Prorogation de la transition : Les 5 ans de la discorde

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Les autorités maliennes demandent 5 ans de prorogation pour la transition politique. Les Chefs d’Etat de la Cédéao se réunissent ce week-end avec l’Uémoa pour en parler. En entendant, au Mali, le cadre d’échange des partis politiques rejette le délai et compte investir les rues de Bamako pour manifester leur désapprobation. 

C’est à Bamako, demain et devant la Pyramide du Souvenir que l’ensemble des partis politiques et mouvement du cadre d’échanges et la Plateforme-Unis pour le Mali compte débuter leur mouvement de contestation. Il est prévu une marche démocratique.

Mercredi dernier, au siège du Parena, ils ont animé une conférence de presse pour contester la prorogation de la transition et inviter au respect de la Charte de la transition pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Les deux groupements alertent ainsi sur la violation de la Charte de la transition. Pour d’aucuns, la transition prend fin le 27 février et d’autres envisagent un délai plus court. Une année maximum.

A la Cédéao, selon les explications du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, c’est au cours des assises de la Refondation que les Maliens ont  proposé 5 ans comme délai pour la transition à compter de janvier 2022. Selon le chef de la diplomatie malienne, ces 5 ans permettront de rétablir les conditions idoines pour l’organisation des élections et de poser les bases d’un nouveau Mali.

Depuis cette annonce, la Cedeao a décidé d’organiser ce week-end un sommet paritaire avec l’Uemoa.  Toute chose qui ne présage rien de bon. Ce qui est sûr, la décision de la Cedeao sera entérinée par toutes les autres organisations internationales dont l’Union africaine, l’Onu, l’Union européenne, etc.

Koureichy Cissé

 

Commentaires via Facebook :

1 commentaire

  1. Discorde avec qui ? Ou notre pays nous appartient ou ne nous appartient pas !!!
    Si les tripatouilleurs de constitution ne sont pas d’accord, c’est leur problème.
    Et enfin, on n’est pas obligé de rester dans la CEDEAO.

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