Majorité et opposition attendues sous l’arbre à palabres : Le Peuple a plus besoin de débats contradictoires que de rencontres de salon

21 Déc 2015 - 01:45
Mis à jour: 11 ans
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Majorité et opposition attendues sous l’arbre à palabres : Le Peuple a plus besoin de débats contradictoires que de rencontres de salon
Rencontre hier entre la majorité et opposition : Au nom du Mali
24 ans après l’avènement de la démocratie au Mali le bilan reste toujours mitigé. Si  on peut reconnaitre volontiers qu’un long chemin a été parcouru dans la construction de la démocratie et dans la réalisation des grands projets, force  est de constater que beaucoup restent encore à faire. Parmi les grands chantiers qui restent à consolider, il  y a la nécessité de consolider cette culture de débats démocratiques et républicains sur les grandes questions d’intérêt nationale entre ceux qui gouvernent et ceux qui sont gouvernés. Il n’y a pas de démocratie quand le Peuple est privé de cet exercice élémentaire qui est au fondement de tout bon système démocratique. C’est pourquoi, Le Peuple malien a plus besoin aujourd’hui de débats contradictoires directs et francs que de rencontres de salon. Majorité et Opposition sont donc attendues sous l’arbre à palabres.   Nos autorités en ont-elles conscience ? L’avenir de la Démocratie malienne est à ce prix. Plus d’un an après l’adoption par l’Assemblée Nationale du statut de chef de file de l’Opposition, les lignes semblent enfin bouger. Il y a juste quelques semaines, contre toute attente, la majorité a surpris plus d’un en demandant pour une rare fois à rencontrer l’Opposition pour échanger sur les grandes questions de la Nation. Cette initiative, saluée par l’ensemble des forces vives de la Nation, semble préfigurer une décrispation de l’atmosphère longtemps alourdie entre les deux principaux piliers de notre démocratie. Mais aussi et surtout, elle dénote certainement d’une réelle prise de conscience de la Majorité de son devoir de redevabilité citoyenne et du rôle de l’Opposition dans la consolidation de la Démocratie. Après cette rencontre, qualifiée d’avancée significative dans l’instauration d’un dialogue fécond entre la Majorité et l’Opposition, les adeptes du débat démocratique sont toujours restés  sur leur faim. Le Peuple a plus besoin de débats contradictoires que de rencontres de salon. Finalement, la Majorité serait à saluer si après l’adoption du statut de l’Opposition ainsi que de la reconnaissance officielle de son Chef de file, elle arrivait à ajouter à son arc cette seconde corde du débat démocratique tant attendu. Le pouvoir aura joué son rôle après le vote de près d’un demi milliard de nos francs au Chef de file de l’Opposition au compte de l’année 2016, il permettait un égal accès aux médias d’Etat à l’Opposition afin qu’elle joue pleinement son rôle régalien. Si ces deux gestes sont considérés comme des prouesses politiques du gouvernement, ils n’en demeurent pas moins qu’ils restent insuffisants pour animer véritablement la scène politique. A défaut de ce débat républicain, la scène politique est aujourd’hui envahie par de nouveaux acteurs, principalement par des religieux qui n’ont ni la légitimité encore moins la compétence pour parler d’autres choses que de Dieu et de Morale. Le respect de ces lignes de démarcation est le seul gage pour une paix sociale apaisée. Il est aussi le rempart contre tous ces extrémistes d’un nouvel ordre. Ainsi pour exclure ces nouveaux acteurs, il est nécessaire, voire impérieux, de pérenniser ce genre de rencontre, de consolider ces acquis et de promouvoir de nouvelles perspectives permettant à la classe politique d’avoir une diversité de lecture des événements. Pour ce faire, nous proposons, aujourd’hui comme hier, des débats républicains sur les médias d’Etat, à la télé, la radio et à l’Essor, le quotidien national autour des grandes questions nationales. C’est toujours mieux que de réserver la primeur de nos informations nationales aux médias étrangers.  Vivement le premier débat télévisé entre la Majorité et l’Opposition. En définitive, si le Mali, engagé dans la voie de la démocratisation depuis mars 1991 réussissait cet exploit il conquerrait sa place d’antan de vitrine démocratique de la sous-région. Le Peuple du 26 Mars attend donc impatiemment que nos acteurs politiques toutes tendances confondues jouent pleinement leurs partitions dans la symphonie du Mali démocratique et pluriel au grand bonheur du Mali. Youssouf Sissoko           

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Commentaires (105)

User
Viber
Viber 11 ans
Homme politique maliens, renonçons à nos revendications personnel qui souvent sont à la base de certaines polémiques qui empêche au pays de connaitre des avancements. Il faut que nous comprenions que le président élu agis dans l’intention de servir le pays, apportons lui nos soutiens et nos encouragements pour le bonheur de faire le pays ensemble. Dans une interview accordée à l’Ortm et Africable Télévision, à l’occasion du deuxième anniversaire de son accession au pouvoir le vendredi 4 septembre dernier, le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta a tendu une main fraternelle à l’opposition en l’invitant à venir l'”accompagner dans la mission nationale ” pour faire face aux ” défis colossaux, sécuritaires, qui nécessitent que nous soyons tous là, la main à la pâte ” et “faire du Mali, un pays envié “. Si ces propos d’IBK devaient se traduire dans les faits, ne faudrait-t-il pas alors s’attendre à l’entrée dans la prochaine équipe gouvernementale des deux ténors de l’opposition républicaine, à savoir son chef de file Soumaïla Cissé et le président du PARENA, Tiébilé Dramé. C’est dans l’union que nous pouvons être un Etat fort. Vive le Mali
Fanta
Fanta 11 ans
nul ne viendra bâtir le Mali à notre place !!! Les hommes politiques ont une place importante dans la gestion de ce pays et c’est bien qu’ils prennent conscience de la réalité du pays…
Parisienne
Parisienne 11 ans
Il fallait que cela soit, nous sommes souvent victime des conflits politiques qui font oublier et tarder les difficultés de la nation. Alors que si on se donne les mains et devenir un derrière notre gouvernement, nous pouvons mieux faire.
Un Mali Unis
Un Mali Unis 11 ans
Il est temps quel’opposition et la majorité politique renoncent à leurs désirs personnel qui se traduit souvent en des conflits politique et se tourne envers les problèmes du pays afin de le gérer ensemble, ça c’est une bonne chose, une nouvelle à laquelle nous souhaitons bon vent.
Nike
Nike 11 ans
En tout cas le devoir de la nation nous interpellent tous, comme le disais le président de la république lors de sa rencontre avec l’opposition politique disais ainsi : «Je vais essayer, plus que par le passé, d’être le plus disponible possible vis-à-vis des uns et des autres pour que dans l’échange nous fassions en sorte d’améliorer l’existence de ce pays. Nous avons aujourd’hui des défis colossaux, sécuritaires, qui nécessitent que nous soyons tous là, la main à la pâte…Si dans le parcours, des erreurs sont commises, ce serait mauvais que je n’ouvre pas les oreilles, que je n’écoute pas». «Je serai ouvert et fraternel à tous» Avant de poursuivre : «Je tends la main à mes frères de l’opposition. Il n’y a pas d’opposition contre IBK…Peut-être contre le RPM, mais pas contre moi…Il faut que chacun soit disponible à m’accompagner dans la mission nationale. Moi je suis disponible, je n’ai d’ailleurs pas le choix, pour qu’ensemble nous fassions de ce pays, un pays envié “. S’adressant à la société civile dont les leaders les plus en vue avaient été invités à assister à l’entretien, IBK a souligné : “Il est bon que vous sachiez que ce travail, c’est votre affaire à tous. Je serai ouvert et fraternel à tous les Maliens”.
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