Journée mondiale de lutte contre le VIH – SIDA : Le Mali engagé pour l’élimination de la pandémie à l’horizon 2030

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a célébré, le 1er décembre 2015, la Journée mondiale et le lancement de son mois de lutte contre le VIH – SIDA. En prélude à ces activités, le Secrétariat Exécutif du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA au Mali (SE HCNLS), a organisé à son siège à Hamdallaye ACI, le lundi 30 novembre 2015, une conférence de presse au cours de laquelle Malick Sène a invité tous les Maliens à s’engager davantage, à l’image du Président IBK, afin d’éliminer le VIH - SIDA dans notre pays.

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La décision de célébrer la Journée mondiale de lutte contre le SIDA le 1er décembre a été prise par les Ministres de la Santé de 140 pays lors d’un Sommet mondial tenu à Londres en 1988. L’édition 2015 est placée sous le thème «Dépistage et traitement pour tous».

Pour cette conférence de presse, Malik Sène était accompagné par Mme Thérèse Poirier, Représentante Résidente d’ONUSIDA au Mali, de Bougnagui Traoré, représentant le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique et de Mme Djerma Oumou Diarra, Présidente du Réseau des Personnes vivant avec le SIDA.

Tous ont convenu qu’il fallait inciter les gens à aller se faire dépister, pour que ceux qui sont infectés au VIH puissent suivre le traitement ARV (Anti rétroviral), gratuit dans notre pays. Malick Sène a tout d’abord fait un bref rappel historique du SIDA au Mali, avant de donner les détails de la situation actuelle et les raisons du choix porté sur le Président IBK dans la poursuite du combat contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme.

«Le soutien de SE Ibrahim Boubacar Kéita a été sollicité par le Directeur Général du Fonds Mondial pour le plaidoyer auprès des donateurs et ses pairs africains dans cette lutte. Lors de la 70ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York, SE Ibrahim Boubacar Keita a réaffirmé son engagement total, sans faille, dans la riposte mondiale et la réponse nationale pour l’élimination du VIH – SIDA à l’Horizon 2030», a souligné le Secrétaire Exécutif du HCNLS.

Malick Sène a également déclaré que la stratégie d’accélération de la réponse nationale pour l’élimination à l’horizon 2030 passait par l’intensification des actifs du dépistage. Après 30 ans de lutte contre ce fléau, l’objectif zéro a été décliné en une stratégie d’intervention, les trois fois 90. Il s’agit de 90% de toutes les personnes infectées qui connaissent leur statut sérologique, 90% des personnes diagnostiquées séropositives qui reçoivent un traitement antirétroviral et que le VIH soit indétectable chez 90% des personnes qui reçoivent un traitement ARV.

Le Secrétaire Exécutif du HCNLS a souligné que si l’on parvenait à dédramatiser le VIH – SIDA on arriverait à atteindre l’objectif de l’élimination. C’est pourquoi il a cité une phrase du Président IBK, qui a invité tous les Maliens à considérer les personnes vivant avec le SIDA comme des frères, «un second nous-mêmes». Il a terminé en rappelant que la Campagne nationale 2015 était placée sous le double aspect de la Journée mondiale et du Mois national de lutte contre le SIDA, dont le lancement a eu lieu le mardi 1er décembre au CICB, sous le parrainage du Chef de l’Etat et en présence du Premier ministre, SE Modibo Kéita.

Durant tout le mois de décembre, soit chaque semaine pendant 4 semaines, un thème sera débattu en présence d’un Parrain, jusqu’à la cérémonie de clôture, prévue le 31 décembre au CICB, en présence du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita.

Mohamed Naman Keita

 

Prévention de la Transmission Mère – Enfant (PTME) du VIH au Mali :

Arcad Sida interpelle les autorités pour un engagement fort

L’Association de Recherche, de Communication et d’Accompagnement à Domicile SIDA (ARCAD SIDA) réclame aux autorités maliennes la traduction des engagements politiques en actions concrètes, pour mettre fin à la transmission Mère – Enfant (TME) du VIH au Mali.

Telle est la principale information donnée par le Président d’Arcad Sida, Dr Alou Sylla, à l’occasion du lancement du Mois de décembre, mois de la lutte contre le Sida, organisé en partenariat avec le Réseau Malien des Associations de Personnes Vivant avec le VIH – Sida, représenté par sa Présidente, Mme Djerma Oumou Diarra.

Etait également présente, la représentante de la Fédération Nationale des Collectifs d’Organisation féminines (FENACOF), Mme Sidibé Haby Sow.

Selon le Président d’Arcad-Sida, «nous nous sommes dit avec nos partenaires, qu’il fallait que nous puissions poser les problèmes auxquels nous voulons trouver des solutions et attirer l’attention des autorités».

Le taux de couverture de la PTME au Mali est faible. Le Mali est classé parmi les pays qui n’ont pas pu atteindre les 95% ciblés. Il est à 33%, et cela nous interpelle tous. «C’est pourquoi, nous nous sommes dit que, pour briser la trajectoire de la transmission du VIH, il faut que nous intervenions à ce niveau. Et, pour ce faire, il faut qu’il y ait beaucoup d’activités de promotion du dépistage au niveau des CSCOM, des zones de regroupement, des familles et à tous les niveaux où l’on peut rencontrer les femmes. C’est seulement dans ce cadre que nous pourrons parler d’approche communautaire», a expliqué Dr Sylla.

Il confiera en outre que l’approche médicale seule ne peut plus briser la trajectoire. Il faut y ajouter l’approche communautaire, l’implication du Réseau des Femmes Vivant avec le VIH et celle des associations féminines, qui peuvent du porte à porte pour amener les femmes enceintes à se faire dépister, tout comme les jeunes filles de 13 à 34 ans et toutes les femmes en âge de procréer.

«Il faut se faire dépister tôt pour être bien prise en charge. Cela fera en sorte que les enfants puissent être à l’abri du VIH – Sida», a martelé le Président d’Arcad Sida.

Adama Bamba

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