Destitution du maire de Kadiana : La Transition donne un sens à la bonne gouvernance locale !

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C’est par un décret interministériel en date du 9 novembre dernier que l’information  de la révocation du Maire de la Commune Rurale de Kadiana (Cercle de Kolondiéba) a été divulguée. Il s’agit de Zoumana Sangaré. Cette décision fait suite aux fautes graves commises par cet élu local, contraires aux devoirs de sa charge.

Signé respectivement par le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, du Premier Ministre par intérim, Ministre de l’Administration et de la Décentralisation,  le Colonel Abdoulaye Maïga et celui de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, le décret N°2022-0669/PT-RM du 9 novembre 2022 a mis fin aux fonctions de Maire de la Commune Rurale de Kadiana, Cercle de Kolondiéba, Zoumana Sangaré pour fautes graves contraires aux devoirs de sa charge.

En effet, selon le document officiel qui a fait le tour des réseaux sociaux sur cette affaire, le Maire Sangaré est destitué pour les faits suivants : le non versement des frais d’édilité d’un montant de 8.360.000 de FCFA, le non reversement à la Perception d’un montant de 51.285.000 de FCFA issu de l’indemnisation des infrastructures Communales affectées pour la réalisation de la route Zantiébougou-Kadiana (Frontière ivoirienne), le non reversement d’une partie des fonds reçus de la vente des places du marché aux abords de la route Zantiébougou-Kadiana d’un montant de 820.000 de FCFA ainsi que le retrait et l’affectation irréguliers de parcelles de terrains des particuliers.

Les détails de ces fautes démontrent à plus d’un titre que les ressources financières de certaines localités du pays sont à la disposition souvent d’un seul élu, qui en utilise à sa guise sans crainte ni retenu. Ces types d’élus (à la tête de la plupart de nos communes)  s’enrichissent au détriment des véritables missions des mairies. Ils sont des véritables prédateurs fonciers, à la base de la plupart des litiges fonciers, sources de véritables conflits locaux. Un problème qui reste jusqu’à présent sans solution dans notre pays. C’est pourquoi, la décision de la prorogation de leur mandat n’a été du goût de nombreux Maliens qui prônaient la mise en place des délégations spéciales pour mieux faire l’audit de la gestion de ces élus éternels à la tête des différentes mairies durant cette période de transition.

Cette décision prise par les plus hautes autorités est à saluer et on espère que ça ne sera pas la dernière car la bonne gouvernance doit être un principe à respecter dans le Mali Kura (Nouveau Mali).

Par Mariam Sissoko  

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