Quand Soumeylou Boubeye Maiga règle ses comptes : «Nous ne céderons à aucune forme d’intimidation»

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«L’année 2020 est une année de défi sur le plan électoral». C’est par cette assertion que l’ancien Premier ministre a campé le décor face aux militants de son parti, qui ont pris d’assaut la salle de conférence du Conseil national du patronat, samedi après-midi. Selon lui, en effet, les législatives annoncées avant mai 2020 est une bonne occasion pour les partis politiques, notamment l’Asma-CFP, de jauger la confiance du peuple au parti. «A l’issue de ces joutes, nous devrons être au moins la deuxième force parlementaire», a lancé le président Maïga, en laissant entendre au passage que ce challenge passe par la culture de la confiance en soi, la solidarité et l’entraide entre camarades.  «Depuis la création du parti, on ne s’est jamais trompé d’adversaire, même si nous ne sommes l’adversaire de personne», ajoute le SBM alias «Le Tigre», comme pour rappeler que histoire vient de lui donner raison sur Mohamound Dicko, qui vient de signer sa présence sur l’arène politique.

Et l’orateur de poursuivre en martelant qu’il n’attend un cadeau de personne et qu’il doit tout ce qu’il a obtenu au travail et à la persévérance. Tout en rassurant par ailleurs que «l’Asma-CFP est et restera au service du pays», le président SBM prévient qu’il ne posera aucune pour plaire à  quelqu’un. «On a la nuque raide, on suit notre trajectoire et on ne se laissera pas distraire. Notre force, c’est la confiance en nous », a-t-il déclaré

Poursuivant dans la même lancée et dans le ton décomplexé qui le caractérise, le président de l’Asma-CFP affirme par ailleurs ne jamais nourrir de la haine contre quelqu’un car cela demande, dit-il, une débauche d’énergie. Et l’énergie de l’Asma-CFP est consacrée à la construction et à la persuasion de ses militants et du peuple. «Nous n’avons entamé des actions pour dissoudre aucun parti. Il faut travailler pour que certaines pratiques disparaissent dans notre pays. On est désolé que certains passent leur temps à la médisance…certains se trompent d’adversaire », a-t-il rouspété avant de dérouler le propos suivant : «On n’avancera pas dans la facilité. Nous ferons face à toutes sortes de difficultés et c’est la seule chose dont je suis sûr. Nous ne céderons à aucune forme d’intimidation. On ne peut pas avoir confiance en Dieu et avoir peur de quelqu’un». En associant la déclaration au contexte d’incarcération de son frère pour un malheureux tweet sur le compte de la présidence, il est loisible d’en connaître le destinataire.

Le président a par ailleurs annoncé une très prochaine tournée nationale de l’Asma dans la perspective des législatives. Laquelle devrait contribuer à l’identification de candidats à même de faire gagner le parti. Soumeylou Boubèye Maïga a aussi prévenu les militants que l’exercice qui ne sera pas tâche aisée avant de l’appeler à oublier la notion de «militant de première heure ou de nouvel arrivant.» Il les exhorte à investir le terrain pour ratisser large et faire de la place aux nouveaux arrivants.

 

Amidou Keita

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1 commentaire

  1. Effectivement le temps vient de donner raison a SBM sur l’imam Mahamoud DICKO. Cet homme qui duranf des mois s’est battu comme un diable , organisant des marches , meeting et conferences ne visait que ses propres interets sordides. Contre vents et marrées , il est parvenu a chasser SBM de la primature, en le remplacant par son homme de choix *son fils Boubou CISSE*. Aujourd’hui l’imam DICKO a perdu toute credibilité auprės des maliens qui ont cru naivement a cet homme qui se dit homme de Dieu. Maintenant qu’il est connu des maliens , il ne doit plus se fatiguer pour etre sur le champ politique. Nous savons qu’il est entrain de preparer pas sa propre candidature a l’election presidentielle de 2023, mais bien celle de son fils. Le Dr Boubou CISSE a comme pėre spirituel IBK, il est l’artisan principal de tous les scandales financiers de l’ėre IBK, d’ou son maintien au poste de Ministre de l’Economie et des Finances cumulativement avec ses fonctions de Premier Ministre , Chef du Gouvernement. De toutes les façons, la démarche entreprise par l’imam DICKO restera sans effet. Nous savons desormais que les réligieux sont faux plus que les hommes politiques. Personne ne va plus nous divertir . Malheur a ceux qui profite de leur statut de réligieux pour voler le peuple malien qui a trop souffert des coups bas comme celui que l’imam DICKO vient defaire au peuple martyr du Mali.

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