Dédicace du livre du Général Yamoussa Camara : Pourquoi “Présumé coupable, ma part de vérité” ?

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Les Editions Figura ont procédé, le samedi 15 mai dernier, au Mémorial Modibo Kéita, à la cérémonie de présentation et de dédicace du livre “Présumé, coupable, ma part de vérité” du Général Yamoussa Camara. Un livre qui “rétablit l’honneur et la dignité” d’un homme victime d’une cabale sans précédent de la part d’un homme politique.    

La grande salle de conférence du Mémorial Modibo Kéïta a refusé du monde le samedi 15 mai dernier à la faveur de la cérémonie de présentation et de dédicace du livre “Présumé coupable, ma part de vérité” (dans l’affaire des Bérets rouges) du Général Yamoussa Camara, paru cette année (mars 2021) aux éditions Figura dans la collection “Grandes voix de d’Afrique”. Un livre qui défraie la chronique et continue de faire son petit bonhomme de chemin.

Ancien ministre de la Défense pendant la Transition de 2012, le Général Yamoussa Camara avait été accusé par la suite de complicité dans l’affaire dite des “Bérets rouges” et a ainsi passé plus de 7 ans en prison. Mais à travers cet ouvrage l’auteur revient sur cette affaire, tout en rétablissant non seulement la vérité, mais aussi son honneur et sa dignité qui avaient pris un coup suite à des accusations fallacieuses, à l’en croire. Une histoire qui accable l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga.

La promotrice de Figura Editions, Fatoumata Keita, ne tarit pas d’appréciation sur cet ouvrage qui, selon elle, a propulsé sa jeune maison d’éditions au-devant de la scène. Mais elle reconnait aussi que : “C’est un livre qui a un style particulier. Dès la lecture des premières pages, nous avons su qu’on allait publier ce livre parce que d’habitude c’est un comité de lecture qui travaille pendant trois mois sur un livre pour ensuite donner l’aval de le publier. L’aval du comité avait été donné avant la fin de la lecture de ce livre. C’était une aventure à tenter. Nous l’avons tenté et nous n’avons pas regretté”, explique-t-elle.

A en croire l’éditrice, au-delà du contenu et du ton du livre, nous avons besoin de savoir et de méditer sur toutes ces questions essentielles par rapport à la refondation du Mali qui sont traitées dans ce livre. Il s’agit notamment de la question de la distribution de la justice dans notre pays, de la refondation de l’armée.  L’ensemble des recommandations et des suggestions que l’auteur a données au-delà des critiques peuvent contribuer à un nouveau départ pour notre pays.

Alors qu’il n’avait pas l’intention de faire un livre, avec le florilège de textes qu’il écrivait durant sa détention carcérale, le général sera finalement poussé à le faire suite à sa libération sans procès au profit de la Loi d’entente nationale. “Cet ouvrage s’est imposé à moi comme une fatalité. Accusé de complicité dans l’affaire dite Bérets rouges, j’avais pensé que le procès devait me donner l’occasion de me blanchir et d’identifier les vrais responsables de cette tragédie, mais Boubèye Maïga qui fut le maitre d’œuvre de la cabale n’en voulait. La justice, elle utilisa tous les mayens pour trainer la procédure et finit par l’emballer avant de l’abandonner comme un pot-pourri au nom de la Loi d’attente nationale sauf qu’il y avait mon honneur à l’intérieur. Je me devais non seulement de rétablir la vérité, mais aussi de témoigner pour l’histoire en rétablissant les faits que la justice fut incapable de resituer par devoir au nom de la loi et de la dignité humaine. C’est le sens de mon livre “Présumé coupable, ma part de vérité”, explique l’auteur.

A noter que cette rencontre avec l’auteur a été l’occasion pour de nombreux lecteurs du livre d’avoir des échanges fructueux avec le Général, autour de son livre qui continue à trôner sur le record des ventes de livre, en atteignant un niveau jamais encore égalé au Mali.                                                                                          

Youssouf KONE

 

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2 COMMENTAIRES

  1. Quelque chose me dit, qu’en un moment on a voulu mettre tout sur le dos du Gal Yamoussa Camara.
    Je pense qu’il fut une victure plutot qu’un bourreau.
    Comme toujours les vrais bourreaux on n’ose pas les toucher.
    Il y a eu jugement les vrais boureaux sont sortis libres.

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