Chronique d’une Afrique positive : La fondation Seydou Kane

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“Tout homme reçoit deux sortes d’éducation : l’une qui lui est donnée par les autres, et l’autre, beaucoup plus importante, qu’il se donne à lui-même.” Edward Gibbon.

Certains hommes ont compris et s’appliquent ce précepte pendant que d’autres s’en détournent avec ostentation.

Habituellement, je dénonce les déviances révoltantes de certains Maliens aux plans politiques et économiques. Désormais je voudrais aussi magnifier les actions positives que d’autre Maliens mènent pour le bien de tous. Je ne veux plus renforcer le mal ou le négatif en le désignant systématiquement. Il importe de contrebalancer la dénonciation de comportements ignominieux par ceux qui imposent le respect parce que vertueux. Donc, de dire que des Maliens ayant souvent fait fortune hors du pays sont les antithèses de ces autres Maliens qui voient de la vertu à la captation des deniers publics.

Je le fais d’autant plus que nous assistons à un phénomène étrange consistant à ce que les Maliens investis dans la lutte pour le développement demeurent dans un certain anonymat alors que ceux qui participent à sa descente aux enfers paradent sans modestie.

Alors, il est impérieux de mettre à la lumière et en lumière les actions de ces Maliens qui font des réalisations concrètes et fécondes pour le pays. Ces Maliens dont les actes permettent aussi de donner à nos populations une espérance.

Curieusement la personne dont je vais parler des actions dans ces lignes fait partie de ces Maliens qui doivent leur “bonne fortune” aux activités menées loin du pays natal. La réussite de ces personnes discrètes profite pourtant grandement au pays.

D’après mes sources, un don de la Fondation Seydou Kane à hauteur de 6 millions de francs CFA à l’association Philanthropie vient de permettre l’opération du cœur de deux enfants Maliens en France en cette année 2021.

De la même façon, la Fondation a financé la construction et l’équipement d’un centre de santé de base adapté aux besoins des populations de son village natal vers Nioro du Sahel, à Madina Alahéry.

Dans cette région rude et désertique où la pluie joue à l’arlésienne depuis des lustres, la fondation Seydou Kane a construit un barrage permettant aux paysans d’irriguer leurs champs. Un réseau d’adduction d’eau a également vu le jour grâce aux actions de la Fondation.

Il a compris l’évidence des besoins de base de toute société, l’alimentation et la santé. Sans ces deux socles, tout le reste va à-vau-l’eau.

En plus de ces besoins de base incontournables parce que vitaux, il a pensé à l’école. Il a compris que pour se lancer dans des abstractions entre autres réflexions philosophiques il importe d’abord de s’assurer l’essentiel. Cela explique pourquoi les premiers penseurs étaient issus de l’aristocratie, ils pouvaient s’adonner à ce penchant parce qu’ils n’étaient pas obnubilés par la satisfaction des besoins de base.

Les actions de la fondation n’oublient ni le pays d’origine de ses parents, le Sénégal, ni son pays d’adoption le Gabon, ni la diaspora africaine en Europe, notamment en France.

Il ne s’agit nullement d’actions d’éclat limitées dans le temps et circonstancielles, mais d’un véritable de travail de fond pour et avec les populations.

Le Mali connaît combien de milliardaires qui ont fait fortune à partir de la sueur et sang des Maliens ? Que font-ils de ces fortunes amassées ?

Les personnes qui posent de bonnes actions ne doivent plus rester dans l’ombre : “Le mal en ce monde est bien souvent mieux récompensé que le bien” disait Edme de La Taille de Gaubertin.

Yamadou Traoré

Analyste politique

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