Le 4ème vice-président de l’UM-RDA, Me Harouna Toureh samedi face à la presse:/ \”Nous exigeons un Congrès de parachèvement du 1er Congrès ordinaire\”

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Le 1er Congrès ordinaire de l’Union malienne du Rassemblement démocratique africain (UM-RDA Faso Jigi) a été simplement un désastre. Achevé dans une confusion totale sans adoption des statuts et règlement intérieur, préalables à l’élection d’un bureau, la non-adoption de résolutions, cadre de travail du nouveau bureau, la non-adoption d’un projet de société et, le comble, la non-élection mais l’imposition d’un bureau préfabriqué par quelques " sages". C’est ce qui a été relaté par plusieurs responsables du parti du tracteur, le samedi 30 juillet, à l’Hôtel Nord-Sud.

Plusieurs sections dont celles de Goundam, Bougouni, Gao, Kita, des Communes IV et VI étaient représentées à cette conférence de presse. Le conférencier principal était le 4ème vice-président de l’UM-RDA et non moins candidat à la présidence du parti lors du récent Congrès qui s’est terminé en queue de poisson par l’imposition d’un bureau à la commission d’investiture.

      Dans sa déclaration liminaire, Me Toureh dira que  cette conférence de presse aurait pu ne pas se tenir. «Car, au sortir d’un Congrès aussi désastreux, notre attitude était de ne pas nous donner en spectacle et de rester dignes afin de poursuivre notre travail politique tant espéré par nos structures à la base. Mais, comme vous avez pu le constater, au silence que nous nous étions imposés, pour donner à la réflexion, le temps de visiter le coeur et l’esprit de tous les responsables et militants de notre parti, certains ont répondu par de virulentes attaques, frisant le mépris et l’injure, des falsifications et des contre-vérités on ne peut plus inconséquentes des fâcheux événements qui ont assombri le premier Congrès ordinaire de l’UM-RDA». Et le conférencier de livrer à l’opinion nationale et internationale, les faits authentiques, la vérité pour l’histoire, sans entrer dans une querelle de chapelles.

     Il a rappelé brièvement les moments cruciaux qui concernent les échecs constatés avant et après le Congrès unitaire,la préparation minutieuse de l’échec du 1er Congrès ordianire avant de faire des propositions de sauvetage du parti du tracteur qui est sérieusement dans le creux de la vague.

Il a souligné que depuis la réunification du MJT, de l’UDC, du BDIA à l’US-RDA, certains responsables de ces deux dernières entités politiques avaient programmé la marginalisation des médiateurs.

      Ensuite, le choix du président de la transition a été dicté et imposé par un seul «sage» (Baba Hakib Haïdara, selon nos informations). Ainsi, le bureau conçu au Congrès unitaire n’a pas été adopté par les congressistes. «Il a fonctionné un an handicapé par les insuffisances de son président tant dans le leadership du parti, que dans l’assimilation des événements politiques, rendant l’UM-RDA atone sur les grandes questions de la nation, de l’Afrique et du monde, malgré les incitations bien avisées de nombreux cadres du bureau politique national».

   Pour les responsables de l’UM-RDA assis au présidium de cette rencontre, la peur d’être le premier à poser certaines questions et la non-maîtrise de la chose politique amenaient le président du parti, Bocar Moussa Diarra, suivi en cela par certains membres du BPN, à s’opposer à toute prise de position politique. Par ailleurs, ont souligné différents intervenants, les Conférences régionales ainsi que la gestion du parti au quotidien «ont mis à nu l’opacité de la gestion des fonds manipulés par le président».

      A preuve: le trésorier a déploré les sorties de fonds hasardeuses. «Le Congrès a, d’ailleurs, tiré à boulets rouges sur le président et le trésorier», a expliqué Me Harouna Toureh. Au finish, le parti est devenu un regroupement bancal dès le Congrès unitaire, avec une insuffisance dans l’implantation réelle du parti sur le territoire, une gestion catastrophique des maigres ressources, une défection des cadres face à la dérive, une incapacité notoire du président à relever les défis du moment, etc. A quelques semaines du Congrès les sages ont, selon les conférenciers, pris le parti en otage par des arguties de Conseil des sages qui a fini par imposer un bureau. Ce bureau a été rejeté par la majorité des membres du BPN».

     Au Congrès, le droit de participer a été refusé par le député de Niono à certaines sections pourtant dûment mandatées. Ce fut le début de la confusion allant jusqu’ à des agressions et des injures et finalement un bureau imposé à la majorité.

   Ainsi, expliquent les conférenciers, pour éviter la nième implosion du parti, «nous exigeons la tenue d’un Congrès de parachèvement du 1er Congrès ordinaire, dès la fin du mois de carême. A défaut, il faut tout au moins convoquer les délégués dûment mandatés de la commission d’investiture, à l’exclusion des 3 «sages» pour mettre en place un bureau dans le respect du jeu démocratique». Ce nouveau bureau aura pour tâche de convoquer une conférence nationale pour la validation des textes.                 

 Bruno D SEGBEDJI

 

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