Rôle des partis politiques dans le renouveau de la gouvernance démocratique : Moussa Mara et Nouhoum Sarr remuent le couteau dans les plaies des partis

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« Rôle des partis politiques dans le renouveau de la gouvernance démocratique » était le thème du premier café politique de l’Institut Néerlandais pour la Démocratie Multipartite (NIMD) du jeudi 02 décembre 2021 à l’hôtel Sheraton. Les invités, Moussa Mara, Nouhoum Sarr, et Me Abdourahamane Ben Mamata Touré ont fait le procès de la démocratie malienne, remué le couteau dans les plaies, tout en invitant les principaux acteurs de la scène politique malienne à changer de fusil d’épaule pour renouer la confiance entre le peuple et les politiques afin de permettre à la démocratie malienne de répondre aux aspirations des Maliens.

30 ans après la chute du régime du dictateur Moussa Traoré, la démocratie tant annoncée pour enfin libérer le peuple malien semble avoir du plomb dans les ailes. L’Institut Néerlandais pour la Démocratie Multipartite (NIMD) a organisé ce café politique dans le cadre du renforcement des connaissances. L’ancien premier ministre, Moussa Mara, a entamé ses propos en pointant du doigt les insuffisances du système politique malien. « Notre système comporte beaucoup d’insuffisances qui doivent êtres corrigées.

Le système de contrôle des finances des partis politiques est aussi très nul ; nous devons faire en sorte que l’argent soit traçable et contrôlable et nous devons tout faire pour que la marchandisation ne soit une règle dans notre démocratie. Je suis pour le financement des partis politiques, mais l’argent doit être traçable, ce qui n’est pas le cas », regrette-t-il. Quant à Nouhoum Sarr, il s’est opposé au financement des partis politiques. Il a jeté l’opprobre sur les pionniers des partis politiques maliens qui, selon lui, sont à la base du chaos auquel nous assistons de nos jours.

Selon lui, il est temps de mettre sur la balance cette démocratie malienne, de la morceler et de peser le côté négatif et positif afin de l’adapter aux aspirations des Maliens, qui semblent dégoutés par le comportement de la classe politique, de la société civile et même de certains leaders religieux qui, jadis, servaient de passerelle et dont les paroles étaient respectées par tous.

L’intervention de Me Touré a porté sur la gestion des contentieux électoraux qui aboutissent le plus souvent à des crises postélectorales. Les panelistes ont passé en revue la démocratie malienne de 1992 à nos jours, tout en faisant ressortir les multiples tares qui ont fait que le citoyen lambda s’est éloigné de la scène politique. Ils ont aussi étalé certaines avancées qui doivent être judicieusement exploitées tout en corrigeant les maux afin de permettre aux Maliens de se sentir dans la peau d’un peuple en phase avec sa classe politique et d’avoir une société civile crédible.

Moussa Samba Diallo

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