Législatives en Commune III : Certains candidats crient au hold-up électoral

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Une dizaine de candidats qui ont pris part aux élections législatives du 29 Mars dernier étaient face à la presse le dimanche dernier pour faire part de leur mécontement suite aux résultats proclamés par le ministère de l’Administration territoriale.

Ils trouvent que les chiffres des résultats ont été manipulés au gouvernorat du district lors de la centralisation. Il s’agit de Kadidia Fofana du PARENA, Safiatou Traoré du SYNOMA, de Gérard Mandié Dembélé de l’UDD, Mamadou Keita de YELEMA, Boubacar Sidiki Konaté de la liste indépendante “Tous pour le changement” représenté par sa directrice de campagne Mme Saoudatou Camara.

En clair ces candidats estiment que les chiffres obtenus dans les bureaux de vote sur les procès verbaux ramenés par leurs délégués le 29 Mars au soir ont été falsifiés au niveau du gouvernorat.

Au cours de cette conférence de presse, ils ont tour à tour pris la parole pour dénoncer ce qu’ils ont appelé “un tripatouillage électoral”.

Chacun, dans sa déclaration luminaire, appelle les autorités à faire toute la lumière sur ce problème qui n’honore par la démocratie malienne.

Kadidia Fofana s’est dite déterminée à poursuivre ce combat jusqu’à la satisfaction, car pour elle ce n’est pas son rang qui l’intéresse, mais le droit de ses électeurs.

Quant à Safiatou Traoré elle dira que les résultats proclamés par le ministère de l’Administration territoriale ne reflètent pas la réalité des urnes et sortent de la vérité. Ces chiffres donnés par le département de l’administration sont biaisés, selon elle. C’est pourquoi, des recours ont été introduits auprès de la Cour constitutionnelle, afin que la vérité se manifeste. ” Nous demandons le recomptage des voix bureau par bureau, afin que le réalité soit connue”a t-elle dit. Pour elle le vote des militants est sacré, personne n’a le droit de confisquer une voix d’un électeur.

De son côté, Dr Gérard MandiéDembele, candidat de l’UDD a ajouté que tout a été fait en Commune III sauf des élections législatives, le 29 Mars dernier. Il affirme qu’il y a eu des pratiques peu orthodoxes et embarrassantes

En tout cas, ces candidats envisagent mener d’autres actions dans la légalité s’ils ne sont pas mis dans leurs droits.

Seydou Diamoutené

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