CRIMES ODIEUX A BAMAKO : Youssouf Diarra, un criminel hors du commun

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            Incroyable mais vrai ! Qui aurait cru qu’un cadavre soit violé. Pourtant, il l’a fait, il s’appelle Youssouf Diarra et est en détention à la police du 3ème arrondissement grâce à la perspicacité de l’équipe du Contrôleur général Moussa Sissoko, commissaire dudit arrondissement. Ayant commis ce forfait sur la saisonnière de Magnambougou, il est devenu un véritable danger pour la société car il assassinera deux autres individus pour subvenir à ses fins.

            La Police, malgré les accusations tout azimut, s’emploie avec ses moyens de bord pour assainir le territoire national des nombreux malfrats. C’est pourquoi, l’inspecteur de police Papa Mambi Kéïta affectueusement appelé l’épervier du mandé sur ordre du chef Sissoko en compagnie des Adjudants chefs Amadou Diarra, Gagny Kanté ; les Adjudants Kabiné Kamissoko, Seydou Coulibaly, Luc Koné et le Sergent Boubacar Camara se sont mis en branle à la poursuite des indélicats, des malfaiteurs et autres dangers de la société.

            L’histoire de Youssouf Diarra et compagnie en est la parfaite illustration. Car bien qu’ayant été conduit à la police le 9 novembre dernier par M. Ibrahim Haïdara, responsable du chantier de l’entreprise Hydo-Elec-Mali à la cité de la solidarité,  Youssouf est l’auteur du vol de câble électrique sur son chantier. Comme le dirait l’autre « Ni yè hakè mèné yé tou la atara béré tikè », la vérité finit toujours par triompher. C’est le cas de ce Youssouf. D’autant plus que le lendemain 10 novembre une source sûre de la police révèle que le même Youssouf serait le meurtre du burkinabé Nati Koka dans la nuit du 19 au 20 octobre dernier, alors gardien de chantier d’un agent de la Douane. Sur ce, les diables du 3ème changent de fusil d’épaule et multiplient les interrogatoires qui feront craquer le criminel. Alors, il avoue les faits et révèle le crime et viol de la saisonnière Bintou Traoré de Sabalibougou, courant 2002.

Comment Youssouf agit ?

            En 2002, tombé amoureux de Bintou, alors malade, il se fait guérisseur. Souffrante, cherchant à se soigner, elle tomba dans le filet du criminel qui l’amena sur le site de l’actuel commissariat du 4ème arrondissement. Après avoir lui donné un médicament à sucer, il chercha à la caresser. A son refus, il l’assassine et la viole. Certainement, après ce forfait il perdit la tête bien qu’il continue à travailler comme gardien.

            Alors, le glas sera sonné le 9 novembre par son arrestation par M. Haïdara. A la police, il craque et dénonce Youssouf Diarrases complices Vieux, Vieux fima et Tidiani Nimaga dit Tidianiba. Ainsi, avoue-t-il, que Tidianiba apprenti chauffeur domicilié à Sotuba et travaillant sur l’axe Boulkassoumbougou-Railda est venu le solliciter sur son site de gardiennage à la cité de solidarité pour qu’ils procèdent aux vols sur ledit site. Car, soutient-il, cette zone n’est pas tellement dans l’œil de la police. Après un refus, il finit par accepter et Nati fut la 1ère victime lorsque ce dernier arrive avec son chargement de ciment et de fer.

N’ayant aucun soupçon, car également gardien, il les approche et prend du thé puis se fait droguer jusqu’à perdre le nord. Lorsque Nati se coucha, les malfrats vinrent lui écrabouiller la tête et s’emparent du ciment, du fer, des brouettes. Alors, avec le forfait ils prennent la route du marché de Médine et sur cette route de Médine ils prennent des roues de brouette sur un autre chantier celui de Madina. Tous ces matériels seront cédés à un certain Moussa Dégoga pour la somme de 36.200 FCFA. Il fallait logiquement s’attendre à un 3ème crime qui se réalise par le gang en ligotant la victime sur un banc et le massacrer pour commettre leur forfait.

            A la date d’aujourd’hui, Youssouf, Tidianiba et Moussa Dégoga se trouvent sous les verrous. Même si Tidianiba continue à nier les faits.     

  

B. DABO

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