Interdiction de la marche de la société civile: La colère noire de Boureima Allaye TOURE!

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Suite à l’interdiction de leur marche, le président du Conseil National  de la Société Civile (CNSC) Boureima Allaye Touré, a montré son mécontentement à travers une conférence de paresse qui s’est tenue le 2 avril 2019 à la Maison de la presse. Il avait à ses côtés les représentants des associations Ginna Dogon et Tabital Pulaaku.

Prévue le 2 avril, la grande marche de dénonciation de la dégénérescence de la situation sécuritaire dans la région du centre a été formellement interdite par le gouverneur  du district de Bamako, le colonel  Debrekoua Soara,  « pour raison de deuil national ». L’objectif de cette marche, selon le premier responsable de la société civile,  était de montrer leur solidarité  aux familles des victimes tout en dénonçant fermement les évènements  tragiques de Dioura et d’Ogossagou, dont  les principales  victimes ont été  les personnes vulnérables comme les femmes, les enfants et les vielles-personnes. Un autre objectif de la marche était aussi d’interpeler   les plus hautes autorités afin qu’elles prennent urgemment des mesures spécifiques afin d’assurer leur mission régalienne de sécurisation de la  population et de leurs biens   en général et celle des régions du nord et du centre en particulier. Monsieur Touré a signalé avoir adressé une correspondance indiquant le patriotisme et la non-violence de la marche au gouvernorat du District bien avant le jour de la marche. Ce n’est pas tout, il a également signalé avoir démarché le ministère de la Sécurité et de la Protection civile qui était d’accord avec une manifestation non violente. Selon le président Touré, c’est  dans cette même logique  de non-violence qu’un comité d’experts avait été mis en place pour éviter tout débordement de la manifestation. Avec tout ce dispositif mis en place, le président du Conseil National de la Société Civile dira que cette interdiction est une violation flagrante du droit à la manifestation prônée  par la constitution 25 février 1992.  Les organisateurs ont déclaré en fin  que cet argument d’insécurité cité  par le gouvernorat n’était pas suffisant pour annuler une  marche pacifique  avant de  conclure qu’ils ont décidé de sursoir à la marche uniquement  pour le respect de la légalité et par patriotisme.

Lassi Sanou

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