble du territoire national et d’améliorer les capacités d’anticipation et d’intervention rapide des Forces de sécurité pour la quiétude des populations et des opérateurs économiques nationaux et étrangers.

 

Clarification et recadrage du mandat de la MINUSMA

En outre, les Fare et la Cnas rappellent  que l’une des missions fondatrices de la MINUSMA consiste à aider au rétablissement de l’autorité de l’Etat malien sur l’ensemble du pays sans exception. En conséquence, ils demandent au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour obtenir une clarification et un recadrage du mandat de la MINUSMA…

S’agissant de l’état actuel de la gouvernance, la CNAS-Faso Hèrè et les FARE « déplorent que la Déclaration de Politique Générale (DPG) du   Premier ministre présentée devant l’Assemblée Nationale le 8 juin 2015 manque d’ambition, de profondeur et de cohérence et n’offre aucune vision claire qui puisse remobiliser le Peuple malien face aux   enjeux de la profonde crise multidimensionnelle à laquelle le Mali reste confronté… ».

Aussi, le gouvernement a été invité à s’expliquer sur des actions judiciaires et des enquêtes ouvertes suite à certains évènements. « Les deux partis demandent également au Gouvernement d’informer le Peuple de la suite éventuelle donnée aux actions judiciaires promises relatives aux affaires de l’avion présidentiel et des équipements de l’Armée.

Les FARE et la CNAS-Faso Hèrè demandent en outre que les pouvoirs publics fassent toute la lumière sur le scandale des engrais et pesticides frelatés vendus aux paysans et sur leur impact sur la production agricole, la santé des populations et la qualité de l’environnement.  

Les deux partis engagent fortement le Président de la République à éclairer l’opinion nationale sur les troublantes révélations de MEDIAPART relatives à des conversations téléphoniques qu’il aurait eues ».

Idrissa Maïga

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3 COMMENTAIRES

  1. Dans la vie…

    Il y a les pigeons … Et les aigles.

    C’est comme dans une cour de recréation…. Il y a les grands et les petits….

    Ou dans les chiottes publics
    Il y a la mouche et le caca…
    SIDIBE, franchement, même toi?????????? 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆

  2. Depuis quand deux adeptes de l’économie de marché peuvent devenir du jour au lendemain pole de gauche. Vraiment c’est rigolo.

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