Réconciliation nationale et Réformes institutionnelles : Soumaila Cissé propose, au préalable, des concertations entre les forces vives de la nation

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Soumaïla Cissé président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD)
Soumaïla Cissé président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD)

C’est du moins, l’une des principales propositions faites au Gouvernement par le président de l’URD, Soumaila Cissé, non moins chef de file de l’opposition. C’était lors de sa traditionnelle cérémonie de présentation de voeux du nouvel an à la presse malienne.
Comme d’habitude, le président de l’URD a, au cours de cette cérémonie de présentation de vœux, fait un tour d’horizon de la situation de la liberté de presse et de la situation sécuritaire, économique et sociopolitique du Mali.

Il a déploré la violation de la liberté de presse qui prend de l’ampleur à travers le monde et au Mali. Une situation marquée par des agressions physiques, des répressions judiciaires, des assassinats et des enlèvements ou disparitions de journalistes.
Selon Reporter Sans Frontières, 80 journalistes ont été tués dans le monde en 2018 dans l’exercice de leur fonction contre 65 décès en 2017. Aussi, 348 journalistes ont été emprisonnés en 2018 contre 326 en 2017.

Le chef de file de l’opposition a rappelé que son parti est prêt à soutenir toutes les initiatives allant dans le sens de la protection des journalistes contre les exactions indignes de notre époque. Il pense qu’au Mali, la protection des journalistes passera, forcément, par la dépénalisation des délits de presse.

Abordant le chapitre de la crise malienne, le chef de file de l’opposition a été, on ne peut plus direct : «les Maliens vivent dans une angoisse permanente, nourrie par une pauvreté indescriptible, une misère sans nom et une insécurité totale».

Pour sortir le Mali dans cette situation, le président de l’URD propose l’organisation de concertations entre les forces vives de la nation. Surtout si l’on veut rétablir la cohésion sociale, réussir les réformes institutionnelle et politique tant attendues et qui se pointent à l’horizon.

«Pour sortir de la crise notre pays a besoin de larges concertations entre toutes les forces vives de la nation. Le dialogue républicain que réclame avec force l’opposition politique doit aboutir à un accord politique permettant le consensus nécessaire sur les réformes institutionnelles et politiques pour une sortie de crise réussie. Le dialogue politique doit être sincère, global, inclusif, interactif, dynamique et transparent. Nous réitérons notre engagement, quelle que soit la forme du dialogue, de prendre les décisions qui vont uniquement dans l’intérêt du Mali, dans le sens de l’avenir du Mali et du bien-être des Maliens », a indiqué Soumaila Cissé.

Il Reste à savoir si ce message du chef de file de l’opposition ne tombera pas, comme toujours, dans l’oreille d’un sourd. Dans la mesure où le gouvernement a déjà enclenché le processus des réformes constitutionnelles en mettant en place un comité d’experts des réformes.

En tout cas, L’URD, aux dires de son président, s’engage à tout donner au présent pour que demain, le Mali vive en paix et que s’ouvre pour nos enfants une belle espérance d’un avenir radieux. Il a conclu en faisant sienne la célèbre phrase d’un écrivain qui dit que «la vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent».

Sidiki Traoré

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1 commentaire

  1. Oui SOUMI vous avez parfaitement raison et c’est que ce pouvoir pseudo-démocratique n’arrive point à comprendre et c’est dommage et très dommage. Ce pouvoir totalement gagné par la médiocrité n’arrive pas à comprendre que la constitution d’un pays ne se touche pas par une seule partie du pays, mais par tout le pays afin d’aboutir sur un résultat accepté de tous. Pourtant tous intellectuels de ce pays, ces politiciens de la majorité présidentielle restent inaudibles eu égard à cette révision de la loi fondamentale du pays, c’est bizarre et très bizarre, nous restons abasourdis face à ce comportement de ces hommes et femmes qui croient que cette tâche ne revient qu’à la majorité présidentielle. Et pourtant ça risque de foirer une fois encore, nous sommes dans cette logique.

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