Condamné dans uns Affaire de Dette Civile : Le candidat Maguiraga se dit serein et confiant

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Tout en reconnaissant son tort dans l’affaire de dette pour laquelle il vient d’être condamné à 90 jours de prison de contrainte par corps, le candidat du Parti populaire pour le progrès (PPP/Jama jigui) à la présidentielle, trouve que la justice malienne est pourrie et mérite d’être nettoyée à grande eau.rn

« C’est une dette qui date de 1996 avec l’affaire du fichier électoral. Mais je reste serein et je vais régler avec eux », promet le candidat du PPP/Jama-jigui que nous avons rencontré au lendemain de sa condamnation par le juge des référées du Tribunal de première instance de la Commune IV de Bamako.

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Lundi 23 avril 2007, Dr. Madiassa Maguiraga, candidat à l’élection présidentielle du 29 avril a été condamné à 90 jours de prison au motif qu’il doit un peu plus de 2 millions de F CFA à un ingénieur du nom de Bakary Koné, présentement en service Westland International à Sevaré.

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Le candidat du PPP/Jama jigui reconnaît devoir à M. Koné ce montant. Le candidat devait honorer sa dette envers M. Koné, auquel il avait promis un règlement par tranche de 500 000 mensuels, ce qui n’a pas été du goût de M. Koné.

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« C”est une dette qui date de 1996, depuis le fichier électoral », explique Madiassa, qui ne comprend pas l”attitude du débiteur avec qui il avait longtemps travaillé aux USA. « Je ne sais pas ce qui le pousse comme ça ». Et d”ajouter qu”il avait prêté l”argent à M. Koné, mais qu’il l’avait perdu de vue sans pour autant le chanter sur tous les toits. Il soutient avoir établi avec lui un principe de payement par tranche de 500 000 F CFA mensuels, mais Koné, ajoute-t-il, a refusé cette proposition et voulait la totalité de son argent.

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Malgré le verdict du tribunal qui le condamne à 90 jours de prison, le président du PPP/Jama jigi se dit serein et imperturbable. « Ce n”est pas un problème. C”est au procureur de signer, sinon j”ai été en prison à deux reprises », déclare-t-il.

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Selon Dr. Maguiraga ce sera pour lui une occasion en tant que candidat à la présidentielle de parler de justice. « Le système judiciaire est pourri », juge-t-il, avant de poursuivre que ses détracteurs se sont basés sur du faux pour le condamner à la contrainte par corps. « C”est une expression utilisée pour embêter le citoyen », fait-il remarquer Dr. Maguiraga qui estime que ses détracteurs font plutôt un constat de carence.

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Il se dit surpris et affirme ignorer leur motivation. « Chacun croit qu”il va gagner quelque chose ».

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Il s”apprête à rencontrer le procureur en compagnie de son avocat. Pour lui, seul le ministère public peut signer une décision. En attendant, il implore les autorités judiciaires de suspendre la procédure pour au moins 20 jours. Heureusement qu”il n”est affilié à aucun regroupement politique, sinon Dr. Maguiraga aurait pu qualifier l”acte de règlement de comptes politiques.

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Boubacar Diakité Sarr

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