Législatives mars-avril 2020 : L’ADEMA-PASJ ou l’inamovible parti dominant!

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A l’avènement du multipartisme intégral au Mali, de nombreux partis  politiques et associations ont vu le jour. Mais lors des premières élections multipartites de 1992, c’est l’Alliance pour la Démocratie au Mali-Parti Africa pour la Solidarité et la Justice (ADEMA-PASJ) qui a raflé la mise. Devenu ainsi parti dominant aux côtés du  Congrès National d’Initiative Démocratique (CNID-Faso Yiriwaton) et des autres partis du mouvement démocratique, le parti ADEMA a majoritairement dirigé le pays durant tout le règne d’Alpha Oumar Konaré. Depuis, ses barons continuent les ficelles du pouvoir. En dépit du fait que d’autres barons mécontents  aient  eu à  quitter  l’ADEMA pour successivement créer le RPM et l’URD,  ce parti, désormais « faiseur de roi » lors de toutes les présidentielles qui se sont tenues après Alpha,  se maintient  et demeurent parmi les trois premières formations du pays.

D’ailleurs si ce trio, au terme des élections communales de 2016,  continuent  à dominer la scène politique grâce aux complicités et amitiés  qui lient  leurs  cadres, c’est l’ADEMA  qui est aujourd’hui, en termes d’élus, le premier parti politique.   Car, Au terme  des municipales de 2016, c’est elle qui est parvenue à hisser en tête devant  le  RPM et l’URD. Pourtant,  en dépit de  leurs   appartenances diverses, ces  partis  ont toujours formé  des alliances électorales entre elles lors de tous les scrutins législatifs ou communaux dans l’obtention d’avoir un nombre élevé d’élus. Ce fut le cas lors  des législatives de 2013 et municipales de 2016. Encore qu’il en est hélas de même lors de ces  législatives de mars-avril 2020.

Dans plusieurs circonscriptions électorales en vue de de ces  futures législatives, l’ADEMA est  ainsi en alliance soit avec le RPM ou l’URD et vice versa. C’est quasiment le même scénario dans l’ensemble du pays. Ainsi dans les circonscriptions de  Ségou, Sikasso,  Kayes Mopti,  Koulikoro, Mopti, Gao, mais aussi dans les communes I, IV et VI,  les listes  d’alliances ADEMA-RPM-URD font tristement ménage.  Il y va de même  dans les cercles de Téninkou, Kéniéba, Yanfoïla, Kolondièba, Kati, Banamba, Yorosso, Kadiolo, Niono, San, Baraouéli, Macina, Koro,  Bourem, Nianfunké

Compte tenu  du cumul de leurs poids politiques, entretenus  par de forts moyens financiers, ce sont les listes fournies par ces trois partis qui auront très probablement le maximum d’élus. Quel que soit l’ordre d’arrivée, c’est incontestablement l’ADEMA qui va encore composer avec le vainqueur pour continuer  à diriger le pays.

 Falaye Keïta

Source le Pélican

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1 commentaire

  1. Toute œuvre humaine est inspirée par un ESPRIT.
    Tant que l’esprit demeure, l’œuvre reste en action.
    L’esprit inculqué par le premier président du parti ALPHA OUMAR KONARE demeure.
    LA POLITIQUE CE SONT LES IDÉES, LA STRATÉGIE ET LA TACTIQUE.
    Qu’on ignore ce concept de la politique,on fait autres choses que la politique.
    Les fondateurs de l’ADEMA PASJ sont les enfants des premiers dirigeants du Mali indépendant.
    Son premier président,ALPHA OUMAR KONARE,était un des animateurs de sa structure de jeunesse.
    Le professeur ISSA NDIAYE, le vrai professeur contrairement à certains de la nouvelle génération qui ont usurpé le titre,répète inlassablement qu’avant l’ère de la démocratie, il y avait une école politique mise en place par les partis uniques.
    ON Y APPREND LES GRANDES LIGNES DE LA STRATÉGIE POLITIQUE.
    Que l’ADEMA PASJ continue à dominer ce pays est plus lié à la science politique de ses dirigeants qu’à la puissance financière du parti.
    C’est d’autant plus vrai que le parti a perdu le pouvoir depuis 2002,n’était pas parmi les plus riches avant d’accéder au pouvoir.
    Un des membres fondateurs du parti a pris la présidence après le passage médiocre d’IBK.
    On peut contester la stratégie de la présidence de DIONCOUNDA TRAORÉ durant celle d’ATT au sommet de l’État, mais ça a permis au parti de rester dominant malgré le départ de certaines personnalités révélées pendant la présidence d’AOK.
    IL A SU PRÉSERVER L’ESPRIT QUI A GUIDÉ LE PARTI DEPUIS SA CRÉATION C’EST À DIRE UNE STRATÉGIE BASÉE SUR LA POLITIQUE DE PROXIMITÉ.
    C’est le terrain qui guide les actions de la direction du parti d’où des alliances étonnantes.
    Le parti a conquis le pouvoir dans l’étonnement quand la direction a approché les élus de l’UDPM IMBATTABLES dans leurs localités respectives malgré la chute de MOUSSA TRAORÉ.
    Les partis politiques sortis des rangs de l’ADEMA PASJ appliquent la même stratégie de proximité.
    Il faut rappeler que des dirigeants des petis partis politiques qui arrivent à avoir quelques élus sont sortis des rangs de l’ADEMA PASJ, donc fruits de son école.
    Il s’agit du président du CODEM MR GUINDO et du YELEMA MR MOUSSA MARA.
    POURQUOI D’AUTRES PARTIS AUTRES QUE CEUX SORTIS DES RANGS DE L’ADEMA PASJ N’ARRIVENT PAS À PERCER SUR LE TERRAIN?
    Il faut rappeler que la création de l’ADEMA PASJ est la somme de plusieurs partis politiques clandestins qui ont combattu la dictature depuis la chute de MODIBO KEITA.
    Des personnalités ont accepté d’avaler leurs EGOS SURDIMENSIONNÉS pour servir le peuple.
    Des personnalités politiques qui ont combattu la politique de l’ADEMA PASJ durant son règne ont été incapables de se regrouper pour former un parti afin de concurrencer valablement un parti qui a non seulement perdu le pouvoir, mais a constaté le départ de plusieurs personnalités politiques très populaires.
    Des Mohamed LAMINE TRAORÉ,MOUNTAGA TALL,TIEBILE DRAME, CHEICH OUMAR SISSOKO,OUMAR MARIKO, tous du mouvement démocratique plus CHOGUEL MAIGA héritier de MOUSSA TRAORÉ…se sont réunis pour combattre farouchement l’ADEMA PASJ d’IBK,mais ont été incapables de former un parti politique solide.
    Il a fallu la création de l’URD pour qu’on constate certains partis politiques régionaux très implantés accepter de s’y fondre.
    SOUMAILA CISSE a ainsi montré le chemin à certaines personnalités opposées à l’ADEMA PASJ.
    Ces personnalités ont préféré rester dans leur stratégie de critiques acerbes dans les médias.
    Certains de ces leaders se sont même associés au président de l’ADEMA PASJ démissionnaire pour conquérir le pouvoir en 2002.
    On parle aujourd’hui de l’incohérence des alliances actuelles, mais on oublie qu’en 2002 quand les maliens ont vu MOUNTAGA TALL, CHOGUEL MAIGA à côté d’IBK, ils ont été sonnés.
    Ces deux personnalités politiques ont pensé que les maliens ont oublié les critiques acerbes qu’ils adressaient à leur nouvel allié, qu’ils ont même exigé, à juste titre, sa démission en 1997 pour incompétence à organiser les élections.
    L’ADEMA PASJ DOMINE À CAUSE DE L’INCOMPÉTENCE POLITIQUE DES PERSONNALITÉS POLITIQUES EN FACE QUI ONT COMBATTU SA POLITIQUE, CONTINUENT MÊME À LE DÉNONCER TOUT EN TRAVAILLANT AVEC CELUI QUI A ÉTÉ SON PRÉSIDENT PENDANT SIX ANS SUR DIX ANS D’EXERCICE DU POUVOIR.
    Il y a indéniablement une différence entre la compétence technique et celle politique.
    On peut-être très brillant dans son domaine technique et être très nul en politique.
    On a vu un haut scientifiquement mondialement connu chef de gouvernement sortir par la petite porte.
    Son intelligence politique lui aurait recommandé de ne pas accepter la fonction en ce moment précis.
    Il n’arrive pas à percer face à l’ADEMA PASJ grâce à cette inintelligence politique.
    L’ADEMA PASJ continue à briller à cause de l’intelligence politique de son premier président ALPHA OUMAR KONARE qui a montré cette intelligence au sommet de l’État lui permettant d’élever le Mali très haut sur la scène africaine, céder le pouvoir à son successeur avec un Mali en paix, économiquement envié par ses voisins avec l’organisation de la coupe d’Afrique que son prédécesseur disait le Mali très pauvre pour l’organiser.
    Son successeur très nul politiquement n’a pas su marcher sur ses pas pour le bonheur des maliens.
    Ceux opposés à l’ADEMA PASJ l’ont accompagné dans cette médiocrité.
    Après le déluge, ils ont crié sur tous les toits que la faute doit aussi etre attribuée à son prédécesseur montrant leurs irresponsabilités face à un peuple qui a eu le temps de connaitre la qualité de chaque personnage politique.
    Il faut des personnalités politiques intelligentes qui pensent moins à leurs personnes qu’aux intérêts supérieurs du pays pour déloger l’ADEMA PASJ.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

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