Les 12 plaies du Mali

11 Avr 2012 - 19:47
Mis à jour: 15 ans
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Si la junte se voit contrainte de restituer le pouvoir aux civils, les acteurs de la transition héritent d'un chantier écrasant : pacifier le nord du pays, passé sous la coupe de séparatistes touareg et de milices islamistes. Décryptage d'un désastre qui inquiète l'Afrique. Et au-delà...
[caption id="attachment_59785" align="aligncenter" width="605" caption="Dans le nord du mali, les combattants islamistes d'Ansar ed-Din tentent de contrôler la cité sainte de Tombouctou. AFP Photo/ AFP TV/ France 2"][/caption] 1. Pourquoi le pouvoir malien s'est-il effondré si vite ? Le 22 mars, les mutins emmenés par l'obscur capitaine Amadou Sanogo conquièrent moins le pouvoir qu'une impuissance. Car ils s'engouffrent dans le vide creusé par l'apathie d'Amadou Toumani Touré, alias "ATT", chef d'Etat en fin de mandat et à bout de souffle. Leur pronunciamiento suscite d'ailleurs à Bamako, la capitale, une indéniable adhésion. Notamment celle des "petits soldats", lassés de monter au casse-pipe face à des rebelles venus de Libye plus aguerris et bien mieux équipés qu'eux, et écoeurés par le train de vie d'officiers corrompus, souvent en cheville avec les trafiquants d'armes et de drogue qui sillonnent le Sahel. 2. Pourquoi le putsch a-t-il viré au fiasco ? Même si la junte a fait vibrer la corde patriotique, elle précipite une partition nord-sud qu'elle prétendait enrayer. Sur fond d'anarchie, ses maigres troupes ne tentent rien pour entraver l'avancée des insurgés, touareg ou djihadistes. Les "pieds nickelés du camp Kati" - ainsi un général français les désigne-t-il - finiront par appeler à la rescousse des partenaires occidentaux et africains qu'ils vouaient aux gémonies, avant, toute honte bue, de sommer les civils nordistes d'entrer en résistance... La piteuse aventure trouve son épilogue le 6 avril, sous la forme d'un "accord-cadre" aux allures de reddition conclu avec la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), qui lève aussitôt l'embargo "total" infligé au Mali. En contrepartie d'une amnistie consentie à lui-même et à sa clique, Sanogo s'engage alors à restituer le pouvoir aux civils dès la démission formelle d'ATT, l'élu déchu. Laquelle survient deux jours plus tard. 3. Quelles seront les étapes du retour à l'"ordre constitutionnel" ? Celui-ci s'inspire d'une loi fondamentale - celle de février 1992 - que la junte avait prétendu abroger au profit d'un texte taillé sur mesure. Conformément à l'article 36 de la Constitution, l'intérim de la présidence revient au patron de l'Assemblée nationale, Dioncounda Traoré. Lourde tâche que celle qui échoit à ce mathématicien, chargé de conduire une transition dont la durée reste à fixer. Il doit certes nommer un Premier ministre qui, doté de pouvoirs étendus, animera un gouvernement d'union nationale ; parmi les favoris, une poignée de prétendants à la succession d'ATT, ainsi qu'un Arabe "nordiste", Zahby Ould Sidi Mohamed, pour l'heure fonctionnaire onusien au Soudan. Mais Traoré a aussi pour mission d'organiser des scrutins présidentiel puis législatif. Une certitude : les Maliens n'éliront pas le prochain chef de l'Etat dans un délai de quarante jours, comme l'exige la loi - d'autant qu'un toilettage du fichier électoral devrait précéder l'appel aux urnes. Au rayon des urgences, un chantier plus herculéen encore attend le régent du palais de Koulouba : pacifier le grand Nord malien et le ramener dans le giron national. 4. Qui sont les Touareg et que veulent-ils ? Le peuple touareg compte 1,5 million de personnes, dispersées entre le Mali, le Niger, l'extrême sud de l'Algérie, la Libye et le nord du Burkina Faso (voir la carte, page 66). D'origine berbère, les "hommes bleus" parlent leur propre langue, le tamacheq, et sont restés pendant plus de mille ans les maîtres du Sahara central. Au début des années 1960, lors des indépendances, ces nomades ont été relégués aux marges des nouveaux Etats africains. Dans le nord du Mali, où ils seraient environ 550 000, les Touareg se sont rebellés à plusieurs reprises contre Bamako (voir la chronologie, page 72). Depuis janvier dernier, la "révolution" menée par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) a pris une ampleur inédite. Les rebelles contrôlent aujourd'hui la moitié nord du pays, un territoire grand comme une fois et demie la France. Le MNLA chapeauterait 3 000 combattants : des Touareg ayant servi dans l'armée libyenne et rentrés lourdement armés au Mali après la chute de Kadhafi, des intellectuels et anciens rebelles, ainsi que des jeunes de langue tamacheq sans perspective d'avenir. Durant sa conquête éclair, le MNLA a attiré dans son sillage des groupes djihadistes. En premier lieu, Ansar ed-Din (Défenseurs de la religion), commandé par Iyad ag Ghali, un ancien chef rebelle touareg converti au salafisme et proche de certains émirs d'Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), mais aussi le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un groupuscule qui aurait commis des viols et enlevé sept diplomates algériens à Gao, la ville principale du nord du Mali. 5. L'alliance Touareg- islamistes est-elle viable ? C'est peu probable, car leurs ambitions respectives sont incompatibles et la rébellion touareg a intérêt à se démarquer des djihadistes dans l'opinion internationale. Le MNLA, qui se proclame laïque, a atteint son objectif : contrôler l'Azawad (le grand Nord malien), dont il a déclaré l'indépendance afin de négocier en position de force. De plus, les Touareg pratiquent d'ordinaire un islam paisible : les femmes ne portent pas le voile et jouissent d'une liberté inégalée dans le monde musulman. A contrario, le mouvement djihadiste Ansar ed-Din prétend imposer la charia à l'ensemble du Mali. Quant à Aqmi et sa branche dissidente, le Mujao, ils veulent déstabiliser l'ensemble des Etats de la région afin d'établir un émirat islamique au Sahel. 6. Le nord du Mali restera-t-il un sanctuaire d'Aqmi ? Tout dépendra de l'évolution de la situation politico-militaire dans la région. Depuis 2007, l'Etat malien n'a rien fait pour empêcher les groupes d'Aqmi de s'enkyster dans le grand Nord du pays, où ils retiennent des otages occidentaux et prélèvent leur dîme sur tous les trafics transfrontaliers. Certains élus et officiers maliens se gardaient d'ailleurs d'intervenir, en échange de contreparties financières. Aujourd'hui, l'armée de Bamako, refoulée vers le sud du pays, est incapable d'intervenir. De même, si la Cedeao envoie dans le sud du Mali une force militaire, cette dernière se trouvera en premier lieu confrontée à la rébellion touareg et non aux djihadistes. A moyen terme, les mieux placés pour déloger Aqmi des zones désertiques des confins du Mali, de l'Algérie et de la Mauritanie, sont sans doute les combattants du MLNA. Toutefois, l'armée mauritanienne a déjà mené, à plusieurs reprises, des raids contre des groupes d'Aqmi dans le Nord malien. [caption id="attachment_59818" align="aligncenter" width="400" caption="A Bamako, où le coup d'Etat avait bien été accueilli, on vit dans le dénuement et l'angoisse d'incursions armées ou d'attentats. REUTERS"][/caption] 7. La partition du Mali est-elle irréversible ? Non. Mais pour conjurer un tel scénario, il faudra y mettre le prix. Echaudés par les déconvenues antérieures, les leaders du MNLA ont proclamé "solennellement" le 6 avril l'indépendance pleine et entière de l'Azawad. Déclaration unilatérale nulle et non avenue, ont promptement riposté l'Union africaine (UA), la France et les Etats-Unis. "Il faut y voir un effet d'annonce et une posture de négociation, avance un proche de Sarkozy. Nos interlocuteurs touareg savent cet objectif inatteignable. Et inacceptable aux yeux de tous les acteurs de la région, à commencer par l'Algérie." Mortifiée par l'enlèvement de sept de ses diplomates en poste à Gao, dont le consul, le puissant voisin du Nord martèle qu'il "n'acceptera jamais" la moindre entorse à l'"intégrité territoriale du Mali". Reste que la version 2012 d'une révolte centenaire ne se contentera cette fois ni de promesses de "large autonomie" ni de "programmes de développement" sans lendemain. "Il faudra, concède un "africain" de l'Elysée, lui prodiguer de robustes garanties, frappées du sceau de l'ONU, de l'UA, de l'Europe et de Paris. Si ATT n'avait pas fait la sourde oreille à nos appels répétés au dialogue, le Mali n'en serait pas là." Le hic ? Un tel schéma suppose que les hommes bleus supplantent leurs rivaux islamistes. Dénouement pour le moins hypothétique. Vu des bords de la Seine, il n'est pourtant qu'une stratégie à ce stade : enfoncer un coin entre les irrédentistes "canal historique", supposés laïques, et leurs alliés de circonstance djihadistes. La hantise : des attentats terroristes au coeur de Bamako. 8. Une intervention militaire est-elle envisageable ? Sur le papier, oui. Même si Alger réprouve le recours à la force. Réunis le 5 avril à Abidjan (Côte d'Ivoire), les chefs d'état-major de la Cedeao ont esquissé les contours d'une force interafricaine de 2 000 à 3 000 hommes, appelée à renvoyer dans leurs foyers les insurgés nordistes de toutes obédiences. "Mais le temps presse, souligne un expert militaire. Or, assembler in situ un tel contingent requiert une sacrée volonté politique et, a minima, de cinq à dix semaines : il faut identifier les unités, les mettre à niveau, les équiper, les acheminer, arrêter un plan opérationnel. Et s'assurer que le troufion sénégalais est prêt à se faire tuer pour l'unité du Mali." Si la France et les Etats-Unis excluent l'envoi du moindre détachement, ils fourniraient en revanche aux Casques blancs de la Cedeao, Nigérians en tête, un appui substantiel, sous la forme de véhicules, d'armements, de transmissions, de renseignement, voire de couverture aérienne. En la matière, il importe de "faire comme si". De brandir le glaive pour ne pas avoir à l'abattre. 9. La France a-t-elle sous-estimé l'impact de la révolution libyenne ? Quoi qu'on en dise à l'Elysée, la réponse est oui. "On a été nuls ! soupire un officier supérieur familier des théâtres africains. Le Mali sera notre Irak. Comme les Américains là-bas, nous avons déclenché un bordel régional. La diplomatie des "coups" a un prix. Prohibitif." Civils ou militaires, les cassandres assez lucides pour pressentir les effets collatéraux de l'effondrement de la Jamahiriya de Mouammar Kadhafi ont été priées de rengainer leurs prophéties. "Nous étions inaudibles, râle l'une d'elles. Pas question de ternir l'épopée du grand chef." En clair, de Nicolas Sarkozy. De fait, il est plus aisé d'imputer la faute à ATT, coupable de cécité. A la clef, un match "nul", en effet - un déni partout. 10. Quel est le risque de contagion ? Tout dépend de ce qu'il adviendra au nord du Mali. Le Niger voisin, où vivent 700 000 hommes bleus, a connu deux rébellions armées dans le Nord, entre 1990 et 1995, puis en 2007-2009. Mais, depuis l'année dernière, le nouveau président, Mahamadou Issoufou, a largement associé les élites touareg au pouvoir. Le Premier ministre, Brigi Rafini, est lui-même de langue tamacheq, et Rhissa ag Boula, l'un des anciens leaders rebelles, est aujourd'hui conseiller à la présidence. Ce dernier a affirmé que l'aventure séparatiste menée par les "frères touareg du Mali" était une voie sans issue. Cependant, certains jeunes ex-combattants pourraient être tentés d'y monnayer leurs services. "Si la force militaire de la Cedeao attaquait l'Azawad, cela susciterait une énorme émotion chez les Touareg des pays voisins, avec des conséquences imprévisibles", estime Pierre Boilley, historien spécialiste des peuples sahariens. Le Niger a renforcé sa présence militaire aux abords de sa frontière avec le Mali. 11. Quid des otages français ? Aqmi et ses satellites détiennent dans le nord-est du Mali 13 otages occidentaux, dont six Français. Quatre d'entre eux, employés d'Areva ou d'une filiale de Vinci, Satom, ont été kidnappés sur le site uranifère d'Arlit (Niger) le 16 septembre 2010 ; deux en novembre 2011 à Hombori, entre Mopti et Gao. A l'Elysée comme au Quai d'Orsay, on considère que leur vie n'est pas plus en péril aujourd'hui qu'hier. En revanche, le chaos ambiant brouille davantage les écrans radars des médiateurs qui s'activent dans l'ombre. "C'est déjà galère d'établir et de maintenir le contact avec des interlocuteurs identifiés, soupire un diplomate. Alors là..." Seuls les plus optimistes arguent que toute redistribution des cartes, si confuse soit-elle, ouvre de nouveaux canaux. De l'aveu d'un haut gradé, le sort des captifs, qui obsède le président français sortant, Nicolas Sarkozy, pèse d'un poids "écrasant" sur la posture adoptée par Paris. Et dicte le serment de ne pas engager un seul soldat dans le bourbier malien. "Les aléas de terrain, concède un initié, menacent moins nos compatriotes que les échéances électorales hexagonales, propices à toutes les surenchères." 12. Quel est le coût humanitaire du chaos malien ? Les principales victimes de la crise sont une nouvelle fois les populations civiles, toutes ethnies confondues. La région, déjà touchée par la sécheresse, se trouve "au bord d'un désastre humanitaire majeur", alerte Amnesty International. Depuis le début des combats, le 17 janvier dernier, au moins 210 000 personnes ont fui leur domicile. Plus de la moitié d'entre elles ont trouvé refuge dans des camps, hors du Mali : 46 000 en Mauritanie, 30 000 en Algérie, 25 000 au Niger et 23 000 au Burkina Faso. Environ 90 000 autres, déplacées à l'intérieur du pays, sont prises au piège. Les réfugiés parvenus à Kidal, Gao et Tombouctou, les trois principales villes du Nord, ont subi les exactions de bandes armées. Des cas d'enlèvements et de viols ont été rapportés à Gao et à Menaka. Des hôpitaux et les entrepôts d'ONG ont été pillés dans ces villes où l'accès à l'eau, aux soins et à la nourriture devient chaque jour plus difficile. D'où l'urgence d'ouvrir des "corridors" humanitaires. Par Vincent Hugeux et Boris Thiolay, publié le 11/04/2012  - L'express.fr  

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Commentaires (25)

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paul
paul 15 ans
VIVE LA JUNTE VIVE LE COUP D ETAT. NE RESTEZ PAS UNIQUEMENT DANS LES CASERNES AYEZ L OEIL SUR LES POLITICIENS DORENAVENT. TOLENCE ZERO!
myma
myma 15 ans
Il faut que la junte revienne sur terre, le coup d'état est venu dans un contexte ou la plus grande partie du peuple malien a salué d'accord, mais de là à nous faire revenir en arrière de 20 ans, on acceptera pas. Sa place c'est aujourd'hui + que jamais au nord ou dans les casernes.
Dans un pays à majorité analphabètes, et où les rares intellectuels n’ont pas la tête sur les épaules, on se retrouve dans une situation pareille, c’est à dire le bicéphalisme! Le CNRDRE n’a plus sa raison d’être pour les raisons suivantes: 1. l’ordre constitutionnel est rétabli 2. c’est un organe illégal puisque n’ayant pas été légalement créé 3. selon la constitution, le rôle des militaires n’est pas la gestion gouvernementale Il revient donc à l’état malien, du moins ce qui en reste, de prendre ses responsabilités et dissoudre le CNRDRE. Et pour calmer les esprits, il faut envoyer Sanogo et sa bande à travers nos différentes représentations diplomatiques (en les nommant ambassadeurs, consul, etc). Il ne faut pas oublier le fait que Sanogo a pris la grosse tête et a peur de retourner au camp et se remettre dans les rangs sous les ordres de ses supérieurs. Pour finir, la mort dans l’âme, je dis que c’est bien fait pour les maliens (j’en suis un et fier de l’être), puisqu’ils en sont encore à acclamer les putschistes et surtout les ovationner comme pour amuser la galerie. Puisse DIEU (loué soit-IL) nous venir en aider et sauver notre Mali.
DINOS
DINOS 15 ans
Il faut que la junte comprenne que la prise du pouvoir par les armes est devolue. On doit plus revenir en arrière après 20 ans democratie. Si ATT a mal geré le pays il repondra auprès de la justice, comme vous avez souligné mais sachez que vous aussi vous avez commis un crime imprestible contre la peuple malien. Par conséquent vous devez être jugé. Sachez que les arguments avancés ne justifient nullement votre coup d'Etat contre le peuple malien. Jeunes soldats, vous n'avez pas la capacité de gerer ce Grand pays dans ce monde complexe. Votre niveau intellectuel et votre parcours sont connus de tous. Laissez le pays rejoindre le concert de la nation. Chaque jour qui passe le Mali perd 50 millards auprès des partenaires. Arretez messieurs les soldats sinon vous allez finir tous mal. Comprennez que le peuple a deja oublié ATT. Il cherche de quoi vivre. Votre comportement risque de compromettre notre survie en ce moment difficile. Sachez que tous les partenaires du Mali ne sont pas prêts à aider le Mali dans immediat à cause de votre betise.
Tecoum 15 ans
Vous vous posez en specialistes de l'histoire du Sahara alors que vous ne faites que deformer et denaturer les faits historiques et meme les faits les plus recents.Vous dites que les touregues sont restes plus de mille ans les maitres de Sahara.Cette declaration est archi-fausse.D'abord ,ce que vous appelez le Sahara n'existait pas. Une grande partie du Sahara etait en ce moment fertile et c'est pourquoi les grands Empires du Mali actuel sont nes la.L'Empire du Ghana couvrait l'Est de Maurtanie et l'Ouest /Nord du Mali.Le ghana,l' An 300 a 1300 pouvait mettre en place une armee de 200,000 combattants dont 40000 archers.L'Empire du Mali l'An 1260-1600, qui a supplante le Ghana incluait les villes de Koumbi Saleh ,de Tombuctou et de Gao et enfin l'Empire Songhai dont la Capitale etait Gao l'An 1375-1591, couvrait presque tout le territoire du Mali actuel, la moitie du Niger, une certaine partie du Nigeria ,du Burkina-Faso,etc C'etait le plus grand Empire sur le plan de l'etendue du territoire. Vous dites que les Djihadistes ont pris le train en marche et ne sont que des Allies de circonstances. Cette declaration est aussi fausse. Oui ! les leaders du MNLA sont les allies directs de Sarkozy .Ils sont venus a l'Elysee negocier le partage du butin mais au massacre d'Aguelhoc que Juppe a salue comme une premiere victoire, on retrouve bien les egorgeurs et eventreurs Djihadistes.La France de Sarkozy doit assumer au moins la responsabilite morale de ce "bordel Francais" Est-ce que vous menacez indirectement le Mali quand vous parlez de possibilites "d'attendats terroristes au coeur de Bamako".Ce que je sais ,c'est que mes compatriotes seront impitoyables envers ces auteurs et leurs Allies. Vous vous demandez si un Senegalais accepterait de mourir pour l'unite du Mali.Du mensonge ,on passe a l'intoxication .Chaque soldat de l'Ecomog saura que l'Afrique de l'Ouest est unanime pour s'opposer a l'envahissement du fanatisme ,de l'intolerance, de la barbarie ,a barrer la route aux ennemis des droits humains, notamment des femmes. Chaque soldat saura que la drogue est un danger mortel pour les adolescents de l'Afrique de l'Ouest et de toute l'Afrique. Chaque soldat de l'Ecomog saura qu'aujourd'hui c'est le Mali en scene ,demain ca pourrait bien etre le tour du Niger ,du Burkina-Faso ou du Senegal. Vous avancez que les bandits du MNLA sont les mieux places pour deloger AQMI des zones desertiques au profit du Mali,de la Mauritanie et de l'Algerie.Vous prenez les Maliens ,les Mauritaniens ,les Algeriens pour des canards sauvages,Ces pays ont armees .Quand ils comprendront le danger que representent tous ces groupements extremistes ils vont s'allier et les mettre en dehors de leurs frontieres. Votre pays continue a faire la promotion du MNLA aupres de plusieurs pays de la region et donc a retarder cette alliance necessaire. La negociation n'a aucune place.Quand des elements armes s'accaparent de la moitie d'un pays comme le Mali ,la negociation entre en jeu seulement quand ils sont desarmes par force ou sont massacres les armes a la main.Vos 500000 Touaregues n'ont aucun cas a defendre.Ils sont minoritaires dans la region.Ils sont incapables de rassembler les autres a cause de leur soit disant esprit de blanc.Ils ne meritent meme pas une certaine autonomie ,surtout pas politique car l'histoire montre qu'ils ne tiennent pas a leur parole, du moins les autonomistes.(Cela est d'ailleurs vrai pour les peulhs, les Sonrhais, les Bambaras,les Soninkes, les Malinkes, etc.)Tous ces groupes ethniques sont fiers d'avoir contibue a l'Histoire du Mali .Je suis sur que les Touaregues y ont aussi contribue.Que leurs historiens se mettent au travail au lieu de rever de construire des villes Touaregues dans le Sahara.Kadhafi moitie Touaregue etait un tres grand batisseur ;les touaregues ont sans doute contribue a la gloire de ces Empires. Un pays comme le pays doit renforcer sa cohesion interne au lieu de se preter a des troubles periodiques pernicieux. Pourquoi la France n'est-elle pas devenue Etat federal avec les problemes de la Corse, du pays basque etc.Le federalisme requiert des citoyens tres eclaires,qui peuvent discerner les problemes regionaux des problemes centraux.Un esprit de respect et de soumission au Gouvernement Central qui travaille pour le bien de tous les Etats Federes, donc un patriotisme sincere et robuste.Elle ne se construit pas sur les bases de traitrise,de trahison,de violation de serment et d'accords. Les pays de l'Afrique devraient demander le support des Etats Unis d'Amerique en ce qui concene certains problemes logistiques tels que transport ,vehicules,armements,les problemes de communications et de renseignement et si possible la couverture aerienne pour detruire ces groupes en deplacement ou en fuite.En effet ,nous assistons a des crimes internationaux :attaques des nations independantes, violation de nos principes fondamentaux de vie, drogues.Sarkozy a fait une faute impardonnable qui meriterait
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