Affaire Bim-Sa-Cafe Broadway : Escroqué et trahi par la Banque, l’heure de vérité a sonné

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Au Mali, nous avons l’art de pointer du doigt nos concitoyens expatriés pour leur refus d’investir dans le pays sans chercher souvent à comprendre le pourquoi de ce choix. Mais, ce risque, les frères Diop (Les propriétaires des Cafés Broadway) l’ont pris en décidant de se lancer, en 2003, dans la réalisation d’un projet digne des décennies d’expérience hors du Mali : La restauration.

De New York, où il menait une vie épanouie en termes de travail, de famille et d’amis, Mamadou Diop a décidé de rentrer au pays pour investir dans la restauration, un secteur qu’il connaît et maitrise plus que quiconque.

Du Babemba à l’Hippodrome jusqu’aux emplacements actuels, la réalisation du Café Broadway a fait son petit bout de chemin et encré dans les habitudes des jeunes de la capitale.

Comment peut-on financer une structure à hauteur des centaines de millions de CFA et chercher à la démolir et précipiter une centaine de travailleurs (directs) dans la rue et des milliers (indirects) pour des intérêts d’individuels égoïstes purs et simples ? Seuls des cadres véreux de la BIM-SA ont la réponse à cette question.

Le feuilleton BIM-SA-Café Broadway méritait d’être conté ailleurs que devant des tribunaux et le pire est que ce sont des maliens qui aident à pourrir une situation courante en matière de crédit même si les dessous du dossier sont loin des normes en la matière.

En effet, séduisant le projet innovant avait besoin dans sa croissance de financement. C’est ainsi que la BIM-SA et le Café Broadway se retrouvent pour sceller un partenariat. Entre espoir et chantage, le financement demandé par le Café Broadway tourne simplement à l’arnaque et l’escroquerie.

La Banque et ses hommes vont imposer un vrai chantage au Café Broadway en pleine course vers la réalisation de ce projet géant à Quinzambougou et aujourd’hui à Badalabougou.

Un vrai calvaire, car les cadres véreux de la Banque soutireront de gros sous au moment ou les frères Diop étaient dans une position de non retour. Une fois leur combine faite, bonjour les pressions sans freins malgré les tentatives de dialogue et des promesses violées. Conséquence, aujourd’hui la BIM-SA et Café Broadway sont devant les juges. La requête en annulation de la décision d’adjudication  du 31 Octobre a été introduite par Café Broadway et le verdict est attendu, le matin du 21 Novembre, au tribunal de la Commune V.

L’escroquerie à grande échelle à la BIM-SA ne touche pas que Café Broadway. Nous vous livrerons très bientôt un dossier qui démontre les escroqueries dune structure bancaire violant les textes de la BCEAO et des institutions financières.

Mais l’acharnement contre Broadway et ses fondateurs, mérite interrogation et réflexion. On dit que l’argent n’aime pas le bruit, et pourtant à la BIM-SA, on a fait du bruit autour de l’argent prêté dans la triche, l’escroquerie, le viol des règles en la matière. Les auteurs de ses actes sont bien vivants et occupent des postes stratégiques comme pour narguer leurs victimes, ils les traquent, les menacent…

Les documents et informations que nous possédons donnent la nausée et ne font honneur ni aux auteurs ni à leurs employeurs supposés être des ambassadeurs de la finance africaine.

Nous y reviendrons.

Abdoulaye TRAORE

 

 

 

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3 COMMENTAIRES

  1. votre article va dans le même sens que les actes supposés des agents de la BIM-SA: menace, chantage.

  2. Je suis toujours étonné par ce type d’article. Un prêt est un prêt, et je suis sûr que les frères Diop n’ont pas été contraint à signer les documents de prêt. Quand tu empruntes, tu rembourse. Les frères Diop ont vu trop grand et n’ont pas investi l’argent emprunté.
    La banque est dans son bon droit de réclamer ses sous

  3. Si il paye pas le 20 % des banquiers ils vont démolir leur projet c’est des banquiers mafia il n’y a pas de règle à la Bim tu payer les commissions et t’as les crédits

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