Escroquerie, abus de confiance : Bocoum est à près d’1 milliard F CFA !

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Hamadi Samba Bocoum est sur le fil du rasoir depuis son incarcération à la Maison centrale d’arrêt pour escroquerie et abus de confiance de 275 millions de F CFA. La liste des plaignants s’allonge pour environ 1 milliard de dettes non remboursées sur de tiers.

Depuis son séjour carcéral qui date du vendredi 11 décembre 2020, d’autres plaignants se signalent aux parents de Hamadi Samba Bocoum, cadre supérieur à la Bim-Sa. Selon nos sources, une vingtaine de personnes qui sont soit des commerçants au grand marché de Bamako ou exerçant d’autres activités au Mali ou à l’extérieur du pays réclament de l’argent à M. Bocoum. Il s’est endetté entre 100 à 200 millions de F CFA pour certains et jusqu’à 300 millions F CFA avec d’autres. L’ardoise atteint à ce jour la bagatelle de 1 milliard de nos francs.

Pour recouvrer la liberté et faire face aux nombreux plaignants, le banquier et ceux qui se préparent à lui venir en aide sont dans la logique de dédommager de prime abord l’opérateur économique qui l’a amené en prison. M. Bocoum lui a d’abord proposé une maison bâtie à Bamako d’une valeur avant expertise de 35 millions de F CFA, une autre à Koutiala non encore évaluée et une voiture d’occasion 4×4 de 10 millions de F CFA. Ce qui fait pour le moment 45 millions à retrancher des 275 millions de F CFA de créances du seul opérateur économique.

Hamadi Samba Bocoum avait monté une entreprise écran dans le but d’escroquer ses victimes. (Cf. Mali Tribune n° 166 du mardi 15 décembre 2020). Le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune VI l’a placé sous mandat de dépôt sur plainte de l’opérateur économique à qui il avait pris 275 millions de F CFA en novembre dernier. Il avait l’habitude de s’endetter auprès de celui-ci pour des montants compris entre 40 à 50 millions de F CFA qu’il soldait aussitôt. Cette fois-ci il avait demandé et obtenu 275 millions sur la base d’un faux contrat de la Minusma et d’Islamic Relief avec des faux ordres de virements pour le compte de sa société. Il était retourné vingt jours plus tard auprès de son débiteur pour lui dire qu’il ne pouvait pas le rembourser pour la simple raison que l’argent qu’il a pris est “gâté”, qu’il l’a plutôt utilisé à d’autres fins en ce sens que lesdits contrats n’étaient pas de vrais.

 

Abdrahamane Dicko

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