Chefs d’état de la Cedeao au Mali : «Nous sommes un peuple débout, résistant et digne. Non, nous ne sommes pas un peuple soumis ou résigné. Je préfère mourir martyr que mourir traître… », dixit l’imam Mahmoud Dicko au sortir de sa rencontre avec les présidents de la CEDEAO.

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Le jeudi dernier, le Mali a été la plaque tournante de cinq chefs d’État de la sous région. Les présidents du Nigeria, du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Niger en compagnie de leurs représentants qui avaient été les premiers à intervenir pour une issue de sortie à la crise sociopolitique du Mali.

En effet, ce jeudi 23 juillet 2020 sera retenu dans l’histoire de l’Afrique. Car, pour une des rares fois, cinq chefs d’État se sont retrouvés au chevet de leur homologue. Arrivés, ils se sont rendus compte que le peuple malien avait vraiment raison de se lever pour sauver le Mali. Car, après avoir écouté le président «imposé» en 2018 contre la volonté du peuple, ils ont tenu à rencontrer les contestataires, la majorité et la société civile. D’où à l’imam Dicko de cracher ses vérités en face des présidents : «Nous sommes un peuple débout, résistant et digne. Non, nous ne sommes pas un peuple soumis ou résigné. Je préfère mourir martyr que mourir traître… ». Et au Dr Choguel Kokala Maïga d’en rajouter en indiquant que le Mali les envie aujourd’hui car chacun d’entre eux a pu réaliser des choses visibles et perceptibles. Mais, après 7 ans de pouvoir d’IBK, le Mali à tendance à disparaitre. Sachant, en toute sincérité, que leur homologue était fautif, ils ont changé de cap en ne décidant de rien. Ce qui prouve que la situation du Mali est très complexe. Et qu’il mérite beaucoup de réflexions et de tacts afin d’éviter une catastrophe. D’où leur décision de se retrouver aujourd’hui lundi 27 juillet 2020 en visioconférence. Dans l’objectif de faire des propositions certainement concrètes et acceptables par tous les protagonistes pour nous sortir de cette crise. Ce qui risque d’être difficile car en quittant Bamako, le président du Niger, président en exercice de la CEDEAO a martelé que la ligne rouge est le non départ d’IBK qu’ils estiment être élu démocratiquement. Ce qui aujourd’hui, ne semble pas être la vision partagée par l’ensemble des Maliens épris de paix. Pourtant, après qu’IBK ait tué des gens avec des balles réelles et jusque dans les mosquées, il est devenu persona non grata.

Alors, la balle est dans le camp de la CEDEAO. En se retrouvant par visioconférence, ils doivent tenir compte de cette réalité, des morts que nous pleurons et des blessés dont d’autres sont encore dans les centres de santé. Sachant que pendant 7 ans de gestion, le Mali est devenu la risée du monde. Notre pays n’a plus de crédit. C’est ce qui a fait qu’ils se sont retrouvés au Mali pour nous secourir mais qu’ils sachent la faire pour nous éviter le pire.

B. DABO

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